L'Homme sans qualités

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L'Homme sans qualités
Auteur Robert Musil
Genre Roman
Version originale
Titre original Der Mann ohne Eigenschaften
Langue originale Allemand
Pays d'origine Drapeau de l'Autriche Autriche
Date de parution originale 1930-1932
Version française
Traducteur Philippe Jaccottet
Lieu de parution Paris
Éditeur Éditions du Seuil
Date de parution 3 vol. 1957 - 1958

L’Homme sans qualités (Der Mann ohne Eigenschaften) est un roman inachevé de l'écrivain autrichien Robert Musil, paru en 1930-1932.

Le premier tome paraît en 1930, la première partie du deuxième en 1932. Le nazisme prive ensuite Robert Musil de ses lecteurs et de ses revenus : de Berlin, il émigre à Vienne, puis, après l’Anschluss, en Suisse. Ruiné, malade, il ne parvient pas à achever son roman, même si les manuscrits laissés permettent de voir quel scénario il envisageait pour la fin.

Composition[modifier | modifier le code]

Le roman se compose de trois parties :

  1. Une manière d'introduction ;
  2. Toujours la même histoire ;
  3. Vers le règne millénaire ou les criminels ;

ainsi que de nombreux matériaux posthumes (Nachlass).

Personnages[modifier | modifier le code]

Le roman contient une vingtaine de personnages principaux d'une extrême diversité, qui offrent autant d'intrigues :

  • Ulrich (l'Homme sans qualités[1]),
  • Agathe (sa sœur),
  • le comte Leinsdorf,
  • le Dr Paul Arnheim (industriel allemand[2]),
  • Diotime,
  • Moosbruger (assassin d'une prostituée) : son procès et sa condamnation à mort sont traités en détail dans la première partie du roman.

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce roman inachevé de 1 700 pages dresse le portrait de la bonne société viennoise quelques mois avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale.

1. Une manière d'introduction[modifier | modifier le code]

Chapitre 1. D'où, chose remarquable, rien ne s'ensuit.[modifier | modifier le code]

Le roman s'ouvre à Vienne par une belle journée d'août 1913, sur une description de la situation météorologique et astronomique européenne. Dans l'agitation du centre-ville, un accident impliquant un camion vient d'avoir lieu. Au soulagement des badauds, une ambulance vient rapidement porter secours à l'homme victime de l'accident.

Chapitre 2. Comment était logé l'Homme sans qualités.[modifier | modifier le code]

2. Toujours la même histoire[modifier | modifier le code]

3. Vers le règne millénaire ou les criminels[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Thomas Mann considérait cette œuvre immense, avec Ulysse de James Joyce et À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, comme un des plus grands romans du XXe siècle. Dans son journal de 1932, il disait même : « Ce livre étincelant, qui maintient de la façon la plus exquise le difficile équilibre entre l'essai et la comédie épique, n'est plus, Dieu soit loué, un “roman” au sens habituel du terme : il ne l'est plus parce que, comme l'a dit Goethe, « tout ce qui est parfait dans son genre transcende ce genre pour devenir quelque chose d'autre, d'incomparable ». Son ironie, son intelligence, sa spiritualité relèvent du domaine le plus religieux, le plus enfantin, celui de la poésie. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Die Eigenschaft désigne une « caractéristique » et non une « qualité » (comme antonyme de « défaut ») au sens ou on l'entend généralement en français.
  2. Personnage inspiré de Walther Rathenau.

Éditions françaises[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(de) Der Mann ohne Eigenschaften (texte original du roman, édition de 1937)