L'Homme qui n'a jamais existé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'Homme qui n'a jamais existé

Description de cette image, également commentée ci-après

Tombe de « William Martin » à Huelva

Titre original The Man Who Never Was
Réalisation Ronald Neame
Scénario Nigel Balchin d'après l'histoire vraie d'Ewen Montagu L'Homme qui n'a jamais existé (The Man Who Never Was, 1953)
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Sumar Productions
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Film de guerre
Sortie 1956
Durée 103 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Homme qui n'a jamais existé (The Man Who Never Was) est un film américano-britannique réalisé par Ronald Neame et sorti en 1956.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Prologue[1]
J'ai fait un sombre rêve,
Au-delà de l'île de Skye,
J'ai vu qu'un mort avait gagné une bataille,
Et je crois que ce mort c'était moi.

— Extrait de la ballade La Bataille d'Otterbourne[2]

Durant la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Ewen Montagu et son adjoint, de l'armée navale britannique, conçoivent une ruse pour amener les autorités allemandes à croire qu'un débarquement des alliés aura lieu en Sardaigne et dans les Balkans alors qu'il est prévu en Sicile occupée par l'ennemi.

Ils font en sorte que les Espagnols trouvent sur une de leurs plages le cadavre d'un officier britannique détenteur d'un plan de débarquement. Les Britanniques ont fabriqué tout un passé au mort (le cadavre anonyme d’un civil) baptisé pour la circonstance « William Martin » : de la lettre d'amour déchirante de sa petite amie jusqu'à un avis de découvert bancaire en passant par des billets d'une pièce de théâtre. Avant que les Espagnols n'enterrent le cadavre, les espions allemands ont eu le temps de photographier tous les documents, c'est ce que les Britanniques découvrent en les faisant ensuite examiner par des experts.

Les Allemands délèguent à Londres un de leurs espions, l'Irlandais Patrick O'Reilly, chargé de vérifier l'authenticité de l'identité de William Martin. O'Reilly contrôle point par point la véracité de l'existence de Martin : de la boutique où il achetait ses chemises jusqu'au domicile de « sa fiancée. » Pris d'un doute, O'Reilly tend un piège aux Britanniques en mettant son existence en péril : il dévoile à la fiancée son identité et le nom de la pension de famille où il réside. Si les Britanniques viennent l'arrêter, c'est que William Martin et son plan de débarquement ne sont qu'un stratagème. Le capitaine Montaigu a une prémonition de la tactique de O'Reilly et demande aux services secrets de ne pas l'appréhender. Passé le délai d'attente, O'Reilly, depuis sa chambre, confirme par émetteur radio l'authenticité de Martin aux Allemands et, aussitôt, leurs troupes quittent la Sicile pour se rendre aux prétendus lieux de débarquements.

Les alliés peuvent alors tranquillement débarquer en Sicile désertée par l'ennemi… « William Martin, » l'homme qui n'a jamais existé, repose au cimetière de la ville côtière d'Huelva en Espagne où son cadavre fut découvert sur l'une de ses plages un beau matin d'avril 1943

Contexte[modifier | modifier le code]

D’après l’histoire vraie d’Ewen Montagu relatant l’opération Mincemeat.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Intérieurs : Studios d'Elstree (Royaume-Uni)
  • Extérieurs : Londres (Royaume-Uni), et sur une plage d'Espagne (séquence du corps de « William Martin » sur le rivage)[3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En voix off, répété en épilogue.
  2. Ballade traditionnelle écossaise : The Battle of Otterburn (en), XVIe siècle. Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
  3. Source : selon le magazine Variety, lieu espagnol non précisé.

Lien externe[modifier | modifier le code]