L'Ami du peuple (1789)

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L'Ami du peuple
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien irrégulier
Genre Politique, Pamphlets
Date de fondation 1789
Date du dernier numéro 21 septembre 1792
Ville d’édition Paris

Directeur de la rédaction Jean-Paul Marat

L'Ami du peuple est un journal politique français de la période révolutionnaire, créé et publié par Marat de 1789 à 1792, pour être remplacé par Le Journal de la République française.

Il paraissait aussi sous forme de placards, signés « L'Ami du peuple », affichés sur les murs de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de sa première publication[1], le 8 septembre 1789, le journal porte le nom de Le Publiciste parisien, après cinq numéros et une évolution de son contenu, il change de titre[2] et devient le 16 septembre 1789 L'Ami du Peuple. Ce nom va se confondre avec celui de son créateur et rédacteur.

Interruptions[modifier | modifier le code]

Marat est cité à comparaître devant le tribunal du Châtelet pour « excitations aux violences ». Ses insultes dans le no 97 (14 janvier 1790) contre M. Bouchet d'Argis, conseiller au Châtelet chargé de l'affaire, lui valent un décret de prise de corps (arrestation) signé par le maire de Paris Jean Sylvain Bailly. Trois mois durant, Marat se cache à Paris, puis s'exile à Londres, pour revenir entre le 10 et le 17 mai 1790. Pendant son absence, des exemplaires contrefait sont publiés, en particulier par un M. Vaudin qui a publié trente numéros.

Marat commence à publier un second journal, Le Junius français, dont le premier numéro est daté du 2 juin 1790.

Le 14 septembre 1791, jour de l'acceptation de la constitution par Louis XVI, Marat quitte la France pour échapper au graveur Maquet dont il a séduit la femme pendant qu'il lui donnait asile, pour s'établir à Londres. L'Ami du peuple du 22 septembre est daté de Clermont-de-L'Oise, celui du 23 de Breteuil, celui du 27 d'un hameau proche d'Amiens, puis il revient à Paris.

La parution s'interrompt le 4 décembre 1791 et reparaît 12 avril 1792 après une interruption de quatre mois, grâce à l'argent et l'aide de Simone Evrard, devenue sa compagne, dont le beau-frère travaillait dans un des ateliers qui l'imprimait.

Pendant l'interruption, Marat a publié le 18 mars 1792 le prospectus d'un nouveau journal, L'école du citoyen dont le premier numéro ne parut jamais.

La publication s'arrête définitivement au numéro daté du 21 septembre 1792 après trois années et 685 numéros.

Successeur[modifier | modifier le code]

Il se poursuivit sous le titre Journal de la République française dont le premier numéro paraît sans date le 25 septembre 1792, jour de la proclamation de la République par la convention[3]. L'ami du peuple est aussi le titre d'un journal fondé par François-Vincent Raspail en 1848.

Placards[modifier | modifier le code]

  • « Aux Armes ! C'en est fait de nous ! », le 28 juillet 1790

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alfred Bougeart, 1865, p. 184
  2. Alfred Bougeart, 1865, p. 186
  3. Funck-Brentano

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Bougeart, « Journal L'Ami du peuple », chapitre XII, dans Marat, l'ami du peuple, Volume 1, A. Lacroix, Verboeckhoven & cie, 1865 [lire en ligne]
  • Agnès Steuckardt, « Les ennemis selon L’Ami du peuple, ou la catégorisation identitaire par contraste », Révolutions, dans Mots. Les langages du politique, ENS éditions, juillet 2002 (ISSN 1960-6001) p. 7–22 [lire en ligne]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]