L'Odyssée de l'African Queen

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L'Odyssée de l'African Queen

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Titre québécois La Reine africaine
Titre original The African Queen
Réalisation John Huston
Scénario John Huston
James Agee d'après le roman de C. S. Forester
Acteurs principaux
Sociétés de production Horizon Pictures
Romulus Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Film d'aventures
Sortie 1951
Durée 105 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bande annonce du film en anglais

L'Odyssée de l'African Queen (The African Queen) est un film anglo-américain[1] réalisé par John Huston et sorti en 1951, d'après le roman éponyme de C.S. Forester avec un duo d'interprètes principaux de premier plan : Humphrey Bogart et Katharine Hepburn. Grâce à l'interprétation de son personnage de Charlie Allnutt dans ce film, Humphrey Bogart remporte cette année-là l'Oscar du meilleur acteur. Katharine Hepburn fut seulement nominée, mais non oscarisée[2].

L'Odyssée de l'African Queen a été sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique » en 1994.

Résumé[modifier | modifier le code]

C'est l'histoire d'un homme et d'une femme de caractères opposés, lui fruste et bourru, elle délicate et un peu coincée, qui se rencontrent à l'occasion de la guerre, vivent une histoire très forte, apprennent à s'apprécier et finissent par s'aimer.

Robert Morley et Katharine Hepburn jouent les rôles de Samuel et Rose Sayer, frère et sœur missionnaires méthodistes britanniques dans le village reculé de Kungdu en Afrique orientale allemande (aujourd'hui l'essentiel de la Tanzanie) au début de la Première Guerre mondiale en août-septembre 1914. Samuel Sayer est le pasteur d'une congrégation anglicane. Il est secondé par sa soeur Rose, quadragénaire et célibataire. Leur seul contact avec l'Empire britannique est le passage régulier de Charlie Allnutt (joué par Humphrey Bogart), un baroudeur canadien. Il fait le coursier avec son bateau l'African Queen sur la rivière pour le compte d'une exploitation minière belge. Samuel et Rose tolèrent assez mal son attitude fruste et parfois grossière.

The African Queen, Bogart.jpg

Charlie vient les avertir que la guerre a éclaté entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Les Sayers choisissent de rester, mais c'est pour assister à l'arrivée des Allemands qui réquisitionnent les indigènes et brûlent le village. Samuel proteste, mais il est frappé par un soldat allemand. Après le départ des soldats, Samuel est atteint de fièvre et meurt. Charlie revient peu après. Il aide Rose à enterrer son frère, et ils partent ensemble sur l'African Queen.

Charlie indique à Rose que les Allemands disposent d'une canonnière, le Louisa, qui patrouille sur un grand lac en aval, et empêche toute contre-attaque britannique. Rose veut convertir l'African Queen en torpilleur pour couler le Louisa. Charlie fait observer que la navigation sur la rivière Ulanga (en) serait suicidaire, car il faut passer au pied d'un fort allemand et franchir trois séries de rapides dangereux. Mais Rose insiste et obtient gain de cause.

Charlie espérait que Rose se découragerait au premier obstacle, mais elle reste confiante et rappelle à Charlie qu'il a promis d'aller au bout du plan établi. La première série de rapides s'avère assez facile, ils la franchissent en embarquant un minimum d'eau. Rose et Charlie tentent ensuite de se camoufler pour passer devant le fort allemand, mais les soldats leur tirent dessus, tirant deux balles dans un tuyau de sortie de la chaudière, ce qui fait tomber la pression et arrête le bateau. Charlie réalise une réparation de fortune avant d'entrer dans la deuxième série de rapides. Le bateau roule et tangue follement dans les rapides, il embarque beaucoup d'eau et le taud est détruit.

Tout à la célébration d'avoir franchi les rapides Charlie et Rose tombent dans les bras l'un de l'autre. Génés, ils se séparent un instant, mais finalement reconnaissent leur relation amoureuse. Le couple décide de s'arrêter pour vidanger le bateau et charger du bois destiné à alimenter la chaudière. De retour sur le fleuve, Charlie et Rose regardent les crocodiles sur la rive, lorsqu'ils entrent dans la troisième série de rapides. Il y a un grand bruit métallique quand le bateau franchit les chutes. Ils abordent sur la rive pour examiner les dégâts. Charlie plonge sous le bateau pour trouver l'arbre d'hélice tordu et une pale arrachée. Heureusement, avec ses compétences et les suggestions de Rose, il parvient à redresser l'arbre et souder une nouvelle lame à l'hélice.

The African Queen, Hepburn2.jpg

Tout semble perdu lorsque Charlie et Rose se perdent et que le bateau s'enlise dans la boue au milieu de roseaux près de l'embouchure de la rivière. Charlie essaie de tirer le bateau, mais il est couvert de sangsues et échoue. Sans vivres et sans eau potable, Charlie frappé par la fièvre, ils pensent qu'ils n'ont aucun espoir de survie. Avant d'aller dormir, Rose prie qu'elle et Charlie soient admis au Paradis. Pendant qu'ils dorment épuisés, de fortes pluies font s'élever le niveau de la rivière et permettent à l'African Queen de flotter de nouveau. Ils atteignent le lac qui était tout près et évitent de peu d'être repérés par le Louisa.

Pendant la nuit, ils convertissent des réservoirs d'oxygène en torpilles avec de la gélinite et des détonateurs improvisés avec des clous et des percuteurs à base de cartouches de fusil. Ils attachent les torpilles sur la coque de l'African Queen. Profitant d'une tempête, ils poussent le bateau dans le lac avec l'intention de percuter le Louisa. Malheureusement, les fixations des torpilles lachent et l'eau envahit le bateau qui sombre.

Charlie est capturé et emmené à bord du Louisa, où il est interrogé par le capitaine. Pensant que Rose s'est noyée, il ne se défend pas contre les accusations d'espionnage et il est condamné à mort par pendaison. Cependant, Rose est capturée elle aussi. Charlie prétend ne pas la connaître pour la protéger. Mais Rose avoue fièrement le rôle qu'elle a joué. Le capitaine la condamne aussi à mort pour espionnage. Charlie demande au capitaine de les marier avant l'exécution. Après une brève cérémonie de mariage, les Allemands se préparent à pendre le couple, quand une explosion soudaine retentit. Le Louisa a heurté la coque renversée de l'African Queen et fait exploser les torpilles. Le Louisa coule. Le plan de Rose a réussi, même si c'est de justesse. Le couple nouvellement marié rejoint la rive à la nage et la sécurité du Kenya.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Les scènes dans lesquelles Bogart et Hepburn sont dans l'eau ont été tournées en studio en Angleterre. La plupart des autres scènes ont été tournées en Afrique centrale, notamment autour de Kisangani[4],[5], où s'est installée l'équipe de tournage et les acteurs, ce qui causa de nombreuses difficultés à ces derniers.
  • Pour lutter contre la malaria et la dysenterie, John Huston et Humphrey Bogart consommaient de nombreuses bouteilles de whisky[6].
  • Le bateau, l'African Queen, a été construit pour les besoins du film à Lytham St Annes (en), en Angleterre.
  • Le bateau Le Liemba, qui a été la « doublure » de La Reine africaine, a été acheté par un fan de Bogart et amarré sur le lac Tanganyika (« The boat that stood in for the African Queen, the Liemba, was purchased by a Bogart fan and brought from its mooring in Lake Tanganyike, Africa. »)[1],[7].
  • Le livre et le film ont été pour partie inspirés de faits réels, et notamment de la bataille du Lac Tanganyika (Article en anglais) et des exploits de Geoffrey Spicer-Simson (Article en anglais).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Monthly Film Bulletin, no 217
  • (en) Sight and Sound, avril-juin 1952, p. 172
  • Positif, no 3, juillet-août 1952
  • Katharine Hepburn (trad. Béatrice Vierne), African Queen ou Comment je suis allée en Afrique avec Bogart, Bacall et Huston et faillis perdre la raison [« The Making of The African Queen or How I Went to Africa with Bogart, Bacall and Huston and Almost Lost My Mind »], Paris, Éditions Flammarion, coll. « Cinémas »,‎ mai 1988, broché, 13,6 cm x 22 cm, 176 p. (ISBN 2-08-211401-5)Document utilisé pour la rédaction de l’articleDédicace de l'auteur : « À ma mère et à mon père » — Éditeur américain d'origine : Alfred A. Knopf, New York (1987) — Édition illustrée (cartographie africaine par David Lindroth et photos noir et blanc prises durant le tournage)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : TCM db États-Unis.
  2. (en) « Emmanuel Levy Cinema, The African Queen (1951) »
  3. Ou « Worton Hall ». Source : TCM db États-Unis.
  4. Patrick Deville, Equatoria, 2009.
  5. Stephen Smith, Le fleuve Congo, Actes Sud,‎ sept. 2003 (ISBN 2742743626), p.75-76
  6. Pierre Tchernia, Jean-Claude Romer, 80 grands succès du cinéma d'aventures, Edition Casterman, 1988, ISBN 2-203-29804-9
  7. Traduction libre