L'Animal

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L'Animal

Réalisation Claude Zidi
Scénario Claude Zidi
Michel Audiard
Dominique Fabre
Acteurs principaux
Sociétés de production Cerito Films
Les Films Christian Fechner
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 1977
Durée 100 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Animal est un film humoristique français réalisé par Claude Zidi et sorti en 1977.

Résumé[modifier | modifier le code]

Cascadeur professionnel travaillant pour le cinéma, Michel Gauché travaille avec sa fiancée Jane Gardner. Toutefois, à quelques minutes de leur mariage, prévu de longue date, ils sont appelés afin d'exécuter une cascade en voiture pour un film, mais qui va mal se dérouler, puisque un problème de frein provoque la chute de leur voiture, ce qui leur vaut de se retrouver à l'hôpital avec contusions et jambes cassés. Excédée par le comportement de son fiancé, Jane décide de le quitter. Une fois rétabli, Michel n'arrive plus à trouver d'emploi dans le milieu du cinéma, contraint à simuler une débilité mentale et de s'inventer une famille pour toucher des indemnités de la sécurité sociale. Un jour, Santos, un ami cascadeur, lui demande de le remplacer de temps en temps, en se déguisant en gorille dans un supermarché pour une publicité pour des pâtes.

La chance finit par sourire à Michel puisqu'il est engagé, à prix d'or, afin d'assurer les cascades de Bruno Ferrari, star du grand écran aux manières un peu efféminées, dont il s'avère être le sosie craché. Ferrari, tournant un film d'action, souffre de vertiges, se retrouvant dans l'incapacité d'exécuter les séquences dangereuses. Michel n'hésite à se débarrasser de sa partenaire afin de faire engager Jane, qui s'est amouraché du comte de Saint-Prix. Ayant eu vent de la nouvelle, Michel se rend chez le comte, se faisant passer pour un serveur, afin de proposer l'offre à Jane. Quand il entend que le comte demande Jane en mariage, survolté, il sabote le dîner et arrache à Jane la promesse de faire le film.

Prêt à tout pour reconquérir Jane, Michel se fait passer pour Ferrari, qui est tombé sous le charme de ce dernier, afin de la séduire. N'étant pas dupe, la jeune femme joue toutefois le jeu, mais qui tourne court. Michel doit exécuter une dangereuse cascade sur l'aile d'un avion, devant un public de journalistes qui croit voir Ferrari, où sa vie est sauvé de l'accident par Jane, qui doit épouser le comte, assez pressé, dans quelques minutes. Parallèlement, la presse découvre que Ferrari ne fait pas lui-même ses cascades.

Alors que la cérémonie de mariage a lieu au château du comte, Michel débarque, déguisé en gorille, effraie les invités avec les animaux de la propriété, et emmène Jane, qui a refusé d'épouser Saint-Prix, préférant faire sa vie avec Michel.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

En 1977, Jean-Paul Belmondo, qui avait tourné deux films policiers l'année précédente, L'Alpagueur et Le Corps de mon ennemi, qui ne furent pas de grands succès commerciaux, décide de tourner une comédie, ce qui deviendra L'Animal :

« J’aime bien faire alterner les styles, et un peu de mouvement de temps en temps ça fait du bien. Mais cette fois la partie action et la partie comédie sont à égalité et je vais pouvoir me donner à fond dans les deux genres puisque je joue un double rôle, celui d’un cascadeur et celui d’une grande vedette dont il est la doublure »

— Jean-Paul Belmondo[3].

Le film, réalisé par Claude Zidi, est produit par Christian Fechner, qui vient de connaître des triomphes au box-office lors de ses cinq précédentes collaborations avec le réalisateur, notamment L'Aile ou la Cuisse, mettant à disposition un budget important, le plus gros jamais alloué à un film français[3]. Michel Audiard, scénariste et dialoguiste de L'Animal, aime l'idée de départ, qui est d'opposer « deux Belmondo », l'un «  gentil, drôle, audacieux » et l'autre, l'« l’anti-Belmondo, bellâtre, efféminé, avec de faux airs à la Valentino et roulant des mécaniques comme Burt Reynolds »[3]. Si Zidi reconnaît qu'Audiard a écrit de bons dialogues, il trouve que le célèbre dialoguiste écrivait ses scènes comme « des règlements de comptes »[3].

Pour le casting, on retrouve des seconds rôles, parmi lesquels Charles Gérard, également ami de Belmondo, Julien Guiomar, Aldo Maccione et Raymond Gérôme. On peut voir dans de petits rôles de futures célébrités comme Richard Bohringer (l'assistant-réalisateur) et Josiane Balasko (la fille du supermarché), ainsi que Claude Chabrol (pour qui Claude Zidi fut cameraman), où il apparaît au début du film, sur un faux tournage réalisé par ce dernier avec en vedettes Johnny Hallyday et Jane Birkin.

Dans l'équipe technique, Jean-Jacques Beineix, futur réalisateur de Diva et 37°2 le matin était premier assistant sur ce film, ayant déjà collaboré à deux reprises avec Zidi (La Course à l'échalote[4] et L'Aile ou la Cuisse[5]).

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Comme à son habitude à l'époque, Jean-Paul Belmondo a effectué lui-même les cascades du film sous la direction de Claude Carliez. Il lui en coûtera de nombreuses blessures : foulure de la cheville (les tonneaux sur les marches du Sacré-Cœur), déchirure à la jambe et entorse (la chute dans l'escalier), morsure à l'oreille (le combat contre le tigre). La cascade aérienne fut tournée en dernier, les sociétés d'assurance refusant de prendre en charge une scène aussi risquée, mais heureusement tout se passa bien et Jean-Paul Belmondo put ainsi réaliser un vieux rêve d'enfance.

Références sur le cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le producteur interprété par Julien Guiomar se nomme Fechner, un clin d'œil au vrai producteur du vrai film, Christian Fechner. De plus, le studio où est censé se tourner L'Espion Couvert de Femmes se nommé FCF ... les initiales des Films Christian Fechner.

Box-office[modifier | modifier le code]

Sorti en salles début octobre 1977, L'Animal rencontre un énorme succès commercial avec 3 157 789 entrées en France, se classant à la cinquième place du box-office de l'année[6], permettant à Belmondo de renouer avec le triomphe après les scores décevants successifs de L'Alpagueur et du Corps de mon Ennemi, qui ont réuni respectivement 1,5 million d'entrées[7] et 1,8 million d'entrées[8].

Récompenses et Nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1978 : Golden Screen (Allemagne)

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://boxofficestar2.eklablog.com/tableau-jean-paul-belmondo-c22691425/53
  2. Il est crédité Johnny Halliday au générique du début.
  3. a, b, c et d « L'Animal » (1977), sur Histoire de Tournages (consulté en 3 août 2013).
  4. (en) « La Course à l'échalote », sur IMDb (consulté en 3 août 2013)
  5. (en) « L'Aile ou la Cuisse », sur IMDb (consulté en 3 août 2013)
  6. « L'Animal », sur Jp's Box-office (consulté en 2 août 2013).
  7. « L'Alpagueur », sur Jp's Box-office (consulté en 2 août 2013).
  8. « Le Corps de mon ennemi », sur Jp's Box-office (consulté en 2 août 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]