L'Abeille de la Nouvelle-Orléans

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Fondée le 1er septembre 1827 par François Delaup, un proche de Jean-Simon Chaudron, qui avait d'abord fondé en 1815 L'Abeille américaine à Philadelphie, l'hebdmadaire francophone L'Abeille de La Nouvelle-Orléans a constitué un trait d'union pour les réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique et presque connu une existence centenaire, ne fermant ses portes qu'en 1925.

1915

Les historiens s'en sont servis dans les années 1990 pour enquêter sur la riche histoire sociale de La Nouvelle-Orléans, ville où les Français et leurs descendants jouent un rôle essentiel au moins jusque dans les années 1850, en utilisant plus largement la très abondante presse française de La Nouvelle-Orléans : L'Ami des Lois (créé en 1809), Le Courrier de la Louisiane, ou Le Moniteur de la Louisiane, premier journal publié en Louisiane en 1794 par Louis Duclot, un des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.

Le Meschacébé ou Le Franco-Louisianais, sont d'autres grands journaux littéraires créoles. L'écrivain Alfred Mercier, fidèle de L'Abeille de La Nouvelle-Orléans, fonde à son tour en 1876 L’Athénée louisianais, qui se fait le témoin du déclin de la culture francophone. D'autres publications francophones ont émergé aussi dans des villes secondaires de la Louisiane, telles que La Gazette de Baton Rouge en 1819 ou en 1824 Le Courrier de Natchitoches et la Gazette des Attakapas à Saint-Martinville[1].

Initialement publié trois fois par semaine, L'Abeille de La Nouvelle-Orléans ne tarde pas à paraître quotidiennement, la population de La Nouvelle-Orléans doublant deux fois, dans les années 1810 puis dans les années 1830. Il a assez vite comporté une section en langue anglaise, abandonnée en 1872 en raison de la concurrence des journaux anglophones de la ville. De 1829 à 1830, il se dote momentanément d'une section hispanophone, La Abeja.

L'Abeille offre un journalisme d'idées, focalisé sur la vie littéraire, théâtrale, et musicale de la ville mais très ouvert aussi aux nouvelles européennes et françaises. Louis Placide Canonge assure pendant plusieurs années la critique artistique. On peut également lire dans L'Abeille les poèmes composés par l'élite créole blanche, notamment ceux de Léona Queyrouze[2].

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