L'Herbe bleue (roman)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L’Herbe bleue
Auteur Beatrice Sparks
Version originale
Titre original Go Ask Alice
Éditeur original Prentice Hall
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale 5 mars 1971
ISBN original 0133571114
Version française
Traducteur France-Marie Watkins
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1972
Nombre de pages 221

L’Herbe bleue (Go Ask Alice) est un livre publié anonymement comme le journal intime d'une jeune fille de quinze ans en 1971, mais qui a depuis été attribué à la psychologue américaine Beatrice Sparks (en)[1]. La traduction française, de France-Marie Watkins, est parue en 1972.

Ce n'est que quelques années après la parution du livre que Beatrice Sparks (1917-2012) reconnaît en être l'auteur. Elle explique alors, dans un interview, que le livre se composait en partie du journal intime d'une de ses patientes mais également d'événements fictifs inspirés par son travail avec d'autres adolescents en difficulté.

Sparks raconte que son expérience professionnelle l'a amenée à écrire des contes destinés à éviter à d'autres jeunes de connaître les mêmes travers.[réf. souhaitée] De confession mormone, elle cherche à mettre en garde la jeunesse contre des risques sociaux dans des livres quelque peu moralisateurs et puritains.

Titre[modifier | modifier le code]

Le titre original du livre, Go Ask Alice, fait référence à la chanson White Rabbit du groupe Jefferson Airplane, parue sur l'album Surrealistic Pillow en 1967, dont le thème est la prise de drogue et ses effets hallucinogènes. White Rabbit étant une allusion directe à Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.

L'histoire[modifier | modifier le code]

Un soir, une jeune fille de quinze ans mal dans sa peau est invitée à une soirée. Au jeu "il court le furet" , elle ne le sait pas mais, dans dix des quatorze verres, il y a du LSD. C'est sa première prise de drogue, à son insu. Elle y prend goût et tout s'enchaîne très vite : elle se drogue de plus en plus souvent, développe une addiction, quitte ses parents, vend sa "came" et se retrouve presque à la rue. « Quand on a commencé, il n'y a plus de vie possible sans drogue, mais c'est une existence d'esclave. Et pourtant, je suis ravie d'y retourner. Heureuse ! Heureuse ! Ça n'a jamais été meilleur qu'hier soir. Chaque nouvelle fois est la meilleure ». Elle fera de nombreuses tentatives pour arrêter de se droguer, et finira dans un asile psychiatrique. Elle meurt trois semaines après avoir décidé d'arrêter d'écrire son journal (« Tout a été pour le mieux, je pense, d'une manière spéciale. Salut, à bientôt. »)

Adaptation télévisuelle[modifier | modifier le code]

Le livre a été adapté en téléfilm sous le titre Go Ask Alice en 1973 par John Korty, avec Jamie Smith-Jackson dans le rôle d'Alice, William Shatner, Ruth Roman et Andy Griffith[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]