L'Hospitalet-du-Larzac

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L'Hospitalet-du-Larzac
Image illustrative de l'article L'Hospitalet-du-Larzac
Blason de L'Hospitalet-du-Larzac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Nant
Intercommunalité Communauté de communes Larzac Dourbie
Maire
Mandat
Olivier Sicre
2008-2014
Code postal 12230
Code commune 12115
Démographie
Gentilé Hospitaletain(e)
Population
municipale
309 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 27″ N 3° 11′ 49″ E / 43.9742, 3.1969 ()43° 58′ 27″ Nord 3° 11′ 49″ Est / 43.9742, 3.1969 ()  
Altitude Min. 699 m – Max. 861 m
Superficie 12,4 km2
Localisation

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L'Hospitalet-du-Larzac

L'Hospitalet-du-Larzac (L'Espitalet de Larzac en occitan) est une commune française, appartenant au département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Cavalerie Rose des vents
N Nant
O    L'Hospitalet-du-Larzac    E
S
Sainte-Eulalie-de-Cernon La Couvertoirade

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend sur une partie du causse du Larzac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de L'Hospitalet-du-Larzac

Les armes de la commune de L'Hospitalet-du-Larzac se blasonnent ainsi :
D'argent au mors renversé de sable enfermant une croisette pattée de gueules, soutenu d'une fleur de lys d'azur, au chef du même chargé de trois étoiles d'or[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’Hospitalet tient son nom et son origine d’un hôpital que le vicomte de Millau Gilbert ou Guibert fonda en 1108 sur le Larzac. En 1174, Alphonse II d’Aragon fait donation de l'hôpital à Jean, prieur du monastère de Cassan au diocèse de Béziers ; l'église Saint-Étienne-du-Larzac appartenait au monastère de Gellone depuis le XIe siècle, et le Rouquet et le mas Trinquier relevaient des Templiers depuis 1158. Les prieurs de Cassan restent les seigneurs de l’Hospitalet de 1174 à 1789. Le siège de la paroisse était à Saint-Étienne-du-Larzac, dont l'église en ruines existe encore à un kilomètre du Rouquet, sur la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon, et la paroisse dépendait du monastère de Gellone. Il existait alors une chapelle à L'Hospitalet pour le service de l’hôpital.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La fortification de l'hôpital débute au XVe siècle et provoque le transfert à L’Hospitalet du siège de la paroisse. L’église actuelle a été construite en 1764, probablement sur l’emplacement d’un édifice plus ancien. La communauté était administrée par deux consuls, renouvelés tous les ans. L’élection avait lieu le premier dimanche de septembre, à l’issue de la messe paroissiale et au-devant de la porte du cimetière. Leur rôle était de prélever la taille et les redevances seigneuriales. Le bourg possédait une école avec un régent qui enseignait la lecture, l'écriture et la prière.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 1807, la paroisse s'agrandit avec les mas d’Egalières, du Sambuc, Trinquier et du Rouquet. En 1834, la commune de L’Hospitalet est créée, en scindant la commune de La Cavalerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 2008 Georges Privat RPR puis UMP Député (1995-1997)
2008 en cours Olivier Sicre SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
400 483 657 615 650 611 653 672 623
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
533 519 508 511 540 413 422 375 374
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
327 331 320 251 261 213 205 218 233
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
247 246 249 312 309 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de cette commune à vocation agricole est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de Roquefort, Pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe, tournée vers l'apiculture, la production de bois de chauffe et le tourisme rural. Les exploitations agricoles sont au nombre de huit sur cette commune. Des artisans et des prestataires de services y sont installés. Les loisirs influent un peu sur l'économie communale : locations saisonnières de meublés, randonnée, découverte nature. La chasse, indispensable à l'agriculture, à l'équilibre de la faune et de la flore en ce qui concerne le grand gibier, se pratique à partir du quinze août.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Privat, né en 1923, homme politique, député de l'Aveyron et maire de l'Hospitalet-du-Larzac.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1994, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF366858489)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. OLDJP la banque du blason 2
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011