L'Heure suprême (film, 1927)

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L'Heure suprême

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Affichette du film

Titre original Seventh Heaven
Réalisation Frank Borzage
Scénario Benjamin Glazer
Acteurs principaux
Sociétés de production Fox Film Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1927
Durée 120 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Heure suprême (Seventh Heaven) est un film américain réalisé par Frank Borzage, sorti en 1927.
John Ford en tourna quelques scènes.
Sous le même titre, Henry King réalisera un remake parlant en 1937 avec James Stewart et Simone Simon : L'Heure suprême (Seventh Heaven).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paris, 1914.

« In the slums of Paris - under a street known as The Hole in the Sock --[1] »

Chico travaille dans les égouts mais rêve de balayer les rues pour voir la couleur du ciel. Se lamentant sur son sort, il nie l'existence de Dieu au prétexte de sa condition actuelle. Il a prié et donné dix francs dans une église sans obtenir la moindre réalisation de ses vœux. Mais le père Chevillon entendant sa plainte lui offre deux médailles religieuses et lui offre le poste de balayeur dont il rêve.

Diane vit dans la misère, battue et rejetée à la rue par sa sœur qui lui reproche d'avoir avoué leurs vies immorales à l'oncle riche qui leur proposait une vie meilleure. Prostrée dans un caniveau, elle pleure sur son sort.

Chico prend pitié de Diane et la sauve des coups, puis du policier venu l'arrêter, en la faisant passer pour sa femme. L'homme fier prend alors la frêle jeune femme sous sa protection tout en niant plusieurs fois tout sentiment. Toutefois, il l'emmène chez lui pour attester de leur situation auprès de la police. Son appartement est situé au dernier étage d'un immeuble. Arrivé à ce septième étage, Diane se croit au paradis.

Pris à son propre jeu, Chico s'entiche de sa découverte et propose une robe de mariée à Diane qui comprend la réalité de ses sentiments inavoués. Mais bientôt la guerre éclate et les sépare. Chico et Diane se marient donc dans l'appartement, dans une cérémonie informelle et à seule valeur symbolique. Chacun garde une des médailles du père Chevillon en promettant de penser à leur union à chaque tintement de 11h du carillon.

Les mois passent, Chico combat sur le front (reconstitution étonnante de l'épisode des taxis de la Marne) et monte en grade tandis que Diane travaille à Paris dans une usine de munitions. Le colonel Brissac vient régulièrement la courtiser, mais elle reste sourde à ses avances, dans l'euphorie idéelle de son union scellée par les deux médailles religieuses.

Un matin, l'officier frappe à sa porte pour annoncer la mort de Chico sur le champ d'honneur, mais elle refuse de le croire avant l'arrivée du père Chevillon qui lui rapporte la médaille symbolique. Prise par le doute, elle remet en cause ses croyances en son héros mais lorsqu'il surgit dans l'appartement elle se jette à ses pieds. Devenu aveugle, il rend gloire en sa foi au Dieu qu'il fustigeait pour avoir retrouvé son amour dans son paradis du septième étage...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

Ce film représente un modèle fécond du mélodrame hollywoodien. Son lyrisme appuyé et les thèmes déployés (l'ascension sociale, la perte de la vue, l'amour transcendant, etc) seront notamment une source d'inspiration pour John M. Stahl et Douglas Sirk. Le titre original Seventh Heaven - littéralement Septième paradis - traduit l'aspiration à la transcendance de l'histoire d'amour qui n'implique plus seulement deux personnes mais aussi la figure divine toujours présente. L'immanence de sa présence justifie les actes et leurs conséquences. Tout destin s'en trouve ainsi justifié. C'est en accédant au paradis, ici symboliquement représenté par l'appartement du héros, que le bonheur survient. Les étages que montent les deux personnages sous nos yeux (un travelling vertical suit leur progression avec un escalier en coupe et des raccords invisibles) représente l'échelle qui mène de la fange au septième ciel comme l'annonce déjà le premier carton en exergue du film :

« For those who will climb it, there is a ladder leading from the depths to the heights - from the sewer to the stars -- the ladder of Courage[2]. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans les taudis de Paris - sous une rue connue comme le Trou dans la Chaussette
  2. Pour ceux qui vont l'emprunter, il existe une échelle qui mène des profondeurs aux sommets - des égoûts aux étoiles -- l'échelle du Courage.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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