L'Enfer du dimanche

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L'Enfer du dimanche

Titre québécois Les Héros du dimanche
Titre original Any Given Sunday
Réalisation Oliver Stone
Scénario Daniel Pyne
John Logan
Oliver Stone
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Ixtlan
Donners' Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame sportif
Sortie 1999
Durée 150 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Enfer du dimanche ou Les Héros du dimanche au Québec (Any Given Sunday) est un film américain réalisé par Oliver Stone, sorti en 1999, et dont le thème est le football américain.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les Miami Sharks, prestigieuse équipe de football américain, sont dans une mauvaise passe et luttent pour obtenir une place en playoff. Leur quarterback star Jack « Cap » Rooney (Dennis Quaid) est de plus en plus contesté au sein de l'équipe à cause de son âge, notamment par l'ambitieuse présidente Christina Pagniacci (Cameron Diaz), qui veut moderniser la franchise. De plus, l'entraîneur Tony D'Amato (Al Pacino), qui a mené dans le passé l'équipe à deux victoires en finale du championnat, est critiqué car considéré comme vieillissant. Le jeune Willie Beamen (Jamie Foxx) remplace Cap après la blessure de ce dernier et, malgré des débuts hésitants, fait rapidement sensation par son jeu spectaculaire. Rapidement, les résultats des Sharks s'améliorent, et Beamen voit sa popularité grimper, popularité qui lui monte vite à la tête. S'instaure alors une guerre entre Beamen, qui veut mener les matches à sa manière au mépris des cahiers de jeu, et D'Amato qui compte bien se faire respecter jusqu'au bout de sa carrière, dont il sent la fin proche.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

« J'ai toujours eu envie de tourner un film à grande échelle sur le foot, mêlant les destins d'une quinzaine de personnages, comme dans les classiques des années quarante-cinquante. Je voulais que ce soit un film moderne, mais je souhaitais également y rendre hommage à une certaine tradition du cinéma hollywoodien, avec une action dense et serrée, du mouvement et de l'ampleur, une figuration abondante et démonstrative[2]. »

Oliver Stone

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Oliver Stone développe un script intitulé Monday Night avec l'aide de Jamie Williams (ancien tight end des Cornhuskers du Nebraska et des 49ers de San Francisco) et du journaliste sportif Richard Weiner. En parallèle, il acquière les droits d'un script intitulé On Any Given Sunday écrit par John Logan. Puis il incorpore un 3e scénario titré Playing Hurt et écrit par Daniel Pyne.

En mai 1999, la première page du script officiel mentionne donc : « première version par Jamie Williams & Richard Weiner, John Logan, Daniel Pyne ; révisions conséquentes par Gary Ross; révisions par Raynold Gideon & Bruce A. Evans ; révisions par John Logan ; révisions par Lisa Amsterdam & Robert Huizenga ; révisions par Oliver Stone » Cependant la Writers Guild of America n'accorda pas autant de crédits. Logan et Stone sont crédités comme scénaristes, et Pyne et Logan sont crédités comme auteur de l'histoire de départ. Bien que Williams et Weiner ne soient pas crédités comme scénaristes, ils apparaissent au générique comme consultants[2].

Le scénario s'inspire également du livre You're Okay, It's Just a Bruise: A Doctor's Sideline Secrets[3] de Robert Huizenga, ancien médecin au sein des Raiders dans les années 1980. Il travaillait sous les ordres du Dr. Rosenfield, qui cachait souvent la gravité des blessures des joueurs en leur disant « You're okay, it's just a bruise » (« tu es OK, c'est juste une contusion »). Dans le film, le personnage incarné par James Woods dira la même chose à Cap quand il se blesse.

Casting[modifier | modifier le code]

Pour le rôle de Tony D'Amato, Oliver Stone voulait en premier choix Al Pacino et Robert De Niro. Ce dernier n'accepte finalement pas le rôle, qui revient donc à Pacino[3]. Clint Eastwood a failli être attaché au rôle, mais il voulait également réaliser le film[3].

Stone a rencontré Cuba Gooding Jr. pour le rôle de Willie Beamen, mais Stone n'aimait pas le fait qu'il ait joué un rôle similaire dans Jerry Maguire (1997). Le rôle est également proposé à Chris Tucker, qui le refusa, et au rappeur Sean "Puffy" Combs, qui le refusa également, en raison d’incompatibilité d'emploi du temps[3]. Ving Rhames et David Duchovny ont également refusé un rôle[3]. Edward Burns a été d'abord choisi pour le rôle de Nick Crozier, finalement obtenu par Aaron Eckhart[3].

Jim Caviezel joue le fils de Tony D'Amato, mais ses scènes ont été supprimées. Elles sont visibles dans les bonus du DVD. Tom Sizemore a également été coupé au montage[3].

Cinq membres du Pro Football Hall of Fame font une apparition dans le film en tant que coaches des cinq équipes qu'affrontent les Miami Sharks : Bob St. Clair joue le rôle de l'entraîneur des Minnesota Americans, Y.A. Tittle celui des Chicago Rhinos, Dick Butkus celui des California Crusaders, Warren Moon celui des New York Emperors et Johnny Unitas celui des Dallas Knights.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné principalement en Floride, à Miami et à Irving (pour le dernier match du film). Le Miami Orange Bowl a été utilisé comme stade de l'équipe des Miami Sharks, le Sun Life Stadium pour le match censé se dérouler en Californie et le Texas Stadium pour le dernier match à Dallas. Des scènes ont également été tournées à Homestead, Miami Beach, Fort Lauderdale[4].

La maison de Cap est en réalité la maison de Dan Marino, ancien quarterback des Dolphins de Miami[3].

Bande originale[modifier | modifier le code]

La bande originale du film est surtout composée de morceaux de rap, rock alternatif et R'n'B. L'album, sorti sous le label Atlantic Records, a atteint la 28e place du Billboard 200 aux États-Unis.

Réception[modifier | modifier le code]

Le film a rapporté 100 230 832 $ au box-office dans le monde entier (dont 75 530 832 $ aux États-Unis)[5]. En France, il a attiré dans les salles 474 561 spectateurs[6].

Il a obtenu des critiques mitigées, recueillant 49 % de critiques positives, avec un score moyen de 5,5/10 et sur la base de 118 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[7]. Sur Metacritic, il obtient une note de 52/100 sur la base de 32 critiques[8]. En France, le film a été plutôt favorablement reçu par la presse, Le Figaroscope évoquant un film ambivalent et « indéniablement puissant », L'Événement du jeudi un « un savoureux éloge du jeu » « brillamment mis en scène et interprété », Le Parisien un « rythme d'une rafale de mitrailleuse, avec quelques rares plages de calme qui donnent à peine le temps au spectateur de reprendre son souffle », Première un film « défendu avec un bel enthousiasme », Le Nouvel Observateur un « Platoon version sport de combat », brillant mais trop long, Les Cahiers du cinéma « un film démodé, incertain de lui-même et de ses enjeux » et Les Inrockuptibles une « compilation de clichés éculés sur le sport-spectacle »[9].

National Football League[modifier | modifier le code]

Oliver Stone n'ayant pas obtenu la permission d'utiliser les logos et les véritables noms des équipes de la National Football League, il a créé pour son film la ligue fictive appelée Association of Football Franchises of America (AFFA) et a remplacé le nom de Super Bowl par Pantheon Cup[2]. Dans son film, l'équipe de Miami s'appelle les Sharks. Dans la réalité, ce sont les Dolphins de Miami.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[10].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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