L'Art d'édifier

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L'Art d'édifier[réf. nécessaire] (De re aedificatoria) est un traité d'architecture écrit par Leone Battista Alberti, constructeur, ingénieur, théoricien et écrivain de la Renaissance italienne. La pertinence de son écrit et de sa pensée, au regard de la troisième révolution culturelle italienne, est, après 600 ans, toujours d'actualité[réf. nécessaire]. Elle porte sur l'importance anthropologique de l'architecture ainsi que de sa vocation anthropogénétique (genèse des vocations humaine).

Il[Qui ?] a contribué à l'institution de l'architecture.

Contenu[modifier | modifier le code]

C'est le génie le plus universel de la première renaissance italienne[Qui ?] et l'un de ses principaux créateurs (Léonard de Vinci, importé en France suite aux guerres d'Italie, bien que fabuleux peintre, dessinateur et ingénieur n'est pas un lettré universel). L'œuvre d'Alberti est méconnue en France par l'absence de traduction (L'Architecture et art de bien bastir, traduit par Jan Martin en 1550, De la peinture en 1868, puis presque rien[évasif] jusqu'aux années 1990). Il[Qui ?] a écrit plusieurs traités[Combien ?] sur la peinture, la famille, le droit. C'est à lui que l'on doit la première théorie de la perspective de 1435.

Le titre original de l'œuvre, donné en latin, se traduit mot à mot par « De la chose à édifier », d'où le raccourci « L'art d'édifier »[réf. nécessaire], de re signifiant « la chose » ou « la question » ; le titre réel serait donc la question de l'édifice ou encore Qu'est-ce que l'édifice[réf. nécessaire]. Ce titre ne doit donc pas être confondu avec le De l'architecture de Vitruve, bien qu'Alberti ait été lu au XVe siècle comme un « nouveau Vitruve ». Dans son livre, Alberti mentionne le mot architecture seulement trois fois sur des centaines de pages[Combien ?], il utilise plutôt le terme d'édification synonyme d'architecture[réf. nécessaire]. La version originale de son œuvre ne propose aucune illustration par crainte de la mauvaise interprétation des copistes ; ses différentes traductions en comportent pourtant : la première 82, la deuxième 95 et la troisième 88.

Son œuvre s'appuie sur trois principes :

  • Le dialogue : il souligne l'importance du dialogue en architecture : « Il n'y pas d'architecte sans dialogue » ; le rôle de l'architecte est de consolider l'institutionnalisation des hommes de façon aussi soutenue que la parole.
  • « dépenser le moins possible »,
  • Le temps (le temps est le domaine dans lequel on ne dépense jamais assez).

Les opérateurs d'Alberti sont constitués de cinq axiomes, dont les deux suivants :

  • La triade : Nécessité (necessitas), commodité (commoditas) et volupté (voluptas) (ou pour éviter toute connotation de l'emploi français de ce terme, plaisir) ; on retrouve ici la devise de Vitruve « Solidité, utilité et beauté ».
  • La conception, l'édification, ou le contexte dans lequel doit se faire chaque entreprise à savoir : la région, l'aire, la partition, les murs, le toit, les ouvertures.

À propos de la cabane primitive : d'abord et avant, le regroupement d'hommes animaux nécessitent le langage, et ensuite des murs et un toit. La nécessité de la continuité de l'environnement s'impose : ne pas démolir à moins d'y être forcé n'empêche pas l'innovation (cf. la mondialisation du patrimoine de l'UNESCO[évasif]).

Éditions[modifier | modifier le code]

Le traité est d'abord une oeuvre manuscrite, achevée en 1442, qu'il destine aux princes et aux mécènes. La première édition date de 1485. Un an avant la réédition du Traité de Vitruve.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

« Architectura - Les livres d'Architecture », sur architectura.cesr.univ-tours.fr (consulté le 9 septembre 2012)