L'Infante Marguerite en bleu

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L'Infante Marguerite en bleu
Image illustrative de l'article L'Infante Marguerite en bleu
Artiste Diego Vélasquez
Date 1659
Type Baroque
Technique Huile sur toile
Dimensions (H × L) 127 × 107 cm
Localisation Musée d'histoire de l'art de Vienne, Vienne (Autriche)

L'infante Marguerite en bleu, est une huile sur toile peinte en 1659 par Diego Vélasquez et conservée au Musée d'histoire de l'art de Vienne (Autriche)

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est l'un des nombreux portraits de cour que peignit Vélasquez. Il avait peint à d'autres occasions Marguerite Thérèse d'Espagne qui se maria à quinze ans à son oncle Léopold Ier de Habsbourg, empereur d'Autriche. La jeune infante paraît également dans d'autres toiles : Les Ménines (1656) et l'Infante Marguerite (1659). Ces toiles montrent les diverses étapes de sa croissance, de son enfance à son adolescence, et c'était au travers d'eux que Léopold Ier s'informait de celle qui lui avait été promise.

Le musée d'histoire de l'art de Vienne conserve d'autres toiles importantes de Vélaquez : L'Infante Marie-Thérèse d'Autriche et le Portrait de l'Infant Philippe Prosper. Cependant, cette toile est probablement la meilleure des trois.

Vélasquez emploie sur cette toile la technique des coups de pinceaux isolés qui provoquent des effets lumineux. Réalisé un an avant la mort du peintre, le style atteint ici son apogée avec de larges taches de couleurs vives qui produisent presque un effet impressionniste de sorte que l'observateur doit se tenir à distance pour avoir une vue d'ensemble de l’œuvre[1].

L'infante, ici à huit ans, a un visage sérieux et une expression peu avenante, peut-être par timidité, comme le montre le rouge de ses joues. Les cheveux sont tenus avec des feuilles d'une couronne de laurier. Elle tend les bras pour maintenir avec grâce son vêtement ; une main soutient une pelisse marron. Elle est vêtue d'un costume bleu sombre argenté, avec des galons d'or et une grosse chaîne ou bande dorée sur la poitrine. Les scintillements métalliques du vêtement augmentent la luminosité de l'œuvre. Le fond est sombre avec quelques objets esquissés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cirlot, L. (dir.), Kunsthistorisches, Col. «Museos del Mundo», Tomo 11, Espasa, 2007. ISBN 978-84-674-3814-7, pág. 177
  • Monreal, L., Grandes Museos, Vol. 2, Planeta, 1975. ISBN 84-320-0460-X (œuvre complète)
  • Olivar, M., Cien obras maestras de la pintura, Biblioteca Básica Salvat, 1971. ISBN 84-345-7215-X

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étiquette décrivant la toile exposée au Kunsthistorisches Museum