L'Arlésienne (Daudet)

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L'Arlésienne est une nouvelle d'Alphonse Daudet, extraite des Lettres de mon moulin rassemblées et éditées en 1869.

Daudet en tira trois ans plus tard une pièce de théâtre homonyme en trois actes pour laquelle Georges Bizet composa une musique de scène. Créée au théâtre du Vaudeville le 1er octobre 1872, c'est un échec alors que la Suite pour orchestre que Bizet tire de sa musique deviendra un succès.

En 1879, Ernest Guiraud arrangera une deuxième Suite pour orchestre à partir des thèmes de Bizet, mort en 1875.

Daudet s'inspire du suicide d'un neveu de Frédéric Mistral le 7 juillet 1862. À la suite d'une déception amoureuse, le jeune homme se jette d'une fenêtre du domaine familial du mas du Juge sur une table de pierre. Mistral a confié cette histoire tragique à son ami Daudet qui l'a alors transposée dans sa nouvelle mais le fait d'avoir mis sur la place publique ce drame personnel ternira leur amitié[1].

La nouvelle[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Jan, garçon de la campagne, est fou amoureux d'une jeune fille de la ville d'Arles, rencontrée aux arènes. Ses parents consentent finalement à ce mariage. Un jour un homme vient parler au père de Jan et prétend qu'il a été l'amant de cette Arlésienne. Il lui montre des lettres qui attestent ses dires. Le lendemain, le père raconte toute l'affaire au fils Jan renonce au mariage, mais ne peut oublier l'Arlésienne. Comme ses parents se montrent inquiets à son sujet, il décide de donner le change en paraissant gai. Toutefois, rongé par le chagrin, il finit quand même par se suicider.

La pièce[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Le jeune homme ne s'appelle plus Jan mais Frédéric, et il ne vit plus avec ses deux parents, mais avec sa mère et son grand-père. Et son petit frère est l'innocent du village. Frédéric va être très malheureux car son arlésienne ne reviendra jamais de son voyage : elle est tombée amoureuse d'un autre. Madame Rose la mère de Frédéric va faire en sorte que Frédéric oublie son arlésienne en lui faisant épouser Vivette, une jeune fille très jolie, mais tout tourne au cauchemar et à la fin Frédéric se suicide. Dans cette pièce on voit la progression de l'innocent : il n'est pas si bête qu'il y paraît.

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Arlésienne (Bizet).

Remarque[modifier | modifier le code]

La pièce est à l'origine de l'expression « l'Arlésienne » pour désigner une personne ou une chose dont on parle tout le temps, mais qui n'apparaît jamais. En effet, bien que le personnage de l'Arlésienne soit au centre de l'intrigue, elle n'apparaît jamais sur scène.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Lafont, Mistral ou L'illusion, Plon,‎ 1954, p. 64

Voir également[modifier | modifier le code]

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