L'Aigle noir

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L’Aigle noir

Chanson par Barbara
extrait de l'album L’Aigle noir
Sortie 1970
Durée min 57 s
Genre Chanson française
Auteur-compositeur Barbara
Label Philips

Pistes de L’Aigle noir

L’Aigle noir est une chanson de Barbara parue en 1970 dans l’album du même titre.

Genèse[modifier | modifier le code]

Interprétations du sens du texte[modifier | modifier le code]

Une interprétation psychanalytique de la chanson a été proposée par Philippe Grimbert[1],[2]. Selon cette interprétation, la chanson décrit un rêve de Barbara, rêve dans lequel elle dort au bord d'un lac, jusqu'à ce qu'un aigle noir fasse irruption dans le ciel, troublant son sommeil. Barbara reconnaît cet aigle comme un personnage émergeant de ses souvenirs d'enfance, sans dire à l'auditeur de la chanson quel est ce personnage. Elle révèle dans ses mémoires (publiées en 1998) que L'Aigle noir est la métaphore des plus tristes souvenirs de son enfance[3]... Barbara aura à supporter le comportement incestueux de son père pendant son enfance. À l'âge de dix ans et demi, à Tarbes, son père abuse d'elle. Sa jeunesse bascule soudain « dans l'horreur » d'où personne, pas même sa mère, ne tentera de la sauver. Il recommence plusieurs fois, elle multiplie les fugues, en vain. Un jour, en Bretagne, n'en pouvant plus, elle se précipite à la gendarmerie, où son père vient la chercher et laisse entendre qu'elle affabule. L'affaire est classée. Elle refusera d'évoquer le drame en public, sauf dans ses Mémoires.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

La chanson a été reprise par de nombreux artistes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Grimbert, Psychanalyse de la chanson, Hachette, coll. « Pluriel psychanalyse »,‎ 2004 (ISBN 2-01-279089-5), p. 61
  2. Michel Cazenave, « L’aigle noir – dire avec les mots ce que les mots ne peuvent pas dire ».
  3. Pierre Chaillier, Tarbes. Les deux aigles noirs de Barbara, sur le site www.ladepeche.fr, 26 novembre 2007 : « Et puis un jour, chacun a appris, découvert le vrai visage de « l'Aigle noir », ce que recouvrait vraiment la veillée mortuaire de « Nantes ». En lisant les mémoires inachevées que la Grande Dame brune avait laissées. / Ce n'était pas un jour, ce n'était pas une nuit, cela s'était passé un soir, un soir qu'elle écrivait encore au présent pour confier la blessure originelle, glisser elliptique « un soir à Tarbes, mon univers bascule dans l'horreur ». [...] Elle n'écrira jamais le mot. Mais « le soir, lorsque j'entends claquer le grand portail vert et les pas de mon père résonner dans la cour, je me prends à trembler ». Et les larmes lui viennent, confie-t-elle au papier en révélant sans le dire l'inceste. Rappelant simplement « les enfants se taisent parce qu'on refuse de les croire ». »