L'Estréchure

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L'Estréchure
Église de Saint-Martin-de-Corconac.
Église de Saint-Martin-de-Corconac.
Blason de L'Estréchure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Saint-André-de-Valborgne
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Bernadette Macquart
2014-2020
Code postal 30124
Code commune 30108
Démographie
Population
municipale
179 hab. (2011)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 33″ N 3° 47′ 02″ E / 44.1092, 3.783944° 06′ 33″ Nord 3° 47′ 02″ Est / 44.1092, 3.7839  
Altitude Min. 271 m – Max. 1 166 m
Superficie 19,34 km2
Localisation

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L'Estréchure

L'Estréchure est une commune française située dans le département du Gard, en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Saint-Martin de Corconac
  • Millérines

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de l'Estréchure s'appelait à l'origine Saint-Martin-de-Corconac (Sancti-martini de corquonaquo), hameau encore vivant, situé sur la route menant à Lasalle, la route desservant la vallée à l'époque a laissé sa trace fréquentée aujourd'hui par les randonneurs, il s'agit du sentier dit de la diligence. Le blason de l'Estréchure vient de cette filiation, il représente St Martin partageant son manteau avec un indigent (d'azur à un saint Martin à cheval d'or).

Selon la légende, un soir d’hiver 338, à Amiens, saint Martin de Tours, soldat de l'armée romaine occupant la Gaule vers la fin de la Paix Romaine, partage sa cape avec un déshérité transi de froid.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Corconac[1].

La construction, en 1870, de la nouvelle route départementale D907 favorisa le développement du nouveau village au lieu dit l'Estréchure qui était un hameau de village Saumane),[réf. nécessaire] lieu-dit que l'on peut encore repérer sur la carte de Cassini.

Ce n'est qu'en 1873 que le village prend le nom de l'Estréchure (le défilé étroit) en prenant son indépendance de Saumane[interprétation personnelle] ; ensuite, Saint Martin de Corconac se rattachera à l'Estréchure.[interprétation personnelle]

L'Estréchure s'étend le long du Gardon à une altitude de 300 m et plus pour certains écarts. En 1910, la commune comptait 580 habitants vivant de l'agriculture, de l'élevage, d'un métier artisanal, ou de la culture du ver à soie et des activités des deux filatures du village.

La nourriture était largement constituée de plats à base de châtaigne qui se substituaient au pain (le châtaignier est surnommé « arbre à pain »).

Dès le début du XXe siècle, la vente de la soie se fait mal et c'est le début du déclin de l'activité liée au ver à soie qui constituait une ressource importante pour le village ; dès lors, les filatures fermèrent, la première en 1935 (Viala et Girot), la seconde en 1955 (la Prolétarienne) et l'exode rural s'accentua, ce fut la fin d'un Âge d'Or durant lequel on comptait jusqu'à 80 fileuses.

En septembre 2002, la commune a subi une violente crue au cours de ce qu'on appelle un épisode cévenol.

Héraldique[modifier | modifier le code]

L'Estréchure

Son blasonnement est :

d'azur à un saint Martin à cheval donnant la moitié de son manteau à un pauvre, le tout d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de L'Estréchure.
Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1825 1826 Méjanelle de Perjurade    
1826 1851 Jean Louis Gras    
1851 1870 Edouard Gras    
1870   Ulysse Campredon    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 179 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 464 484 520 576 548 606 603 611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605 569 592 561 583 600 612 567 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 575 553 453 469 513 357 293 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
228 176 158 150 140 143 159 159 174
2011 - - - - - - - -
179 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Martin de Corconac

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Monographie de Raymond Vaquier
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011