L'Île aux trente cercueils (mini-série)

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L'Île aux trente cercueils

Titre original L'Île aux trente cercueils
Genre Série télévisée policière
Acteurs principaux Claude Jade
Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Suisse Suisse
Chaîne d'origine Antenne 2
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6
Durée 52 minutes
Diff. originale – inconnu

L'Île aux trente cercueils est une série télévisée en coproduction française/belge/suisse en six épisodes de 52 minutes, librement adaptée du roman L'Île aux trente cercueils de Maurice Leblanc, et diffusée à partir du sur Antenne 2[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'action se déroule en 1917. Véronique d'Hergemont (Claude Jade) est une jeune femme de trente-cinq ans, devenue infirmière à l'hôpital militaire de Besançon dans l'espoir d'oublier un passé qui la hante depuis quatorze ans. En effet, Véronique d'Hergemont ne peut se pardonner la mort de son père et de son fils François, disparus en mer. La mort de ses proches est en effet pour elle le châtiment pour avoir, contre la volonté de son père, épousé le comte Vorski. Après avoir compris que son propre père avait enlevé l'enfant pour le protéger, elle avait fui Vorski, qui s'était entre-temps avéré être un dangereux mythomane, persuadé d'être appelé à un destin grandiose...

Ce passé tragique rattrape Véronique d'Hergemont lorsqu'elle découvre sa griffe personnelle (V d'H) dans un film projeté à Besançon. Bouleversée, car sachant que personne, hormis elle, son père et Vorski ne connaissaient cette signature, elle entreprend des recherches en Bretagne, où a été tourné le film. Ses recherches vont la conduire sur la piste de son père et de son fils qui, alors que tout le monde les croyait morts, s'étaient réfugiés sur l'île de Sarek, plus connue dans la région comme l'Île aux Trente Cercueils. Dès son arrivée, le cauchemar commence...

Des messages énigmatiques, une prophétie effrayante, la terreur superstitieuse des habitants de l'île, des morts brutales... Véronique se retrouve bientôt seule sur l'île, sans moyen de s'enfuir. Jusqu'à ce qu'elle découvre la vérité... Vorski, que l'on avait déclaré mort, est sur l'île. C'est lui qui a tout manigancé, dans le but de s'approprier le fabuleux trésor de Sarek, la légendaire Pierre-Dieu. Mais aussi pour se venger de Véronique...

Distribution[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné dans les départements de

Commentaires[modifier | modifier le code]

C'est Claude Jade qui interprète le personnage central de l'histoire, lequel apparaît de façon presque continue dans l'intégralité des six épisodes. C'est à elle qu'incombe la dure tâche de soutenir une grande partie de l'histoire sur ses épaules, surtout au milieu de l'intrigue, où elle se retrouve souvent seule à l'image.

Un changement important est introduit par rapport au roman : dans le roman, c'est Arsène Lupin, héros habituel de Maurice Leblanc, apparaissant successivement sous les traits d'un vieux druide, puis de Don Luis Perenna, grand d'Espagne, qui vole au secours de Véronique d'Hergemont. Le personnage ne joue en revanche aucun rôle dans l'adaptation télévisée, dont il est totalement absent, Robert Scipion ayant décrété à juste titre que son rôle n'avait pas d'intérêt. Il suffit en effet de lire le roman pour s'apercevoir du bien-fondé du choix de Robert Scipion: Arsène Lupin apparaît très tardivement dans le récit, de manière très artificielle, comme un corps étranger au récit. Il résout l'intrigue en quelques heures, se révélant capable de raconter l'origine de la légende de l'île depuis l'Antiquité. L'histoire était jusque là portée par Véronique, et rien ne justifie d'un point de vue littéraire l'intervention peu crédible (avec un sous-marin…) d'un personnage qui n'a rien à voir avec l'intrigue. En plus, les pirouettes de Lupin sont agaçantes et tranchent avec la gravité d'un roman par ailleurs très bien construit. Peut-être y avait-il à l'époque une raison contractuelle d'introduire Lupin (attente de l'éditeur, des lecteurs…), mais le roman se passe fort bien du personnage et la série gagne en intensité en l'omettant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Schleret, Jacques Baudou, Merveilleux, Fantastique et Science-fiction à la télévision française, p. 117

Liens externes[modifier | modifier le code]