L'Attrape-cœurs

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L'Attrape-cœurs
Auteur J. D. Salinger
Genre Roman
Version originale
Titre original The Catcher in the Rye
Éditeur original Little, Brown and Company
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale 1951
Version française
Traducteur Jean-Baptiste Rossi
Lieu de parution Paris
Éditeur Robert Laffont
Date de parution 1953
Nombre de pages 256 p.

L'Attrape-cœurs (The Catcher in the Rye) est un roman de J. D. Salinger. Publié aux États-Unis en 1951, plus de 60 millions d'exemplaires ont été vendus à ce jour et il s'en vendrait environ 250 000 chaque année[réf. souhaitée].

Il constitue l'une des œuvres les plus célèbres du XXe siècle et un classique de la littérature, à ce titre enseigné dans les écoles aux États-Unis et au Canada, bien qu'il ait été critiqué en raison de certains des thèmes abordés (prostitution, décrochage scolaire, obsession de la sexualité) et du niveau de langue (langage familier et souvent injurieux). La notion d'antihéros débute alors aux États-Unis et choque le grand public.

Le titre original du roman (The Catcher in the Rye) fait référence au poème écossais Comin' Thro' the Rye (en) de Robert Burns.

Résumé[modifier | modifier le code]

Écrit à la première personne, le roman relate les trois jours durant lesquels Holden Caulfield vit seul dans New York, après avoir été expulsé de Pencey Prep (école préparatoire).

Dans les premiers chapitres, il évoque ses rencontres avec des étudiants de Pencey (en particulier Stradlater et Ackley), qu'il qualifie de superficiels. Après avoir été renvoyé du collège, Holden fait rapidement ses bagages et quitte l'école en plein milieu de la nuit. Ayant pris un train pour New York, il se refuse à regagner directement l'appartement familial et préfère réserver une chambre dans un hôtel sordide, Edmont Hotel. Il passe la soirée à danser avec trois jeunes filles de Seattle (dont seulement une est jolie selon lui) et rencontre une prostituée, avec qui Holden aura un léger malentendu : il refuse de faire quoi que ce soit avec elle, mais la paye quand même pour lui avoir accordé son temps. La prostituée, Sunny, revient plus tard dans la soirée pour lui demander plus d'argent qu'il était convenu et lorsque Holden refuse de payer, il reçoit un coup violent de la part de son proxénète.

Holden passe deux jours en ville, largement caractérisés par l'ivresse et la solitude. Au point qu'il finit dans un musée, où il compare sa vie avec celles des statues, qui sont fixées et ne changent jamais. L'adolescent est effrayé et nerveux à l'idée de grandir, de devenir adulte. Il se pourrait que ces doutes aient, en partie, été causés par la mort de son frère, Allie. À la fin du roman, Holden finira par faire un tour chez lui, pendant l'absence de ses parents, pour prendre des nouvelles de sa petite sœur Phoebé, « une petite crevette » de 10 ans qui se trouve être la seule personne qu'il aime littéralement et avec qui il peut communiquer aisément. L'explication du titre est donnée dans ce chapitre, lorsque Holden et Phoebé parlent du poème de Robert Burns, Comin' Thro' the Rye (en). Il s'imagine dans un champ de seigle avec des milliers de petits « mômes ». Il est au bord d'une falaise et doit seulement les empêcher de tomber, s'ils ne regardent pas où ils vont, s'ils s'approchent trop près du bord. Il serait « l'attrape-cœurs » (« the catcher in the rye »). On peut comprendre ce passage comme étant la plus grande envie de Holden : empêcher les enfants de grandir, de tomber de la falaise.

Après avoir quitté l'appartement, Holden décide d'aller rendre visite à un ancien professeur d'anglais, M. Antolini, qui lui propose de rester chez lui pour la nuit. Ils discutent tous deux de longs moments et le professeur pressent la « chute » de l'adolescent. Mais durant la nuit, Holden se réveille brusquement et surprend M. Antolini qui lui caresse la tête d'une façon qui lui semble « perverse ». Il quitte l'appartement de son ancien professeur et passe son dernier après-midi en ville. Il se demandera plus tard si son interprétation du geste de M. Antolini n'était pas exagérée.

Holden décide alors de s'en aller de New York, pour partir loin à l'ouest, et confie son désir à Phoebé, qui insiste pour partir avec lui, peu importe où il ira. Il refuse de l'emmener, ne voulant pas lui avouer que lui-même ne pourrait jamais le faire. Ils vont ensuite au zoo ; Holden regarde sa petite sœur sur un manège, admiratif et nostalgique à la fois. À la fin du livre, Holden ne veut pas parler de son présent, le trouvant sans importance. L'adolescent âgé de 17 ans se trouve alors dans une sorte d'hôpital psychiatrique (il se qualifie de « malade » et parle du « psychanalyste d'ici »). Il précise qu'il entrera dans un nouveau lycée à l'automne, et avoue que les personnes dont il a parlé dans le roman lui manquent.

Le contenu[modifier | modifier le code]

S’il ne faut pas espérer un récit traditionnel, il s’agit pourtant bien, quand même, de l’histoire d’une vie. Le livre n’est autre que le récit à la première personne de seulement trois jours de la vie d’un adolescent new yorkais, Holden Caulfield, quelques jours avant les vacances de Noël. Mais ce sont ces trois journées au cours desquelles il sort des rails qui lui étaient fixés, durant lesquelles se concentre toute sa vie passée et où son avenir bascule.

Le narrateur s’en défend bien : « Je ne vais pas vous faire entièrement ma saleté d’autobiographie ni rien. » Il se contentera de raconter de façon chronologique l’emploi du temps de deux journées : le jour de son départ de l’école de Pencey et le lendemain, son errance dans la ville. Mais ce rapport heure par heure, ce compte-rendu détaillé de tous ses faits et gestes, bien qu’il soit strictement chronologique, s’ouvre vers des parenthèses et des digressions qui, finalement, constitueront bel et bien une autobiographie de Holden.

Au bout du compte, il donne les renseignements qui permettent de connaître son environnement familial et social, ainsi que ses relations à ses parents, à ses camarades, à ses professeurs, à son grand frère, désigné par les initiales D. B., qui travaille à Hollywood et roule en Jaguar, et à sa petite sœur d’une dizaine d’années, Phoebé, le seul être vivant pour lequel il semble éprouver tout à la fois de l’admiration et de l’affection. Il y a aussi son petit frère, Allie, mais celui-ci est mort d'une leucémie quand il était adolescent, et sans doute est-il largement fantasmé.

Le style[modifier | modifier le code]

Le style du roman est indiqué dans la première phrase : c’est un style parlé, et même relâché, plein de tics de langage, avec des mots approximatifs, des tournures familières, voire vulgaires, et des expressions dévalorisantes à toutes les lignes. Rien que sur la première page, on trouve « mon enfance pourrie », « toute cette salade », « ma saleté d’autobiographie » et « ce truc idiot ». Cependant, le texte est souvent drôle, et cet humour décalé provient en partie d'images employées, de comparaisons saugrenues, d'expressions inattendues, d'argot imaginatif.

De plus, il y a cette interpellation étonnante, ce « vous » qui dès les premiers mots happe le lecteur et le bouscule, le place en position inconfortable, entre curiosité et connivence. C’est à vous, lecteur, que ce récit s’adresse, directement et sans artifice.

Cependant, peu à peu, au fur et à mesure qu’il avance dans le livre, le lecteur se rend compte que ce « vous » est un autre, et qu’en fait le texte se présente plutôt comme la transcription écrite d’un long récit enregistré au magnétophone. Dès lors, si ce n’est pas lui qui est pris à parti, le lecteur se trouve porté à une nouvelle interrogation : qui est ce « vous » auquel Holden s’adresse ? Cette question crée un effet de suspense car on devine que la réponse ne sera fournie qu’à la dernière page du livre.

Quoi qu'il en soit, le langage dans lequel il est écrit constitue le point fort du roman, sans doute son intérêt principal pour les lecteurs anglo-saxons, mais aussi la plus grande source de difficultés pour le traducteur dans une autre langue. C'est ce qui justifie que le livre ait connu deux traductions en français, aucune d'entre elles n'étant complètement satisfaisante, la seconde plus respectueuse de la forme, la première plus fidèle à l'esprit du livre par sa tonalité juvénile.

Le caractère du personnage[modifier | modifier le code]

Le caractère du personnage apparait lui aussi clairement dès le début du récit, ne serait-ce que par sa façon de s’exprimer, mais également par son comportement. Holden se démarque de ses camarades de son âge qui, tous, assistent au match de football américain de fin d’année. « Vous pouviez entendre leurs gueulantes, profondes et terrifiantes du côté de Pencey, parce que pratiquement toute l’école était là, excepté moi. »

Holden est à part, en dehors, et selon ses propres termes « terrifié » par cette activité pourtant hautement fédérative qu’est le sport dans un collège de garçons. Holden n’est pas comme les autres, en somme il n’est pas « normal ». C'est un personnage qui n'est pas dans les normes. Il est marginal.

Est très révélatrice également de sa personnalité la façon qu’il a de dénigrer, d’exagérer les détails sans importance et de traiter comme insignifiantes les choses qui en réalité le touchent. Dans ses outrances, il perd le sens des proportions et de la mesure, et cette indifférenciation lui permet de jouer l’indifférence. Il aime monter des bobards, se présenter sous de faux noms, faire croire des choses qui ne sont pas, mais lui-même, à ce jeu, perd le sens du réel. Sans doute souffre-t-il d’une trop grande sensibilité dont il se protège par une exagération systématique qui lui permet de tout mettre sur le même plan. En réalité, il a peur de ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives, « elles le tuent ». C’est une de ses expressions favorites, qu’il faudrait presque prendre au pied de la lettre.

Les êtres humains n’éveillent en lui que du dégout, de l’incompréhension, de l’agacement, parfois, au mieux, de la compassion mêlée d’écœurement. Il semble qu’il y ait toujours une distance infranchissable, un magma mou, entre lui et les autres. Une chose, pourtant anodine, le préoccupe et il y revient plusieurs fois : que deviennent les canards de Central Park lorsque le lac est pris par le gel ? Cette image remplace une interrogation informulée qui inconsciemment doit hanter le personnage : que deviennent les hommes lorsqu’ils perdent tout contact chaleureux avec les autres et lorsque la glace peu à peu les enserre ?
Étranger au monde et à lui-même, Holden ne sait pas quel mal le ronge. Ses difficiles relations aux autres deviennent même impossibles lorsqu’il aborde les filles, car la sexualité tout à la fois le fascine, l’obsède et le terrifie. Ainsi s’explique l’épisode à l’hôtel avec la prostituée qui le traite de « couille molle ».

La construction[modifier | modifier le code]

Ainsi apparait la construction du livre, en boucle, la fin reprenant en les précisant les éléments d’information du début mais il y a entre les deux l’épaisseur d’une vie, et la saisie sur le vif d’un cas clinique et sa démonstration. Cependant, s’il y a du suspens dans le roman, il n’y a pas de surprise. Il s’agit bien en effet de la chronique d’un désastre annoncé.

La clé du roman est donnée par M. Antolini, ce pédagogue un peu hors normes qui aime la philosophie et la poésie et qui comprend, sans doute mieux que d’autres, cet âge incertain et fragile qu’est l’adolescence. Seul ce professeur a su approcher la vérité de Holden : « Franchement je ne sais que diable te dire, Holden [...] J’ai l’impression que tu marches vers une sorte de terrible, terrible chute... » Lui seul a pressenti la catastrophe — et, bien malgré lui, l’a précipitée en voulant aider Holden, lui témoigner son affection, sa tendresse.

C’est de l’intérieur, et de façon intime, que nous comprenons ce dont souffre Holden, car le texte écrit là n’est autre que le discours vivant d’un adolescent qui a basculé dans la folie. « Ce truc idiot » qu’il raconte, c’est la façon dont il a dérapé, comment, d’un long mouvement continu et inéluctable, il est parti à la dérive. Nous le voyons progressivement perdre ses attaches et insensiblement s’enfoncer. Ce livre est l’histoire d’un naufrage.

Perspectives[modifier | modifier le code]

L’auteur ne nous laisse guère d’espoir, sauf peut-être si Holden, d’avoir si longuement raconté sa vie, de s’être confié — même dans le cadre d’une institution — découvrait que ce qui peut le raccrocher au monde, c’est la parole. Ses derniers mots maladroitement expriment cela :

« Tout ce que je sais, c’est que tous ceux dont j’ai parlé me manquent pour ainsi dire […] C’est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer. »

Holden comprendra peut-être que le manque est le revers de l’attachement, que c’est parfois douloureux, et que la solution est le vide. Peut-être apprendra-t-il à ne plus avoir peur et à exprimer ses sentiments. Peut-être enfin, comme pour les canards de Central Park, quelqu’un viendra-t-il le chercher et le délivrer de son enfermement ?

Controverse[modifier | modifier le code]

Ce livre marquera J. D. Salinger : après s'être exilé dans une maison isolée, l'auteur ne publiera plus rien à partir de 1965. Cependant, il ne cesse d'écrire et à son décès, sa maison contient une dizaine d'histoires[1].

L'Attrape-cœurs a été placé sur la « Banned books list » (Liste des livres bannis, ou censurés) aux États-Unis du fait qu'il montre un mauvais exemple aux adolescents et pourrait avoir amené, dans une moindre mesure, Mark David Chapman à tuer le chanteur John Lennon. Il est demandé aux professeurs d'expliquer et d'analyser le livre avec les élèves.

Références dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Les références à L'Attrape-cœurs sont nombreuses et variées dans la culture populaire. De plus, le roman s'est retrouvé lié à certains assassinats célèbres qui ont gonflé la controverse et l'intérêt du public.

  • L'assassin de John Lennon, Mark David Chapman, avait sur lui un exemplaire du roman avant de tuer l'ex-membre des Beatles. Les policiers qui arrêtèrent Chapman découvrirent une dédicace de Lennon, signée quelques heures plus tôt.
Dans Complots, film avec Mel Gibson et Julia Roberts, les pseudo-meurtriers ayant la mémoire effacée collectionnent, sans savoir pourquoi, les exemplaires du livre L'Attrape-cœurs (en référence au meurtrier de John Lennon).
Dans le film Dans la maison, Jeanne cite Mark Chapman, l'assassin de John Lennon, qui avait sur lui un exemplaire du roman, comme exemple que la littérature peut être malsaine.
  • Dans la série Esprits criminels, L'Attrape-cœurs est considéré comme un livre de références de certains tueurs en série.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le groupe français Indochine a écrit une chanson nommée Des fleurs pour Salinger.
  • Frank Iero, guitariste de My Chemical Romance, dit que ce livre est son livre préféré. Il donnera le nom de l'école d'Holden Caufield (Pencey Prepatory) à son ancien groupe : Pencey Prep. Beaucoup de chansons seront inspirées du livre.
  • Le titre du roman, The Catcher in the Rye, est mentionné dans la chanson I Must Be Emo du groupe Hollywood Undead.
  • Le titre du roman est mentionné dans la chanson de 1989 de Billy Joel, We Didn't Start the Fire.
  • Le groupe de Metalcore/Deathcore anglo-saxons Bring Me The Horizon a écrit une chanson nommée Who wants flowers when you're dead? Nobody en référence à l'œuvre de Salinger.
  • Le groupe punk-rock californien Green Day a écrit une chanson nommée Who wrote Holden Caulfield? (« Qui a écrit Holden Caulfield ? »)
  • Dans la chanson Get it Right de The Offspring, il est fait mention du personnage d'Holden Caulfield.
  • Dans la chanson Magna Cum Nada du groupe Bloodhound Gang où le nom d'Holden Caulfield est cité ainsi que le nom anglais du roman : The Catcher in the Rye.
  • La chanson Catcher In The Rye, sur l'album Chinese Democracy de Guns N' Roses, fait directement référence au roman.
  • Le groupe musique français Holden tire son nom du personnage principal.
  • Le chanteur français Cali se demande « Où vont les canards quand il fait trop froid ? » dans sa chanson Il y a une question (album L'Amour parfait, piste no 4), faisant allusion à une question récurrente du personnage principal.
  • Dans la chanson Rue Simon Bolivar de David McNeil (J'ai déjà fait mon arche, 1975), le fils parle à son père et lui dit, à la fin de la chanson : « Mais, papa, c'était déjà trop tard ; j'avais chapardé ma guitare et j'avais lu le Catcher in the Rye »[3].
  • Dans la chanson Mélancolique, Benjamin Biolay fait référence à l'Attrape-cœurs dans la phrase « Anachronique candeur, politique de l'attrape-cœurs ».
  • Dans la chanson The code of love (extrait de l'album True de 1983) , le groupe Spandau Ballet cite le titre :The Catcher in the Rye.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans Shining de Stanley Kubrick, Shelley Duvall, qui interprète l'épouse du personnage joué par Jack Nicholson, est filmée lisant The Catcher in The Rye.
  • Dans le film Annie Hall, de Woody Allen, Alvy détient un exemplaire de L'Attrape-cœurs.
  • Dans la série télévisée How I Met Your Mother (saison 8, épisode 9), Ted Mosby appelle le bébé de Lily et Marshall « Holden Crawlfield » (crawl signifiant ramper).
  • Dans le film Méchant menteur, le personnage interprété par Amanda Bynes explique la signification du titre L'Attrape-cœurs à un élève ayant de la difficulté avec ce roman.
  • Dans les films de Kevin Smith, Méprise multiple et Jay et Bob contre-attaquent, deux personnages se prénomment Holden McNeil (Ben Affleck) et Banky Edwards (Jason Lee). Les noms sont des références à Holden Caulfield et Ed Banky, deux personnages de L'Attrape-cœurs.
  • Dans le film L'Obsédé, de William Wyler (1965), le kidnappeur, Freddie Clegg, ne comprend pas pourquoi son otage, Miranda Grey, peut apprécier ce livre, et finit même par le déchirer en le qualifiant d'« ignoble ».
  • Dans le film Six degrés de séparation, Will Smith expose les grandes lignes de sa thèse fictive sur L'Attrape-cœurs à la famille bourgeoise qui le reçoit, afin de passer pour un étudiant cultivé.
  • Le dramaturge français Bernard-Marie Koltès a aussi écrit une adaptation théâtrale du roman intitulée Sallinger (avec deux « l ») et publiée en 1998 aux Éditions de Minuit. Le rôle principal est occupé par le personnage du « Rouquin », grand frère charismatique et décédé, peut-être fantasmé, de Holden.
  • Le personnage principal du film The Good Girl, interprété par Jake Gyllenhaal, se nomme Holden Worther en référence à Holden Caufield. À plusieurs reprises, Holden Worther fait mention de son ouvrage de référence : L'Attrape-cœurs.
  • Dans Deux garçons, une fille, trois possibilités, lors de leur premier repas à la pizzeria, les personnages font référence à ce livre qu'Alex est en train de lire. Eddie raconte ensuite une anecdote comme quoi sa mère aurait vomi sur la pelouse de Salinger.
  • Dans le film Submarine, Oliver donne un exemplaire de L'Attrape-cœurs à sa petite amie Jordana.
  • Dans le film Sublimes Créatures le héros du film accroche les couvertures de plusieurs romans sur une carte, parmi les romans accrochés on peut apercevoir distinctement la couverture de l'Attrape-cœurs.
  • Référence est aussi faite au livre dans le film Complots, relatant l'histoire d'un tueur formé par le gouvernement (comme Chapman selon ses dires) et qui ne peut s'empêcher d'acheter l'attrape-coeur dès qu'il en voit un exemplaire.
  • Dans la série Pretty Little Liars,
    • Spencer donne à Toby l'Attrape-cœurs (en version française).
    • Saison 1, épisode 16 : on peut apercevoir Toby Cavanaugh (Keegan Allen) lire The Cather In The Rye lorsque Emily Fields (Shay Mitchell) le rejoint dans le café de Rosewood.

Dessin animé[modifier | modifier le code]

  • Dans l'anime Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, une grande partie de l'intrigue principale tourne autour de L'Attrape-cœurs : on peut y voir une relecture de l'œuvre dans un monde futuriste.[réf. nécessaire]
  • Le second épisode de la saison 14 de la série South Park débute sur la lecture imposée à l'école de L'Attrape-cœurs. Il inspirera par la suite à Stan, Kyle, Eric et Kenny la rédaction d'un livre « encore plus vulgaire et dégoûtant » que celui-ci dans lequel ils n'ont, d'après eux, trouvé « aucun truc crade », ce qui n'est manifestement pas l'avis de Butters qui se sent obligé de « tuer John Lennon », faisant référence, ironiquement, à l'emblématique meurtre de l'ex membre des Beatles.
  • Dans l'anime du manga Paradise Kiss de Ai Yazawa, lors de sa première apparition, on aperçoit l'héroïne qui lit L'Attrape-cœurs.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Ce livre est mentionné dans le troisième tome de It Girl de Cecily von Ziegesar.
  • Dans le roman Verre Cassé (2005) d'Alain Mabanckou, le héros éponyme rencontre à la fin un personnage qui est en train de lire The Catcher in the Rye et qui se prend pour Holden ; ce prétendu Holden assaille Verre Cassé de la fameuse question : « où vont les canards quand il fait trop froid ? ». C'est à lui que Verre Cassé remet son propre manuscrit avant de disparaître, à la fin du roman.
  • Dans 16 lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl. Ethan (le personnage principal) a lu ce roman quand il en parle.
  • Dans le monde de Charlie, le professeur de Charlie lui demande de lire "catcher in the rye"

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Parfums[modifier | modifier le code]

Autres références culturelles[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il existe deux traductions françaises de ce roman. La première est signée Jean-Baptiste Rossi (romancier plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot) et la seconde est due à Annie Saumont. Jean-Baptiste Rossi, âgé de 22 ans, avait publié chez Robert Laffont trois ans plus tôt son premier roman, Les Mal Partis. J. D. Salinger — qui maîtrisait parfaitement le français — avait félicité le jeune traducteur.

Traduction par Jean-Baptiste Rossi

  • Paris : Robert Laffont, 1953, 255 p. (Collection « Pavillons »).
  • Paris : le Livre de poche, 1967, 384 p. (Le Livre de poche, n° 2108). Réimpr. 1969.
  • Paris : le Livre de Poche, 1982, 384 p. (Le Livre de poche, n° 2108).
  • Paris : Librairie générale française, 1984, 282 p. (Le Livre de poche, n° 2108). (ISBN 2-253-00978-4).

Traduction par Sébastien Japrisot (anagramme et pseudonyme de Jean-Baptiste Rossi).

  • Paris : Robert Laffont, 1996, 258 p. (Collection « Pavillons »). (ISBN 2-221-08339-3).

Traduction par Annie Saumont

  • Paris : Robert Laffont, 1986, 237 p. (Collection « Pavillons »). (ISBN 2-221-04957-8).
  • Paris : Librairie générale française, 1991, 255 p. (Le livre de poche, n° 2108). (ISBN 2-253-00978-4).
  • Paris : Pocket, 1994, 252 p. (Pocket, n° 4230). (ISBN 2-266-06233-6).
  • Paris : Pocket, 2005, 257 p. (Pocket jeunes adultes). (Pocket jeunesse, n° J1504). (ISBN 2-266-14986-5).

Notes et références[modifier | modifier le code]