Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel

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Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel

alt=Description de l'image INSTITUT REGIONAL DU CINEMA ET DE L'AUDIOVISUEL (IRCA).jpg.
Création 2 juillet 1992
Forme juridique association loi 1901
Siège social Drapeau de France Bastia (France)
Direction Magà Ettori
Activité audiovisuel, cinéma

L’Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel (IRCA) est un organisme indépendant appliquant une politique d’appui à la formation, la production, et la distribution audiovisuelle et cinématographique dans la région Corse.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Institut Régional du Cinéma et de l'Audiovisuel (IRCA) est créé à Ajaccio en 1990, par le cinéaste Magà Ettori. La structure compte au départ une galerie d'art contemporain (San Ruchellu), une revue culturelle (Intelligenza), et un espace de formation. Magà Ettori obtient avec ce projet le Défi Jeunes du ministère de la Jeunesse et des Sports. La galerie San Ruchellu qui deviendra en 2007 L'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel Corse présentent des œuvres expérimentales de jeunes vidéastes. Pour assurer la promotion de ces artistes permanents, Magà Ettori rédige en 1992 la Charte des artistes citoyens du monde et fonde Corsica Cinéma dont l'objectif est le développement de la filière audiovisuelle-cinéma dans la région corse.

Entre 1992 et 2009, l'IRCA organise des dizaines de formations, conférences, débats, Masterclass, ateliers et rencontres qui touchent au cinéma et à la diversité culturelle, dont deux colloques au Sénat sous l'égide du Ministère de la Culture et de la Communication et de la Collectivité Territoriale de Corse : ''Paoli, un homme des lumières'' (2007). L'IRCA est régulièrement invité dans des manifestations et festivals (50 Giorni di Cinema Internazionale a Firenze, Festival de Cannes, Marseille capitale Européenne de la Culture, ... ).

Colloque de l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel au Sénat (Palais du Luxembourg).

En janvier 2009 l'IRCA organise au Sénat (palais du Luxembourg) un colloque intitulé Ella aurait eu 100 ans. Ce jour là sous la direction de Jean-Marie Colombani et de Magà Ettori débattent Jean-Claude Casanova, Charles Napoléon, Charles Henri Filippi, Michel Vergé Franceschi, Hélène Luc, Yves et Noëlle Duteil…). Robin Renucci fait une lecture et Yves Duteil interprète Maquisardes en hommage à Danielle Casanova[1].

L'IRCA organise en avril 2010 une rencontre à la Maison de l'UNESCO intitulée Diversité culturelle et 7e art, sous l'égide du Conseil international du cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle (CICT) avec le soutien de la Cinémathèque française et du Conseil audiovisuel mondial pour les études et les réalisations sur l'art (CAMERA). Magà Ettori anime un débat où sont évoqués la place du Maghreb, de la Corse, de la Chine, et de l'Arménie dans le cinéma français. Trois membres du comité de parrainage de l'IRCA participent à ces rencontres : Jean-Michel Arnold (président du CICT, secrétaire général de la Cinémathèque française), Robert Kechichian (réalisateur, comédien) et Mouloud Mimoun (Maghreb des films, critique).

Signature de la Charte Ciné Corsica lors de 20 ans de l'IRCA

En juillet 2011, l'IRCA élabore le programme Ciné Corsica pour le développement du cinéma néo contemporain. Quarante trois sociétés et structures associatives sont signataires du programme. Magà Ettori est élu, la même année Conseiller cinéma auprès du Conseil Économique Social et Culturel.

En octobre 2011, L'IRCA est l'invité d'honneur d'INSULAE pour évoquer le cinéma corse néo contemporain dans le cadre du Festival 50 Giorni di Cinema Internazionale a Firenze[2]. L'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel présente à cette occasion six films se réclamant du cinéma néo contemporain. I Tercani, film en langue corse réalisé par Magà Ettori, clôture ces rencontres autour du cinéma émergent.

Décembre 2011 l'IRCA organise à Ajaccio, Bastia, Corte, Furiani, Marignana, et Paris Les Premières Rencontres du cinéma corse néo contemporain[3].

À l'occasion du vingtième anniversaire de l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel Corse est signée à Antisanti (Haute-Corse) la charte Ciné Corsica[4],[5].

Diversité culturelle[modifier | modifier le code]

Par adhésion en février 2011, à la Fondation Anna Lindh, l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel corse, participe au dialogue interculturel au cœur de la Méditerranée. Dans ce cadre et à l'occasion du Festival international de la diversité culturelle, l'IRCA présente à la Maison de l'UNESCO une table ronde sur la diversité culturelle dans le 7e art [1].

L'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel corse est membre du réseau français de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures.

Dans le cadre de « Marseille, capitale européenne 2013 », l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel corse est invité au Forum Anna Lindh.

Le Jour le plus court en Corse[modifier | modifier le code]

Le Centre national de la cinématographie a organisé en 2011 le Jour le plus court sous l'égide du ministère de la Culture et de la Communication et coordonné en Corse par l'Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel.

L'objectif du Jour le plus court est de montrer la richesse du film court sous toutes ses formes, partout et sur tous les écrans, de la salle de cinéma jusqu’à la tablette numérique, de la télévision à internet. L'IRCA fut le seul organisme participant à la manifestation lors de sa première édition. Il organise des projections à Bastia, Corte, Furiani et Paris. L'année suivante, dans le cadre du développement de son réseau en région, le Centre national de la cinématographie confie à l'IRCA la coordination régionale[6]. Ainsi, pour la seconde édition, quarante-quatre projections ont eu lieu sur l'ensemble du territoire insulaire[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]