L'Espoir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Espoir.

L'Espoir est un roman écrit par André Malraux qui a paru en décembre 1937 aux éditions Gallimard ; il relate les évènements importants du début de la Guerre d'Espagne, du putsch militaire franquiste du 18 juillet 1936 à la bataille de Guadalajara en mars 1937, où les républicains sont victorieux.

Résumé[modifier | modifier le code]

Toute l'intrigue de L'espoir est focalisée dans le camp républicain et décrit la manière dont celui-ci s'organise et se construit à partir des différentes tendances de gauche dans le pays (communistes, anarchistes, socialistes...) et des soutiens extérieurs dont ils bénéficient (les brigades internationales, Soutien tactique soviétique).
Il est divisé en trois parties:
-L'illusion lyrique décrit l'enthousiasme des républicains pensant pouvoir stopper l'ennemi avec leur seul courage désorganisé, et ses conséquences menant à la création d'une vraie armée
-Le Manzanarès désigne le fleuve derrière lequel les républicains boutent les nationalistes en reprenant Madrid. Il s'ensuit le siège de la ville par les fascistes, le bombardement de la ville et l'attaque terrestre épique où les républicains vainquent une nouvelle fois.
-L'Espoir mêle scènes d'aviation, d'exode et de sauvetage autour de la mission héroïque de Teruel dirigé par Magnin, dont le destin va sceller la victoire des républicains à Guadalajara.

André Malraux adapte lui-même son roman au cinéma en 1939 sous le nom de Espoir, sierra de Teruel. Censuré à sa sortie à cause de la Seconde Guerre mondiale, il est réhabilité en 1945.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Manuel peut être considéré comme le personnage principal du roman. C'est un ancien ingénieur du son, maintenant membre du parti communiste. À l'ouverture du roman, il n'est pas pleinement engagé dans l'action, il est encore assez individualiste. Peu à peu il fait le difficile apprentissage du commandement et des responsabilités qu'il entraîne.
  • Magnin est probablement le personnage dans lequel Malraux a mis le plus de lui-même. Bien que les détails biographiques ne correspondent pas (Magnin est un ancien ingénieur), le rôle qu'il joue dans la guerre rappelle fortement celui de Malraux : comme lui il est venu de France pour diriger une escadrille d'aviateurs internationaux. Mais c'est aussi dans la mesure où il est un intellectuel partagé entre l'attachement aux valeurs qu'il est venu défendre et la nécessité d'un combat efficace qui rappelle Malraux. La mélancolie qu'il exprime vers la fin du roman semble le résultat des différents dilemmes qui structurent le roman. Ce personnage est porteur de l'ensemble de ces tensions, tout comme le romancier, et il fait le même choix que lui : celui de l'action.
  • Sils, surnommé le Négus est porteur des valeurs anarchistes dans le roman. C'est un prolétaire qui a été impliqué par le passé dans des actions politiques violentes qui lui ont valu plusieurs années de prison. Sa méfiance, et même son dégoût envers toute forme de discipline sont mis en relief. Il considère l'ordre et la hiérarchie comme des valeurs fascistes, et estime, comme les autres anarchistes, que l'on doit se distinguer de ses ennemis jusque dans la façon de vivre. Si l'on ne met pas en pratique au moment même des affrontements les valeurs pour lesquelles on se bat, alors le combat est dénué de sens.
  • Garcia et Scali sont deux intellectuels.
  • Ximénès est le chef de la garde civile, rallié aux Républicains. Ses hommes le surnomment Le Vieux Canard.
  • Ramos est un militant communiste.
  • Heinrich est un général républicain.
  • Leclerc, Polsky, Gardet, Scali, Magnin et Sembrano sont des aviateurs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Malraux, L'Espoir, Paris, Gallimard, collection « Folio », 1e édition 1937.