L'Année philologique

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L'Année philologique  
Titre abrégé APh
Discipline Bibliographie
Langue Français, anglais, allemand, italien, espagnol
Publication
Maison d’édition Société internationale de bibliographie classique (SIBC) (Paris)
Période de publication 1928 à aujourd'hui
Fréquence Un numéro par an
Accès ouvert http://www.annee-philologique.com/aph/
Indexation
OCLC 605075074
Liens

L’Année philologique (abrégée en APh ; le titre complet est L’Année philologique : bibliographie critique et analytique de l’Antiquité gréco-latine[1]) est une bibliographie annuelle qui répertorie l'ensemble des publications scientifiques concernant la civilisation de la Grèce et de la Rome antiques. Tous les domaines sont pris en considération, de l'histoire politique aux sciences et techniques, en passant par la littérature, la linguistique, l'archéologie, le droit et la philosophie. Créée en 1926 par le latiniste Jules Marouzeau[2], elle est éditée à l'heure actuelle par le Centre Jean Pépin (UPR 76) du CNRS, avec la collaboration de plusieurs centres de recherche étrangers[3]. Propriété de la Société internationale de bibliographie classique (SIBC), L'Année philologique est disponible sous la forme de volumes imprimés dont la diffusion est assurée par la société d'édition Les Belles Lettres[3]. Depuis la fin des années 1990, elle est également consultable en ligne[4].

Contenu[modifier | modifier le code]

L’Année philologique paraît une fois par an au début de l'automne. En raison du temps nécessaire pour répertorier et traiter les nouvelles publications, elle ne signale celles-ci qu'au minimum deux ans après leur parution. Depuis la création de la base de données « L’Année philologique sur Internet », le contenu de chaque nouveau tome imprimé est aussitôt intégré à la base de données en ligne[1].

L’Année philologique recense les monographies et les articles parus dans des périodiques et des recueils (actes de colloques, mélanges, etc.). Les monographies sont mentionnées avec, éventuellement, des informations sur leur contenu, tandis que les articles sont d'habitude accompagnés d'un bref résumé rédigé, selon l'origine de la notice, en allemand, en anglais, en espagnol, en français ou en italien. La revue ne porte pas de jugement de valeur sur les publications qu'elle signale, mais indique, pour chaque monographie, les principaux comptes rendus auxquels elle a donné lieu[1].

L’Année philologique n'est pas une bibliographie exhaustive : destinée avant tout à la recherche, elle ignore par exemple les publications purement scolaires et les ouvrages de simple vulgarisation, et, même si elle enregistre un très grand nombre de publications, elle ne peut pas recenser la totalité de ce qui paraît chaque année et doit donc être complétée par le recours à des bibliographies spécialisées (archéologie, épigraphie, papyrologie, etc.)[1]. La plupart de celles-ci sont signalées dans chaque tome de la revue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

L’Année philologique est créée en 1926 par Jules Marouzeau[2]. Celui-ci commence par publier, en 1927, les deux volumes d'une importante bibliographie, Dix années de bibliographie classique (1914-1924), destinés à couvrir les années précédant la création de la revue. Le premier volume de L’Année philologique paraît en 1928 et prend la suite des Dix années de bibliographie classique[5]. Jules Marouzeau est le premier directeur de la revue. L'une des premières collaboratrices importantes de la revue est Juliette Ernst, qui participe à la revue à partir de 1929, avant d'en devenir la rédactrice en chef puis, en 1963, la directrice. À partir de 1946, année où Juliette Ernst est recrutée par le CNRS comme « collaborateur technique » (grade équivalent au grade d'ingénieur dans la terminologie des années 2010), la plupart des membres de la rédaction française sont des agents du CNRS.

À partir de 1965 : création des rédactions à l'étranger[modifier | modifier le code]

Au fil du temps, L’Année philologique crée des comités de rédaction à l'étranger chargés de répertorier les parutions dans les différents pays. La première rédaction hors de France est la rédaction américaine, fondée en 1965 à Chapel Hill, N. C., qui est alors chargé du recensement des publications d'antiquisants aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande et dans plusieurs pays du Commonwealth[5]. En 1972, une rédaction allemande est fondée à Heidelberg, en Allemagne fédérale, pour couvrir les publications en Allemagne et en Autriche[5]. Quelques années après, en 1977, une rédaction suisse est créée à Lausanne[5]. En 1995, une nouvelle rédaction est créée en Italie, à Gênes, pour couvrir les parutions italiennes, puis, en l'an 2000, une rédaction espagnole, à Grenade, qui prend aussi en charge les publications au Portugal et en Amérique latine[5]. La rédaction française, de son côté, assure la direction d'ensemble de la revue, et traite les publications en Europe hors des pays où des rédactions spécifiques existent, ainsi que les publications en Afrique[6].

Années 1980-2000 : l'informatisation de la revue[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1980, plusieurs dizaines de volumes (les tomes 1 à 44) sont rendus disponibles sur microfiches, mais ce support est ensuite abandonné en raison du peu de succès qu'il rencontre[4]. La numérisation de L’Année philologique commence véritablement en 1988[5]. À partir de 1989, un projet d'informatisation sur CD-Rom, la Database of Classical Bibliography (DCB), aboutit à la publication de deux versions sur CD-Rom en 1995 et 1997 (la version 2 reprend le contenu des tomes 45 à 60)[7], puis abandonné, notamment en raison de son coût, au profit d'une mise en ligne sur Internet[4].

En 1994 est créée AnPhil, une base de données relationnelle permettant un travail collectif en réseau, et désormais employée par les membres des différentes rédactions pour rédiger les notices[8]. La base AnPhil sert de base pour la mise en ligne progressive de L’Année philologique sur Internet, d'abord par le biais du projet AnPhilNet, en libre accès de 1999 à 2002 et qui couvrait seulement les volumes 66 (1995) à 70 (1999), puis, à partir de 2002, via une base Oracle appelée « L’Année philologique sur Internet », où a été intégré l'ensemble des données des volumes imprimés depuis le tome 1 (1924-1926), et qui est accessible moyennant un abonnement payant auquel peuvent souscrire les institutions (universités, écoles, bibliothèques) et les particuliers[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Page « Élaboration » du site anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.
  2. a et b Page d'accueil du site anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.
  3. a et b Page d'accueil du site anneephilologique.com. Page consultée le 5 février 2011.
  4. a, b, c et d « Supports de L’Année philologique » sur le site anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.
  5. a, b, c, d, e et f « Histoire de L’Année philologique » sur anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.
  6. Page de la rédaction française sur le site anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.
  7. Page de la DCB sur le site anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.
  8. « Le programme AnPhil » sur le site anphil.org. Page consultée le 5 février 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]