L'Homme bicentenaire (nouvelle)

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L'Homme bicentenaire (titre original : The Bicentennial Man) est le titre d'une nouvelle d'Isaac Asimov, parue pour la première fois en février 1976 dans Stellar Science-Fiction. Cette nouvelle a donné son nom au recueil L'Homme bicentenaire[1] regroupant douze histoires d'Asimov, mais l'auteur y précise qu'il est revenu à son texte original en enlevant les quelques modifications peu importantes effectuées par Judy-Lynn[2], épouse de Lester del Rey, dans la première édition. La nouvelle a ensuite été adaptée au cinéma sous le même titre en 1999.

La nouvelle a été transposée en roman par Robert Silverberg en 1993, sous le nom de Tout sauf un homme.

Intrigue[modifier | modifier le code]

Gérald Martin a acheté pour sa famille un robot de Type NDR à la société US Robots, qui possède le monopole dans ce domaine. Le robot est vite baptisé Andrew, et sert de valet, de maitre d'hôtel et de femme de chambre. il remplit correctement ses fonctions tout en divertissant les deux filles de Mr Martin, jusqu'au jour ou il offre à "la petite Mademoiselle" un pendentif qu'il a taillé dans le bois.

Normalement, les robots n'en sont pas capables, car leurs cerveaux positroniques sont conçus pour accomplir des tâches précises, et ne peuvent posséder la faculté de créer des œuvres d'art. Dès lors, il commence à en créer de plus en plus, après avoir rencontré un responsable de L'US Robots. Celui-ci lui affirma que les Trois lois de la robotique étaient bien présentes dans le cerveau d'Andrew, mais qu'un léger défaut lui avait accordé cette capacité de créer des œuvres d'art. Il propose à Mr Martin de remplacer Andrew, mais celui-ci refuse.

Andrew crée donc des œuvres d'art, et les vend, jusqu'au jour ou il vient demander à Mr Martin la permission de lui acheter quelque chose : sa liberté. Et c'est le début d'un long combat, qui durera deux siècles, pour qu'Andrew se fasse reconnaitre comme un être humain.

Critique[modifier | modifier le code]

Les robots d'Isaac Asimov évoluent dans un contexte particulier: ils ne sont ni menaçants, ni appréciés par la population. Complètement soumis aux trois lois de la robotique, ils ne font qu'aider les humains, qui éprouvent pour leur part une crainte irraisonnée envers ces êtres de métal: le fameux complexe de Frankenstein, qui veut que l'auteur d'une créature ait peur de la rébellion possible de celle-ci. Isaac Asimov construit toujours ses histoires de robots sur des cas particuliers, des contextes étranges pour tester ses lois de la robotique. Ici, il s'agit d'un robot qui veut être reconnu comme humain, et il s'agit selon l'auteur de sa meilleure œuvre des robots[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titre original : The Bicentennial Man and other stories, Doubleday & Co. Traduction française : L'Homme bicentenaire, Éditions Denoël, Collection Présence du futur, 1978, (ISBN 2-207-25025-3).
  2. « ...quand j'ai réuni les textes de ce livre, Judy-Lynn suggéra de modifier mon manuscrit pour qu'il coïncide avec la version de Stellar. Apparemment elle avait opéré un certain nombre de changements mineurs (...) je pense que dans mon propre livre je vais laisser l'histoire telle que je l'ai écrite. » L'Homme bicentenaire, Éditions Denoël, Collection Présence du futur, 1978, page 185
  3. Moi, Asimov, 1992