L'Aigle noir

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L’Aigle noir

Chanson de Barbara
extrait de l'album L’Aigle noir
Sortie 1970
Durée min 57 s
Genre Chanson française
Auteur-compositeur Barbara
Label Philips

Pistes de L’Aigle noir

L’Aigle noir est une chanson de Barbara parue en 1970 dans l’album du même titre.

Genèse[modifier | modifier le code]

Interprétations du sens du texte[modifier | modifier le code]

Une interprétation psychanalytique de la chanson a été proposée par Philippe Grimbert[1],[2]. Selon cette interprétation, la chanson décrit un rêve de Barbara, rêve dans lequel elle dort au bord d'un lac, jusqu'à ce qu'un aigle noir fasse irruption dans le ciel, troublant son sommeil. Barbara reconnaît cet aigle comme un personnage émergeant de ses souvenirs d'enfance, sans dire à l'auditeur de la chanson quel est ce personnage. Barbara aura à supporter le comportement incestueux de son père pendant son enfance. À l'âge de dix ans et demi, à Tarbes, son père abuse d'elle. Sa jeunesse bascule soudain « dans l'horreur » d'où personne, pas même sa mère, ne tentera de la sauver. Il recommence plusieurs fois, elle multiplie les fugues, en vain. Un jour, en Bretagne, n'en pouvant plus, elle se précipite à la gendarmerie, où son père vient la chercher et laisse entendre qu'elle affabule. L'affaire est classée. Elle refusera d'évoquer le drame en public, sauf dans ses Mémoires.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Arrangements, direction et orchestre de Michel Colombier

Reprises[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

En bande dessinée[modifier | modifier le code]

La chanson est illustrée dans l'album Chansons de Barbara en bandes dessinées[3]. Quand la narration dit « C'est alors que je l'ai reconnu », l'oiseau se transforme en homme.

La chanson est parodiée par Marcel Gotlib dans un album de la bande-dessinée Rubrique-à-brac[4], l'aigle noir devenant un éléphant rose, au cours d'un rêve sous l'influence de l'alcool : Barbara rend visite un après midi (vers 16 heures), à un ami. Ce dernier, sorti de son lit, se réveille avec la gueule de bois et lui raconte l'étrange histoire qui lui est arrivée alors qu'il rentrait chez lui au petit matin après sa nuit de beuverie : marchant, il c'est retrouvé seul près d'un lac, où il c'est endormi. Peut après, il fut réveillé par un éléphant rose « venant de nul part et semblant crever le ciel »... Il le reconnait alors ! L'éléphant n'est autre que Fanfan la peluche de son enfance. Il le supplie de l'emmener comme avant « cueillir des étoiles, sur un nuage blanc ». L'éléphant rose refuse car il empeste l'alcool et « dans un bruissement d'ailes prend sont vol pour regagner le ciel », en maugréant que les enfants ne devraient jamais grandir. En rentrant chez elle, Barbara se remet au piano et, selon la parodie de Gotlib, cette histoire lui inspira la chanson L'Aigle noir.

En janvier 2015, Dieudonné est condamné par le tribunal de grande instance de Paris pour violation du droit moral, pour avoir modifié le titre et les paroles de L'Aigle noir en Le rat noir ; le tribunal ayant estimé que sa chanson dénaturait l'originale et qu'elle ne pouvait être considéré comme une parodie notamment en raison de la violence des propos tenus[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Grimbert, Psychanalyse de la chanson, Hachette, coll. « Pluriel psychanalyse »,‎ (ISBN 2-01-279089-5), p. 61
  2. Michel Cazenave, « L’aigle noir – dire avec les mots ce que les mots ne peuvent pas dire ».
  3. Présentation de l'album sur BDfugue
  4. Rubrique à brac tome 5, Gotlib, titre Chanson d'aujourd'hui, page 38 et 39, 1974, Dargaud Éditeur.
  5. http://www.lefigaro.fr/culture/2015/01/22/03004-20150122ARTFIG00143-dieudonne-condamne-pour-avoir-parodie-l-aigle-noir-de-barbara.php / consulté le 16 mars 2015.