L'Obélisque noir

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L'Obélisque noir (allemand : Der schwarze Obelisk) est un roman écrit en 1956 par l'écrivain allemand Erich Maria Remarque (1898 - 1970). Ce roman décrit l'atmosphère en Allemagne, aux environs de 1923, dans le contexte de l'Hyperinflation de la République de Weimar et de la Légende du coup de poignard dans le dos.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ludwig, le personnage principal, est un vétéran de la première Guerre mondiale. Il rêve d'être poète, mais, pour gagner sa vie, il travaille dans une petite société qui vend des stèles funéraires, la firme «Henry Kroll et fils, monuments funéraires»[1]. Ludwig est aussi l'un des musiciens dans un asile d'aliénés.

On voit de jeunes voyous accuser les anciens combattants d'être des lâches qui ont provoqué la défaite de l'Allemagne ; ces jeunes voyous cherchent à tabasser d'anciens combattants. Ceux-ci ne se laissent pas faire et forcent les voyous à reculer. On voit un invalide de guerre utiliser sa prothèse pour taper sur les jeunes voyous.

On voit aussi l'antisémitisme en Allemagne. Sur les monuments aux morts, certains refusent de mettre le nom des juifs, prétextant qu'ils sont sans doute mort lâchement. A la rigueur, on les met au bas des listes, là où les chiens urinent.

On voit un mari parier une grosse somme sur le fait que sa femme pourra arracher un clou avec son sphincter anal. Il montre à l'autre parieur que le clou est bien enfoncé (il en profite discrètement pour desserrer le clou). Son épouse suspecte son mari (avec raison) d'être infidèle, et elle fait semblant de n'arriver à rien. Un ami de l'époux, qui a parié avec lui, réussit en la flattant à la convaincre qu'il n'a pas été infidèle. Elle réussit alors à arracher le clou, ce qui permet au mari de gagner beaucoup d'argent.

Ludwig aide une femme qui est internée dans l'asile d'aliénés ; à la fin du livre, elle guérit et est secourue par sa famille, mais elle a tout oublié : elle ne se souvient plus de Ludwig ; poliment, elle le félicite de ses qualités de musicien, alors qu'il était son plus proche confident et qu'ils ne parlaient jamais de musique

À la fin du livre, il apparaît une nouvelle monnaie, qui semble résoudre les problèmes d'hyperinflation.

Le titre du livre[modifier | modifier le code]

L'obélisque noir est le nom d'une stèle funéraire tarabiscotée et invendable. Ludwig et ses collègues ne tentent même plus de la vendre. Fritzi la «jument de fer»[1] était la prostituée la plus appréciée du bordel du coin. Elle meurt de façon impromptue. Ses collègues du lupanar lui achètent cette stèle funéraire tarabiscotée.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bande dessinée se déroulant dans le même contexte, dans la République de Weimar de 1923. Cet album fait partie de la série Louis la Guigne de Frank Giroud

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Résumé de "l'obélisque noir" sur le site librairie compagnie