L'Anneau-Monde

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L’Anneau-Monde
Auteur Larry Niven
Genre Science-fiction, Roman
Version originale
Titre original Ringworld
Éditeur original Ballantine Books
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original États-Unis
Date de parution originale 1970
ISBN original 0-345-02046-4
Version française
Traducteur Jacques Polanis
Lieu de parution Paris
Éditeur OPTA
Collection Club du livre d'anticipation
Date de parution 1973
Type de média texte écrit
Nombre de pages 412
ISBN 978-2277235279
Série Cycle de l'Anneau-Monde
Chronologie
Les Ingénieurs de l'Anneau-Monde Suivant

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L’Anneau-Monde (titre original : Ringworld) est un roman de science-fiction de l’auteur américain Larry Niven, paru aux États-Unis en 1970 et en France en 1983.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Nessus, un extraterrestre, recrute Louis Wu et Teela Brown, deux Terriens, ainsi que Parleur-aux-Animaux, un autre extraterrestre, pour une mission d’exploration d’une mystérieuse planète artificielle ayant la forme d’un anneau, tournant autour d’une étoile.

Présentation de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Place dans le cycle de l’Anneau-Monde

Article détaillé : Cycle de l'Anneau-Monde.

L’originalité de ce Planet opera est de présenter une planète-anneau totalement artificielle, construite par une race extraterrestre que les héros du roman dénomment les Ingénieurs de l’anneau-monde. L’auteur mêle à un récit d’exploration de structure assez classique de nombreuses considérations techniques et scientifiques sur l’univers et sur l’anneau-monde.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de l'Anneau-Monde.

Données techniques sur l’Anneau-Monde[modifier | modifier le code]

  • Étoile K9 (de type G3, proche d’une G2, un peu plus petite et plus froide que notre Soleil) ;
  • Vitesse de l’anneau : 1 250 km/seconde ;
  • Masse de l’anneau : 2×1030 grammes, soit à-peu-près la masse de Jupiter (2 millions de milliards de milliards de t) ;
  • Rayon : 1,54×108 kilomètres (= 1 UA environ, soit la distance Terre-Soleil) ;
  • Largeur : 1,6×106 kilomètres (soit un peu plus que le diamètre de son étoile) 1,6 million de km ;
  • Superficie : 3×106 fois celle de la Terre = 1,6×1015 km2 environ (1,6 million de milliards de km2) ;
  • Hauteur des montagnes bordant l’Anneau : 1500 km ;
  • Plaques rectangulaires permettant l’alternance jour/nuit : 1,5×106 par 4×106 kilomètres, reliées par des câbles et en orbite plus rapprochée de l’étoile ;
  • Durée du jour : 30 heures ;
  • Temps de rotation de l’anneau : 7,5 jours ;
  • 1 falan = 10 révolutions = 75 jours ;
  • Gravité en surface : 9,73 m.s−2 = 0,992 g

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

  • Larry Niven aborde le thème de la surpopulation en l’élargissant à toute la galaxie, problème accru par l’usage généralisé de l'épice de longévité. Il présente ensuite diverses solutions inventées par des races extraterrestres. L’anneau-monde, aux proportions gigantesques, est l’une de ces solutions.
  • La civilisation des Marionnettistes de Pierson, présentée comme plutôt pacifique et très prudente, utilise deux armes particulières pour lutter contre ses ennemis potentiels : le tasp (un neuro-émetteur qui stimule chez sa victime les zones du plaisir) et la manipulation du patrimoine génétique des autres races.
  • Avec le personnage de Teela Brown, Larry Niven développe dans son univers de science-fiction une hypothèse selon laquelle la chance pourrait être transmise par les gènes. Ainsi, l’organisation sur Terre d’une “Loterie du Droit de Naissance” - dont seuls les gagnants sont autorisés à procréer - conduit à créer au fil des générations des lignées d’invididus au coefficient de chance de plus en plus élevé. Mais le corollaire de ce fort coefficient de chance, c’est le manque de maturité de ces personnes chanceuses qui n’ont jamais connu ni l’adversité, ni la douleur pour les faire progresser et mûrir.
  • Avec les cabines de transfert en usage sur la Terre, les déplacements sont quasi immédiats et la planète est devenue une grande ville mondiale (version amplifiée du global village de Marshall McLuhan) dont les communications se font en une seule langue : l’Interworld. Larry Niven décrit ainsi un monde standardisé dans lequel toute différence culturelle a quasiment disparu.
  • C’est avec beaucoup d’humour que Larry Niven invente des races extraterrestres dont les femelles ne sont douées d’aucune faculté intellectuelle remarquable.
  • La race extraterrestre des Étrangers s’occupe exclusivement d’acheter et de vendre des informations dans la galaxie, préfigurant ainsi la valeur stratégique de l’information qui explosera avec l’avènement de l’ère numérique.

Postérité littéraire[modifier | modifier le code]

Une planète artificielle du même type que l’anneau-monde de Larry Niven a été utilisée par l’auteur de science-fiction britannique Iain M. Banks dans son roman Une forme de guerre paru en 1987. Par ailleurs, l’auteur français Laurent Genefort a utilisé les ressources littéraires d’une sphère de Dyson complète pour créer l’univers d’Omale, un roman de science-fiction paru en 2001.

L’auteur allemand Michael Marrak cite l’Anneau-Monde comme l’un des romans qui a le plus influencé son écriture dans le domaine de la science-fiction.

Un autre anneau-monde : Titan de John Varley.

Terry Pratchett a été influencé par l’univers de Larry Niven lorsqu’il a écrit le roman Strate-à-gemmes, qui donnera plus tard lieu à l’univers du Disque-Monde.

Dans Halo : les Floods de William C. Dietz, on voit régulièrement la mention l’Anneau-Monde, surnom de l’Installation 04 (le premier Halo).

Clins d'œil[modifier | modifier le code]

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants :

Critiques spécialisées[modifier | modifier le code]

Dans son Histoire de la science-fiction moderne, Jacques Sadoul déclare à propos de ce roman : « […] Niven est désormais considéré comme le chef de file de l’école hard science qui va peu à peu prendre de l’importance. Ringworld est intéressant quant au thème et aux péripéties, mais fort mal écrit, ce qui surprend à l’époque d’écrivains comme Zelazny ou Ellison. […] Par suite, dans une année 1970 assez pauvre, exception faite du Zelazny, en comparaison des exceptionnelles années 1968 et 1969, le livre de Niven fait un Hugo honorable. »[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L’Anneau-Monde de Larry Niven, traduit de l’américain par Jacques Polanis, a connu différentes éditions françaises :

Voir également[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Jacques Sadoul, Histoire de la science-fiction moderne. 1911-1984, Robert Laffont, coll. “Ailleurs et Demain”, 1984, p. 307-308.
Précédé par L'Anneau-Monde Suivi par
La Main gauche de la nuit par Ursula K. Le Guin
Prix Nebula du meilleur roman
1970
Le Temps des changements par Robert Silverberg
Prix Hugo du meilleur roman
1971
Le Monde du fleuve par Philip José Farmer
(aucun)
Prix Locus du meilleur roman
1971
L'Autre Côté du rêve par Ursula K. Le Guin