L'Incorrigible

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L'Incorrigible

Description de cette image, également commentée ci-après

Bibliothèque de Senlis, le musée dans le film.

Réalisation Philippe de Broca
Scénario Philippe de Broca
Michel Audiard
Acteurs principaux
Sociétés de production Simar Films
Mondex et Cie
Les Films Ariane
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 1975
Durée 95 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Incorrigible est un film français réalisé par Philippe de Broca, sorti en 1975, d'après le roman Ah… mon pote ! d'Alex Varoux.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Victor Vauthier, un voyou sympathique et ne se laissant pas désarçonner par les imprudences auxquelles le conduit sa mythomanie, sort de prison, à la grande tristesse de ses gardiens, qui s'étaient attachés à lui, durant les trois mois de son incarcération. Il recommence immédiatement la série de ses vols et escroqueries. Cependant, il doit composer avec Marie-Charlotte Pontalec, déléguée permanente d'assistance post-pénale nommée par le juge d'application des peines. Victor et Marie-Charlotte ne tardent pas à éprouver une attirance réciproque, ce qui n'empêche pas Victor de chercher, à l'instigation de son oncle Camille, son père spirituel, à profiter de sa proximité avec Marie-Charlotte pour dérober un triptyque signé du Greco, après l'avoir vu au musée de Senlis, dont le père de Marie-Charlotte est conservateur. Mais la jeune femme finira par découvrir la vérité et le plus filou ne sera pas forcément celui auquel on pense de prime abord...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Box-office : 2 572 500 entrées en France, dont 921 290 entrées sur Paris-banlieue[1].

À Senlis, l'ancien séminaire (l'actuelle bibliothèque) a servi de lieu de tournage en tant que musée (fictif)[2] de la ville, certaines scènes ont aussi été tournées à la cathédrale de la ville. Entre autres lieux de tournage, on trouve par exemple la prison de la Santé à Paris, l'aéroport d'Orly ou encore la baie du mont Saint-Michel.

Les dialogues d'Audiard, dans les bouches de Belmondo et de Guiomar, prennent un sel remarquable :

« J'absoudrais un étranger de me sortir un tel sophisme. Mais toi, toi le compagnon de l'ermite, le témoin du sage, toi qui aurait pu être mon disciple, si tu n'étais pas que fantasmes et courants d'air... » (Camille à Victor)
« Freddy, Mauricette, Totor, Juju, tes relations sont à l'image de ta vie - navrantes et vaines. Voilà vingt ans que tu te gaspilles entre les hippodromes et les alcôves, tu abolis le temps. Faut s'emmerder, Victor, si on veut faire durer le temps. Moi je peux me regarder des heures dans la glace, je dégage un ennui épouvantable, le teint cireux, les dents jaunes, l'œil glauque... Ajoute à ça des bourdonnements d'oreille, et un grand chagrin d'amour, crois moi ça fait les heures longues. Toi tu n'oses même pas te regarder puisque tu es gai, donc frivole, donc inconséquent. Victor tu es une bulle, ta vie court comme une eau vive... Faut dire que la mienne fuit comme un vieux robinet. La semaine prochaine, j’avancerais mes barrières. Peut-être bientôt, n’en aurai-je plus besoin, ayant rejoint la sagesse absolue, l’immobilité totale, là, dans ce fauteuil, ramassé sur moi-même, dense comme un œuf. » (Camille à Victor)
« Tu es fait pour la pourpre et les alexandrins, moi pour les shampouineuses et les pinces à vélo. » (Victor à Camille)
« Je suis de la race de ceux qui rient sous les supplices. » (Victor à Camille)
« Cette petite Marie-Charlotte est ce qu'on a eu de mieux depuis Hélène Dupont-Moreau. » (Camille à Victor)
« Enfin, Raoul ! tu peux m'imaginer dans un dîner ! chemise à jabot, pantalon à soutache, la taille prise au milieu des plantes vertes, les femmes s'esclaffant sous mes saillies, les hommes, eux-mêmes ! pris sous le charme. » (Victor à Raoul)

Le personnage joué, dans deux séquences successives, par Élizabeth Teissier — dont la carrière d'astrologue a connu une notoriété publique à partir de 1975 —, porte le prénom de Sibylle, nom donné dans l'Antiquité aux prophétesses ou devineresses délivrant des oracles et, par extension, aux femmes se livrant à des prédictions.

Il y a une incohérence géographique dans le film. Chaque fois que Victor rentre à pied de Paris vers la banlieue où il habite avec Camille, il passe devant le CNIT de la Défense donnant l'impression qu'ils habitent dans la banlieue ouest. Cette impression est appuyée par un élément de dialogue, lorsque Marie-Charlotte, en parlant de Camille, le désigne sous le vocable d'« ermite de Chatou », cette localité étant située dans une boucle de la Seine, à quelques kilomètres à l'ouest de la Défense. Or, au début de la scène où Marie-Charlotte et Victor se rencontrent pour la première fois, on voit Marie-Charlotte descendre d'un autobus de la ligne n° 112, à l'entrée du terrain vague où sont installés Raoul et sa famille, ainsi que la roulotte de Camille. Or cette ligne d'autobus ne dessert, depuis 1945, que des stations de l'est parisien, dans le Val-de-Marne.

Lors de la scène avenue Foch, Belmondo utilise le nom d'emprunt "de Ferrussac", qui n'est autre que le second nom de Philippe de Broca.

Dans l'avant dernière scène (maison avec piscine), on retrouve la musique du générique du film L'Homme de Rio, lui-même réalisé par Philippe de Broca en 1964.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Delerue, L'incorrigible ; Va voir maman papa travaille : bandes originales des films, Roullens, Music Box Records,‎ 2011 (ISBN 377-0-00-253100-6, lien notice BnF?, résumé)
    La présentation en ligne, sur le site de Music Box Records, donne le détail des 16 plages, d'une durée de 33 min 25 s, se rapportant à L'Incorrigible, et des 13 plages, d'une durée de 29 min 55 s, se rapportant à Va voir maman, papa travaille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://boxofficestar2.eklablog.com/box-office-jean-paul-belmondo-c22691425/50
  2. La ville de Senlis n'abrite aucun « Musée de Senlis » à proprement parler, comme celui, fictif, dirigé par le personnage de M. Pontalec, mais dispose cependant de musées spécialisés, tels qu'un musée d'Art et d'Archéologie, un musée de la Vénerie et un musée des Spahis.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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