L'Herbe bleue (roman)

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L’Herbe bleue
Auteur Beatrice Sparks
Version originale
Titre original Go Ask Alice
Éditeur original Prentice Hall
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale
ISBN original 0133571114
Version française
Traducteur France-Marie Watkins
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses de la Cité
Date de parution 1972
Nombre de pages 221

L’Herbe bleue (Go Ask Alice) est un livre publié anonymement comme un journal intime en 1971, mais qui a depuis été attribué à la psychologue américaine Beatrice Sparks (en)[1]. La traduction française, de France-Marie Watkins, est parue en 1972. C'est un journal intime dont l'auteur aurait quinze ans mais [réf. nécessaire] qui s'est révélé être une œuvre de fiction écrite par une psychologue américaine devenue ensuite éditrice.

Ce n'est que quelques années plus tard qu'elle reconnaît en être l'auteur. Elle explique alors, dans un interview, que le livre se composait en partie du journal intime d'une de ses patientes mais également d'événements fictifs inspirés par son travail avec d'autres adolescents en difficulté.

Sparks raconte que son expérience professionnelle l'a amenée à écrire des contes destinés à éviter à d'autres jeunes de connaître les mêmes travers.[réf. souhaitée] De confession mormone, elle cherche à mettre en garde la jeunesse contre des risques sociaux dans des livres quelque peu moralisateurs et puritains.

L'histoire[modifier | modifier le code]

Un soir, une jeune fille de quinze ans mal dans sa peau est invitée à une soirée. Au jeu "il court le furet" , elle ne le sait pas mais, dans dix des quatorze verres, il y a du LSD. C'est sa première prise de drogue, à son insu. Elle y prend goût et tout s'enchaîne très vite : elle se drogue de plus en plus souvent, développe une addiction, quitte ses parents, vend sa "came" et se retrouve presque à la rue. « Quand on a commencé, il n'y a plus de vie possible sans drogue, mais c'est une existence d'esclave. Et pourtant, je suis ravie d'y retourner. Heureuse ! Heureuse ! Ça n'a jamais été meilleur qu'hier soir. Chaque nouvelle fois est la meilleure ». Elle fera de nombreuses tentatives pour arrêter de se droguer, et finira dans un asile psychiatrique. Elle meurt trois semaines après avoir décidé d'arrêter d'écrire son journal (« Tout a été pour le mieux, je pense, d'une manière spéciale. Salut, à bientôt. »)

Ce livre fascine la jeunesse d'aujourd'hui par sa façon de ne pas "interdire" la drogue, elle explique différents points de vues, d'un côté celui d'une adolescente qui se laisse entraîner dans la drogue, trouvant "excitant" ce milieu pourtant "dangereux" puisqu'elle a entendu dire des choses "vulgaires" sur le L.S.D. Pensant après son expérience que les gens qui ont écrit ces "choses vulgaires" "ne savaient manifestement pas de quoi ils parlaient", elle se dit "curieuse" d'essayer la "marie-jeanne". Ainsi débute la fin de son existence, se disant et se sentant vieille. Elle en vient à utiliser son corps pour avoir sa dose, comme d'autres personnes avant elle. Au cours de sa descente aux enfers, elle rencontre des gens autant en difficulté qu'elle.[réf. nécessaire]

D'autre part, ce livre montre à quel point il est difficile de sortir de l'emprise de la drogue[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]