L'Herne

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L'Herne est une maison d'édition française, fondée au début des années 1960 et dirigée par Laurence Tacou. Les deux collections phares, parmi les huit qui constituent le catalogue sont les Cahiers et les Carnets de L’Herne. Les grandes monographies blanches qui comptent à ce jour, une centaine de numéros sont librement consacrées à des figures capitales de la littérature et de la pensée, Claude Lévi-Strauss ,Cioran, Noam Chomsky, Louis-Ferdinand Céline, et sont décrites par la critique comme des « dynamiteurs d’idées reçues ».[réf. nécessaire] Les petits Carnets — Léon Tolstoï, Louis-Ferdinand Céline, Mark Twain, —, créent du remous contre le prêt à penser.[non neutre]

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1957 à 1971[modifier | modifier le code]

À partir de 1957, Dominique de Roux et Georges Bez éditaient des textes et des pamphlets qui étaient écrits, dactylographiés et lus par un groupe d'amis (dont Xavier de Roux, le frère de Dominique, Jean Thibaudeau et Bernard Collin) sous le titre de L'Herne. En 1961, paraît un premier volume consacré à René-Guy Cadou, puis, l'année suivante, à Georges Bernanos, de ce qui deviendra la collection des « Cahiers de l'Herne ».

Les numéros suivants de la collection furent consacrés à des grands noms de la littérature et de la poésie, également marginaux ou controversés à l'époque : Louis-Ferdinand Céline (1963), Jorge Luis Borges (1964), Ezra Pound (1965), Henri Michaux (1966), William Burroughs (1968), Giuseppe Ungaretti (1969), Witold Gombrowicz, Louis Massignon, et quelques autres.

De 1972 à 2000[modifier | modifier le code]

En 1972, après avoir mis en chantier le numéro 21, consacré à De Gaulle, Dominique de Roux quitte L'Herne pour fonder les « Dossiers H », aux éditions l'Âge d'Homme à Lausanne. C'est alors son associé, Constantin Tacou, cinéaste macédo-roumain à l'Unesco et élève de Georges Dumézil, qui prend le relais. L'Herne se tourne alors vers l'Est avec une série d'auteurs tels que Thomas Mann (1973), Fiodor Dostoïevski (1974), Karl Kraus (1975), Gustav Meyrink (1976), Robert Musil (1982), Carl Gustav Jung (1984), Friedrich Hölderlin (1989), ou Friedrich Nietzsche (2000).

L'Herne ouvre aussi ses portes au fantastiqueEdgar Allan Poe, Jules Verne ou Jean Ray – sans pour autant négliger les contemporains, en commençant par Mircea Eliade, puis Raymond Abellio, Henry Corbin, Francis Ponge et Emmanuel Levinas. Fin 2000, Constantin Tacou sort son dernier « Cahier », le numéro 74, consacré à August Strindberg. Son dernier projet d'éditeur, un « Cahier » Cioran, paraît en 2009.

Après 2000[modifier | modifier le code]

À partir de 2000, Laurence Tacou, journaliste, succède à son père à la direction de la maison d'édition qui déménage de la rue de Verneuil pour s'installer au pied de l'Institut, au 22 rue Mazarine. Désormais, L'Herne consacre plus particulièrement ses « Cahiers » à des philosophes et écrivains contemporains.

Les grandes monographies critiques continuent à prendre le contre-pied des courants en vogue. Avec les « Cahiers », l'accent est mis sur des contemporains, et en particulier sur des philosophes, penseurs critiques et romanciers tels que : Rémy de Gourmont (no 78, 2003), Mario Vargas Llosa (no 79, 2003), George Steiner (no 80, 2003), Paul Ricoeur (no 81, 2004), Claude Levi-Strauss (no 82, 2004), Jacques Derrida (no 83, 2004), Jean Baudrillard (no 84, 2005), Romain Gary (no 85, 2005), Marguerite Duras (no 86, 2005), Carlos Fuentes (no 87, 2006), Noam Chomsky (no 88, 2007), René Girard (no 89, 2008), Cioran (no 90, 2009), Michel Déon, (no 91, 2009), Gershom Scholem (no 92, 2009), Yves Bonnefoy (no 93, 2010), Michel Serres (no 94, 2010), Charles Maurras (no 96, 2011), 2011), Colette (no 97, 2011), et le Cahier Patrick Modiano (no 98, 2012) qui vient de paraître. Les Cahiers Roger Nimier, Isaac Bashevis Singer et Walter Benjamin paraîtront fin 2012.

Les Cahiers sont également diffusés sous leur forme numérique sur le portail de Gallica[1]. Depuis 1963, plus de quatre mille collaborateurs, écrivains, universitaires et traducteurs ont contribué aux « Cahiers ». Une nouvelle collection, les « Carnets de L'Herne », ouvre une petite porte éclectique à de grands textes contemporains ou classiques.

Collections[modifier | modifier le code]

  • « Les Cahiers de L 'Herne »

"Cahier Singer", n° 101, dir. Florence Noiville
"Cahier Nimier", n° 99, dir. Marc Dambre
"Cahier Modiano", n° 98, dir. Maryline Heck et Raphaëlle Guidée
"Cahier Colette", n° 97, dir. Gérard Bonal et Frédéric Maget
"Cahier Maurras", n° 96, dir. Stéphane Giocanti et Axel Tisserand

  • « Essais et philosophie »

"Tauroética", Fernando Savater, 2012
"Bréviaire des vaincus II", Emil Cioran, 2011
"Lettres 1961-1978", Emil Cioran et Armel Guerne, 2011
"Le citoyen de verre", Wolfgang Sofsky, 2011

  • « Romans »

"N'oublie pas le meilleur", Walter Benjamin, 2012
"Enfance Berlinoise", Walter Benjamin, 2012
"Ma cousine Phillis", Elizabeth Gaskell, 2012
"Promenades dans Berlin", Franz Hessel, 2012
"Diamants et Silex", José María Arguedas, 2012
"Zitilchén", Hernán Lara Zavala, 2011

  • « Les Carnets » : textes décapants, prolongement aux Cahiers de l'Herne épuisés et d'autres textes inédits.

"Un brelan d'excommuniés", Léon Bloy, 2012
"L'art de mentir", Mark Twain, 2012
"Les chemins de la misère", Léon Tolstoï, 2012
"Du suicide", Léon Tolstoï, 2012

"Des hommes malades des animaux", n°8, dir. Frédéric Keck et Noëlie Vialles, 2012
"Désastres", n°7, dir. Barbara Glowczewski et Alexandre Soucaille, 2011

  • « Cave Canem » : nouvelle collection de pamphlets

"Poutine échec et mat !", Garry Kasparov, 2012

  • « Mythes et religions »
  • « Théorie et stratégie »
  • « L'envers »
  • « Glose »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En ligne

Liens externes[modifier | modifier le code]