L'Affaire Makropoulos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'Affaire Makropoulos
Věc Makropulos
Image décrite ci-après
Nbre d'actes 3
Musique Leoš Janáček
Livret Karel Čapek
Langue
originale
Tchèque
Dates de
composition
1923-1925
Création
Brno, Drapeau de la République tchèque République tchèque

Věc Makropulos (L'Affaire Makropoulos en français) est le huitième et avant-dernier opéra de Leoš Janáček ; composé entre novembre 1923 et décembre 1925, il a été créé le 18 décembre 1926 à Brno. Le livret a été adapté par le compositeur lui-même à partir d'une pièce de Karel Čapek.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Emilia Marty, soprano dramatique
  • Albert Gregor, ténor
  • Vítek, premier clerc, ténor
  • Krista, sa fille, mezzo-soprano
  • Jaroslav Prus, baryton
  • Janek Prus, son fils, ténor
  • Dr. Kolenatý, Avocat, baryton
  • Theatermaschinist, basse
  • Une femme de ménage, contralto
  • Hauk-Schendorf, ténor-bouffe
  • Une femme de chambre,contralto

Argument[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

Un début d'après-midi pragois, vers 1920, au cabinet de maître Kolenatý. Vítek, le clerc, donne à Albert Gregor des nouvelles du procès qui, depuis 1827, oppose sa famille à celle du baron Prus. Lorsque l'avocat revient à son bureau, accompagné par la célèbre cantatrice Emilia Marty, nous en apprenons les causes : le défunt Josef Prus aurait eu, voilà bientôt cent ans, un fils illégitime avec la chanteuse Ellian MacGregor, dont descendraient tous les Gregor. Emilia connaît étrangement les détails de cette vieille histoire et donne la piste d'un testament de Prus en faveur de Ferdinand Gregor - qu'on retrouve, en effet. Reste à prouver la parenté des deux hommes. Marty promet d'en apporter la preuve à Albert, s'il l'aide à retrouver de vieux documents écrits en grec.

Acte II[modifier | modifier le code]

Le soir même, dans sa loge, Emilia se moque de chanteuses du passé et s'amuse tendrement d'un vieux comte sénile, Hauk-Šendorf, qui la prend pour la gitane Eugenia Montez, aimée cinquante ans plus tôt. Mais Emilia change d'humeur quand Prus avoue être en possession de lettres mettant en évidence le rôle d'une certaine Elina Makropoulos dans la naissance de Ferdinand. Contre une enveloppe cachetée qui accompagne ces lettres, la cantatrice promet une nuit d'amour au baron.

Acte III[modifier | modifier le code]

Le lendemain, après le suicide du fils Prus qu'Emilia avait soudoyé pour qu'il vole son père, on apprend toute la vérité sur cette fille de Hieronymus Makropoulos : née en Crête en 1575, elle servit de cobaye à un élixir de vie éternelle, devenant au fil des siècles les différentes femmes évoquées, et dont les initiales E. M. gardent la trace. L'effet de l'élixir s'estompant, elle est revenue à Prague pour retrouver sa formule, cachée dans les papiers de Prus. Mais elle avoue le malheur d'une si longue existence et offre finalement la formule à la fille de Vítek qui la brûle. Emilia s'effondre, morte.

Commentaires[modifier | modifier le code]

L'œuvre ne comprend ni airs, ni duos, ni ensembles, ni chœurs, ni interludes orchestraux développés, ni volonté particulière d'effet. Seuls demeurent une récitation rapide et continue, une partie d'orchestre riche, des dialogues à la fois fluides et lapidaires fondés sur une notation mélodique du langage parlé et un travail rythmique particulièrement élaboré.