L'Apprenti sorcier (Dukas)

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Illustration de Der Zauberlehrling par F. Barth (1882).

L'Apprenti sorcier est un poème symphonique de Paul Dukas de 1897, inspiré par la ballade éponyme Der Zauberlehrling de Goethe écrite juste un siècle plus tôt. Composé sous forme de scherzo, sa création a lieu à Paris le 18 mai de la même année lors d'un concert de la Société nationale de musique, sous la direction du compositeur.

En 1937, la partition de L'Apprenti sorcier est à l'origine du projet du long-métrage d'animation de Disney Fantasia, sorti en 1940 avec Mickey dans le rôle-titre. Le dessin animé donnera sa popularité à l'œuvre musicale en dehors des salles de concert classique.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un apprenti sorcier tente d'animer un balai pour qu'il effectue son travail : remplir une bassine d'eau avec des seaux. Ne contrôlant plus son enchantement, il tente de le détruire à la hache, mais il se retrouve face à un deuxième balai suivant le premier pour inonder la maison. Son maître arrive enfin et répare les dégâts provoqués par l'apprenti[1].

Musique[modifier | modifier le code]

L'œuvre possède deux thèmes reconnaissables qui se jalonnent (ou s'affrontent) tout au long de l'écoute. On peut y entendre la mélodie du balai et la joie de l'apprenti, souvent modifiée par différentes harmonies pour représenter le doute, la peur et l'effroi (final). L'auditeur peut également situer l'évolution de la course du balai enchanté, les rigoles d'eau, le choc de la hache, son dédoublement ainsi que le chaos total. Dans le Fantasia de Walt Disney, on reconnaît dans son regard que le maître est hors de lui, mais reste calme. Les quatre dernières notes (claquantes) font penser à une gifle punissant l'imprudent (la version de Disney l'illustre d'ailleurs par un magistral coup de balai au derrière).

Orchestration[modifier | modifier le code]

L'Apprenti sorcier est écrit pour orchestre symphonique, avec piccolo, clarinette basse, trois bassons et un contrebasson en plus des bois « ordinaires », les trompettes sont renforcées de deux cornets à pistons, mais il n'y a pas de tuba pour les cuivres.

Instrumentation du l'Apprenti sorcier
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses, 1 harpe

Bois
1 piccolo, 2 flûtes,

2 hautbois,

2 clarinettes si bémol, 1 clarinette basse si bémol,

3 bassons, 1 contrebasson ou sarrusophone contrebasse

Cuivres
4 cors en fa,

2 trompettes en ut, 2 cornets à pistons si bémol,

3 trombones

Percussions
1 glockenspiel, 3 timbales,

grosse caisse, cymbales, triangle

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après la traduction d'Henri Blaze en possession de Paul Dukas.

Liens externes[modifier | modifier le code]