L'Île-du-Grand-Calumet

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L'Île-du-Grand-Calumet
Image illustrative de l'article L'Île-du-Grand-Calumet
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Outaouais
Comté ou équivalent Pontiac
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Paul-Émile Maleau
2013- 2017
Constitution 1er juillet 1855
Démographie
Gentilé Calumettan, ane
Population 715 hab. (2014)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 00″ N 76° 41′ 00″ O / 45.733338, -76.68333845° 44′ 00″ Nord 76° 41′ 00″ Ouest / 45.733338, -76.683338  
Superficie 13 058 ha = 130,58 km2
Divers
Code géographique 84035
Localisation

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L'Île-du-Grand-Calumet est une municipalité du Québec située dans la MRC de Pontiac dans l'Outaouais[1]. Le village et la communauté environnante sont situés sur l'île du Grand-Calumet, entourée de la rivière des Outaouais.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • Le recensement de 2001 de Statistiques Canada indique que Grand-Calumet a une population totale de 732 personnes dont 100 métis et/ou autochtones (14 %).
  • Les personnes de moins de 54 ans représentent 72 % de la population.
  • Du côté linguistique, 495 personnes (68 %) déclarent parler le français, 185 personnes (25 %) l'anglais et 45 personnes (6 %) déclarent être bilingues.
  • Le recensement indique également que la population a diminué de 5,4 % entre 1996 et 2001[2].
  • Au recensement de 2006, la population est passée à 785 personnes, une augmentation de plus de 7 %[3].

Repères historiques[modifier | modifier le code]

Monument à Cadieux

La région située le long de la rivière des Outaouais n'est pas colonisée durant le régime français afin de maintenir la traite des fourrures avec les Amérindiens qui y habitent. Les Français maintiennent une garnison militaire dans plusieurs forts le long de l'Outaouais dont le fort Coulonge[4]. Les fourrures y sont livrées, puis on les acheminent sous escorte vers les grands centres de la colonie. Après 1763, les Britanniques ont le même souci de décourager l'installation de colons.

En mai 1709, Jean Cadieux, né à Boucherville le 12 mars 1671, fils cadet de Jean Cadieux et de Marie Valade, meurt de blessures et d'épuisement en voulant sauver ses compagnons de voyage des attaques des Iroquois. Des canotiers venus d'Oka ont trouvé son corps, en haut des Sept Chutes du Grand Calumet, tenant dans ses mains un texte écrit sur un écorce de bouleau, relatant sa mort, à l'origine de la légende La complainte de Cadieux.

Voici un extrait du texte de la Complainte de Cadieux (extrait de Forestiers et Voyageurs, Chapitre XV, de Jean-Charles Taché[5]):

"Petit rocher de la haute montagne, je viens ici finir cette campagne!
Ah! doux échos, entendez mes soupirs en languissant, je vais bientôt mourir."

Cadieux s'engage depuis 1695 pour conduire des canots dans la région des Grands Lacs pour en ramener des fourrures. Il épouse le 30 mai 1695 à Boucherville, Marie Bourdon, né le 11 août 1675 au même endroit. On dit de cette dernière qu'elle est algonquine. Ses parents, possiblement adoptifs, sont Jacques Bourdon (1650-1724) et Marie Ménard (1658-1726), tous deux nés en France. Après la mort de Jean Cadieux, elle épouse Antoine Quenneville le 26 mai 1710 à Longueuil.


Pierre de Troyes[6] y passe en 1686, en route pour la Baie d'Hudson pour y déloger les Anglais, et relate dans son journal que:

"Nous vimes vis-à-vis de notre camp un croix, au pied de laquelle est enterré le nommé dargy, voiageur, qui se noya, il y a quelque temps en trainent son canot à un portage au-dessus qui porte le nommé. Le vingt septième, je décampé et commencêms à monter les rapides des Calumets. On leur a donné ce nom, parce qu'il se trouve proche cet endroit une pierre bleue propre à en faire."

Le premier défricheur de l’île du Grand-Calumet fut Louis-Marie Brizard. Il y arriva vers 1820. Il y a là une rue du nom de Brizard pour commémorer ce premier défricheur.

Louis-Marie vécut de 1798 à 1868. Il était originaire de Maskinongé QC. Il fréquenta pendant plusieurs années Marie Lavigne (née en 1802 et décédée en 1886). Elle était apparemment la petite-fille du chef indien de l’endroit. Elle se convertit au catholicisme et le 4 octobre 1836, Louis-Marie et Marie allèrent se marier à Fort-Coulonge, QC. C’était l’endroit le plus près ayant des services religieux. Ils eurent plusieurs enfants, lesquels se marièrent aux nouveaux arrivants. Louis-Marie et Marie sont de lointains ancêtres d’un grand nombre de gens vivants de cette île. Dans le passé, le nom de Brizard fut parfois écrit Brisard, Brissard et Brizzard désignant la même personne.

Entre 1840 et 1850, trois groupes d’Irlandais immigrèrent à l’île. En 1846, F.X. Bastien fut élu le premier maire. Après une tentative du 14 mai 1847, la municipalité du Calumet fut définitivement créée le premier septembre 1855. Du minerais de plomb et du zinc y fut découvert en 1893. La mine du nom «New Calumet Mines» fut créée et commença ses opérations en 1943. Sa production maximale fut atteinte en 1953 avec 840 tonnes par jour. 435 employés y travaillaient.

Le 22 décembre 2007, le nom de la municipalité devient officiellement la municipalité de L'Île-du-Grand-Calumet. Cette municipalité comprend le village Grand-Calumet et différentes petites localités tel que : Tancredia, Le Faubourg, Dunraven, Rivière-Barry, Freshwater, etc..

Toponymie[modifier | modifier le code]

La municipalité de L'Île-du-Grand-Calumet est d'abord créée comme municipalité du canton de Calumet le 14 mai 1847. Elle est abolie le 1er septembre suivant et rattachée à la municipalité du comté d'Ottawa, avant d'être rétablie en 1855. En 2003, la municipalité du canton de Grand-Calumet devient la municipalité de Grand-Calumet. Le 22 décembre 2007, elle rechange son nom pour L'Île-de-Grand-Calumet[7]. Le 5 juillet 2008, elle corrige l'orthographie de son nom et devient finalement L'Île-du-Grand-Calumet [8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « L'Île-du-Grand-Calumet », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Statistiques Canada 2001 - Grand-Calumet
  3. Recensement 2006
  4. Dunn, Guillaume, Les forts de l'Outaouais, Éditions du jour, Montréal, 1975
  5. Forestiers et Voyageurs, Chapitre XV, 1884, à la Bibliothèque nationale du Québec
  6. biographie de Pierre de Troyes
  7. Modifications aux municipalités du Québec - Décembre 2007, Institut de la Statistique du Québec, consulté le 1er février 2008
  8. « Modifications aux municipalités du Québec, Juillet 2008 », Gouvernement du Québec, Institut de la statistique du Québec (consulté le 21 septembre 2008)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mansfield-et-Pontefract Litchfield Rose des vents
Drapeau de l'Ontario Ontario N Campbell's Bay
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S
Bryson