L'Escarène

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L'Escarène
Vue du village de L'Escarène depuis le quartier du Brec.
Vue du village de L'Escarène depuis le quartier du Brec.
Blason de L'Escarène
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton L'Escarène
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Pierre Donadey
2008-2014
Code postal 06440
Code commune 06057
Démographie
Gentilé Escarénois
Population
municipale
2 414 hab. (2011)
Densité 226 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 07″ N 7° 21′ 26″ E / 43.8352777778, 7.35722222222 ()43° 50′ 07″ Nord 7° 21′ 26″ Est / 43.8352777778, 7.35722222222 ()  
Altitude Min. 220 m – Max. 1 054 m
Superficie 10,67 km2
Localisation

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L'Escarène

L'Escarène (parfois orthographiée Escarène) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Escarénois.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Escarène et ses environs.

Localisation[modifier | modifier le code]

L’Escarène est une vieille bourgade de l’arrière-pays niçois, à mi-chemin entre la mer et le parc National du Mercantour, et située sur la route de Tende entre le col de Nice et celui de Braus. Elle a été édifiée dans le fond du vallon du Paillon de l'Escarène, à la confluence des ruisseaux du Redebraus et du Paillon.

Plus de la moitié de son territoire est formé de forêt de pins et de chênes, avec des sentiers balisés pour faciliter promenades et randonnées.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pour se rendre à l'Escarène à partir du centre de Nice, remonter vers la vallée du Paillon par le Tunnel souterrain, puis poursuivre par la Pénétrante jusqu’à la sortie autoroute Nice Est, continuer toujours par la Pénétrante en direction de Drap-Contes-Sospel ; au dernier rond point, prendre à droite la Départementale 2204 vers l’Escarène (à 8 km. de Nice Est). Compter 20 minutes de trajet.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Une première explication de l'étymologie du nom pourrait venir de ce que montre la plus ancienne maison connue, la maïoun dé Pié, à Safranier. Elle avait la particularité avant transformation de n'avoir ni porte ni fenêtres. Le propriétaire devait y entrer par le toit au moyen d'une échelle qui était appelée localement « escara » ou « escaretta »[2].

Un autre explication indique que ce nom viendrait du pseudo-latin « escarena » qui signifie « confluent de deux cours d'eau ». L'Escarène est au confluent de trois ruisseaux.

En occitan niçois: le nom de la commune est L'Escarea selon la norme classique et la norme mistralienne.

En langue occitane niçoise (Georges Castellana), la forme locale L'Escarea connaît aussi la variante L'Escarena employée à Nice. Les habitants sont lu Escare(n)ascs (norme classique) ou lu Escare(n)asc (norme mistralienne). A Scarena est le nom en le dialect Intémélien, Scarena est le nom italien de la commune, officiel entre 1814 et 1860.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est cité au XIe siècle. En 1037, il existe une église Saint-Pierre à L'Escarène. Le fief de Lescarena ou Scarena appartenait à l'abbaye Saint-Pons de Nice.

Un château y a été construit dans la première moitié du XIIIe siècle mais il est cité comme détruit en 1252. Les premières maisons ont été construites à la fin du XIIIe siècle[3]. La plus ancienne maison connue est la maïoun dé Pié, à Safranier. Sans porte ni fenêtre, on devait y entrer par le toit au moyen d'une échelle.

En 1520, le village s'est détaché de la commune de Peille. La seigneurie de la commune a appartenu à une famille de consuls de Nice, les Tonduti qui ont eu le titre de comte de L'Escarène. Jusqu'en 1570, le village s'est développé sur les pentes du mont Pifourchier.

Le développement de la route du sel entre Nice et le Piémont par L'Escarène, Lucéram, Lantosque et la vallée de la Vésubie va faire du bourg une étape. La construction de la route royale par le col de Tende va accroître l'importance de la ville comme relais routier[4].

Pendant la Révolution, il y a à L'Escarène un tribunal militaire jugeant les barbets.

Le séisme du 23 février 1887 a fait des dégâts dans la région.

Le 30 octobre 1928, la ligne de chemin de fer de Nice à Coni est inaugurée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1861 1865 Octave Deleuse    
1865 1870 Louis Arnulf    
1870 1871 Henri Rostagni    
1871 1874 Jean-Baptiste Cauvin    
1874 1876 Augustin Faraut    
1876 1884 Louis Arnulf    
1884 1885 Pierre Pasquier    
1885 1886 Romulus Arnulf    
1886 1890 Louis Arnulf    
1890 1894 François Alardi    
1894 1896 Henri Fulconis    
1896 1906 Thérésius Blanchi    
1906 1908 Henri Fulconis    
1908 1912 Jules Sioly    
1912 1919 André Blanchi    
1919 1940 Paul Roux    
1944 1947 Xavier Faraut    
1947 1957 Louis Blancart    
1957 1962 Paul Roux    
1962 1976 Godéart Pachiaudi    
1976 1980 José Martel    
mars 1980 2001 Gilbert Cardon    
mars 2001[5] en cours Pierre Donadey    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
998 1 177 1 365 1 685 1 856 2 048 580 1 819 1 762
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 627 1 585 1 496 1 482 1 457 1 370 1 281 1 128 1 108
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 220 1 467 1 062 1 071 902 953 1 223 1 619 1 553
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
1 424 1 751 2 128 2 239 2 259 2 384 2 414 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En 1991 fut fondé le Festival de Musique Ancienne de l'Escarène et du Paillon. Cette manifestation, nationalement réputée, a programmé plus de 200 formations internationales couvrant les répertoires médiéval, renaissance et baroque. Les organistes Bernard Foccroulle, Jean-Marc Aymes, Olivier Vernet, Dominique Ferran, Jean-Patrice Brosse s'y sont succédé à la tribune des orgues Grinda. Paul Van Nevel, Brigitte Lesne, Pedro Memelsdorff, René Clemencic, Hélène Schmitt, Jean-Christophe Spinosi, Chiara Banchini, Guillemette Laurens, Dominique Visse, Rinat Shaham, Arianna Savall, Michael Lonsdale, Gabriel Garrido, Christina Pluhar, Vincent Dumestre, Martin Gester, Hervé Niquet, Hugo Reyne ou Jean Tubery y ont donné des prestations.

Depuis l'an 2000, les « Rendez-vous de l'Orgue Vivant » sont organisés chaque été pour mettre en valeur l'orgue historique des frères Grinda. Plusieurs récitals d'orgue sont ainsi programmés au cours des mois d'août et septembre avec le concours d'organistes prestigieux comme René Saorgin, Marc Giacone ou Henri Pourteau.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-ès-Liens et son orgue historique classé, construit par les frères Grinda en 1791
  • La chapelle des Pénitents blancs
  • La chapelle des Pénitents noirs
  • Le moulin à huile et son musée
  • Le Pont-Vieux
  • Le quartier du Serre
  • Le monument aux morts
  • Le mausolée de la 1er DFL
  • Les lavoirs
  • La chapelle Saint-Roch
  • La chapelle Saint -ancrace
  • Le parcours botanique ScarénaBerra
  • Le parc Aiga que canta

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Tonduti[8] de L'Escarène. Famille d'origine niçoise. Cette famille a été comte de L'Escarène, seigneur de Peglione (Peillon) en 1580, seigneur de Falicon (en 1737), seigneur de Castelnuovo (Châteauneuf) en 1761, comte de Villafranca (Villefranche) en 1738, seigneur de Toetto-Scarena (Touët-de-l'Escarène) :
    • Antoine Tonduti a été premier consul de Nice en 1462,
    • La branche principale des Tonduti a été investie du comté de L'Escarène le 3 avril 1700, avec le comte Horace Tonduti[9].
    • Antoine Barthélemy Tonduti (1771-1856), comte de L'Escarène, a été officier dans l'armée sarde. Il est nommé en 1808, par Napoléon Ier, secrétaire général du département de la Méditerranée. Après 1815, il est nommé directeur général des Postes de France, puis ministre des Travaux publics. En 1831, le roi Charles-Albert de Sardaigne le nomme ministre de l'Intérieur. Il quitta le ministère en 1835 en conservant le titre de Ministre d'État.
  • La famille Audiffret : Famille d'origine italienne, qui francise son nom en s'établissant dans la vallée de Barcelonnette. La branche niçoise de la famille descend de Pierre d'Audiffret, capitaine, commandant les armées espagnoles, gouverneur de Lérida en 1517. Son fils Marcellin fonde la branche de Nice. Son petit-fils, Jean d'Audiffret, chevalier, s'établit à Nice, et se marie à Villefranche le 6 juin 1644 avec Françoise de Conceil, de la ville de Crémone[10]. Le pape Pie VII séjourne à L'Escarène, en 1814, dans la maison de Jean-Baptiste d'Audiffret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

L'Escarène
Blason de L'Escarène Blason D’or au chevron d’azur chargé de cinq étoiles du champ, accompagné en pointe d’un faucon de sable posé sur un mont isolé du même, à la bordure denticulée aussi de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Marius Peirani, Mon village : L'Escarène, Serre éditeur (collection les régionales), Nice, 1989 (ISBN 978-2-86410-115-4) ; p. 208
  • Charles-Alexandre Fighiera, L'Escarène, passé religieux et féodal, p. 70-86, Nice-Historique, année 1980, no 72 Texte
  • Charles-Alexandre Fighiera, L'Escarène, passé religieux et féodal (suite), p. 101-121, Nice Historique, année 1980, no 73 [ http://www.nicehistorique.org/vwr/?nav=Index&document=1712 Texte]
  • Charles-Alexandre Fighiera, L'Escarène, le rôle de la communauté de l'Escarène au point de vue paroissial (suite et fin, p. 74-84, Nice Historique, année 1982, no 77 Texte
  • Charles-Alexandre Fighiera, L'Escarène, la paroisse depuis 1792, p. 12-29, Nice Historique, année 1981, no 74 Texte
  • Charles-Alexandre Fighiera, L'Escarène, œuvres pies et vocations, p. 115-129, Nice Historique, année 1981, no 75 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tour Eiffel en français, allemand et anglais sur le site web Structurae. Consulté le 03/02/2010..
  2. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 254.
  3. CG06 : L'Escarène
  4. Nice Rendez-Vous : L'Escarène
  5. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Jules de Orestis, La noblesse niçoise. Notices historiques sur les principales familles de l'ancien comté de Nice, p. 105-106, Nice-Historique, 1910, no 236 Lire en ligne
  9. Généalogies historiées et blasonnées : Les Tonduti de L'Escarène
  10. Généalogies historiées et blasonnées : Audiffret - Branche de Nice