L'Île-d'Yeu

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite plus spécifiquement de la commune de L'Île-d'Yeu au sens administratif du terme et de son activité humaine (histoire, vie locale, culture, patrimoine , etc.). La géographie et l'histoire géologique seront plutôt à développer dans l'article Île d'Yeu, ceci afin d'éviter de créer un doublon avec celui-ci.
L'Île-d'Yeu
La côte sauvage.
La côte sauvage.
Blason de L'Île-d'Yeu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Sables-d'Olonne
Canton Île-d'Yeu (chef-lieu)
Maire
Mandat
Bruno Noury
2014-2020
Code postal 85350
Code commune 85113
Démographie
Gentilé Ogien
Islais
Population
municipale
4 562 hab. (2011)
Densité 196 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 38″ N 2° 21′ 04″ O / 46.7106776, -2.3510742 ()46° 42′ 38″ Nord 2° 21′ 04″ Ouest / 46.7106776, -2.3510742 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 32 m
Superficie 23,32 km2
Localisation

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L'Île-d'Yeu
Liens
Site web http://www.ile-yeu.fr

L'Île-d'Yeu est une commune française, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

C'est une commune insulaire, constituée de l'île d'Yeu, l'une des quinze îles du Ponant. Elle constitue également le canton de l'Île-d'Yeu.

Ses habitants sont appelés les Îslais (et non Îliens) ou les Ogiens[1]

Les principales localités de la commune sont : Port-Joinville (anciennement Port-Breton), Saint-Sauveur (anciennement « le bourg ») et La Meule.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya qui traduit le terme germanique latinisé Augia de *aujō « île » en germanique, ou parfois dans l'histoire par étymologie populaire ou facétieuse Île Dieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Île d'Yeu.
Vue satellite de l'île d'Yeu

Le territoire de la commune est constitué essentiellement de l'île homonyme, auxquels sont associés des rochers et autres récifs (Les Chiens Perrins, Basse Flore, Le Grand Champ, Le Petit Champ, La Gournaise, etc.).
L'île principale est située à une vingtaine de kilomètres du continent et s'étend sur 9,5 km de long pour 4 km de large.
Elle présente deux visages distincts :

  • la côte orientale est sablonneuse et verdoyante, semblable à celle que l'on rencontre sur la côte vendéenne ; c'est sur cette côte que se trouve Port-Joinville.
  • la côte occidentale, est une « Côte Sauvage » rocheuse granitique avec des criques et des falaises ; elle ressemble fortement à la côte bretonne. Le point culminant est situé entre le vieux château et le Cap des Degrés ; il s'élève à 31 mètres[2] .

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toute la partie sud de l'île est interdite de construction, hormis quelques anciens villages (comme La Meule) et monuments (comme le « Vieux-château ») ; l'essentiel de la population étant regroupée sur la côte nord, ainsi que le centre de l'île, notamment :

  • Port-Joinville, la principale localité dont le nom originel est « Port-Breton » (nom officiel jusqu'au milieu du XIXe siècle). On y trouve la mairie, l'office de tourisme, et de nombreux restaurants, cafés, banques et boutiques. Elle possède également le principal port de pêche et la gare maritime qui permet de rejoindre le continent.
  • Le village de Saint-Sauveur fut le centre spirituel et politique de l’île pendant près de deux siècles : de 1650 à 1846. À la Révolution, la mairie fut installée à Port-Breton, la population y étant plus importante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'ile est occupée dès le néolithique, et en porte le souvenir par ses dolmens et ses pierres levées. Elle était alors recouverte de forêts de chênes.

Elle a une exceptionnelle densité de traces (gravures) et monuments mégalithiques (dolmen, menhir, ainsi que la toujours énigmatique « pierre à cupules »…) témoignant de la présence humaine au Néolithique en Vendée (-5 300 à -3 000 ans av. J.-C.). C'est en effet à la fin de l'ère glaciaire qu'apparaissent les premiers habitants de l'île, profitant du bas niveau des eaux pour y accéder.

À la pointe du Châtelet se trouvent les traces d'une longue butte de terre, vestiges d'un ancien rempart.

L'île d'Yeu fut sans doute plus un lieu de culte qu'un habitat, pour une partie de la préhistoire.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Peu d'éléments de l'époque romaine : les médailles des empereurs Trajan et Hadrien (Ier et IIe siècles) trouvés sur le littoral sud donnent à penser que la configuration côtière a pu servir à la relâche de flottes méditerranéennes.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les chroniques monastiques nous disent qu'au VIe siècle, saint Martin de Vertou vint évangéliser l'île et édifier la première église de Saint-Sauveur et que les moines de Saint-Colomban venus de l'abbaye irlandaise de Bangor auraient fondé le premier monastère dédié à saint Hilaire. La fondation fut ruinée au IXe siècle par les Normands.

L’île est incendiée et pillée par les Normands en 846[3].

Xe ‑ XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Des moines de Marmoutier (près de Tours) et de Saint-Cyprien de Poitiers édifient un nouveau monastère dit de Saint-Étienne sur les hauts de Ker-Châlon et contribuent à la construction de l'église paroissiale de Saint-Sauveur.

L'Île d'Yeu, seigneurie puis marquisat au XVIIe, appartient successivement à de grandes familles qui déploient, selon les époques, un système de défense destiné à protéger la population des nombreuses incursions étrangères (espagnoles, hollandaises, anglaises).

C'est au XIe siècle qu'un château est construit, mais en bois. Il faut attendre le XIVe siècle (1356) pour voir l'apparition du château de pierre bâti sur un rocher séparé de la falaise Sud par un large fossé et qui subsiste encore de nos jours.

De multiples invasions (en majorité anglaises) eurent lieu entre le XVe et le XVIIe siècle. On retient de cette période le siège du château en 1550 par les Espagnols. Louis XIV ruine finalement le château pour qu'il ne tombe pas entre les mains de l'ennemi.

Cette île bénéficiait dès le XIVe siècle des franchises insulaires, propice au développement de la contrebande. Louis XVI (1754-1793) rachète, en 1785, la seigneurie insulaire.

Au XVIIe siècle, comme sur l'île de Bouin, les îlais font pousser leur propres plants de tabac. Le commerce clandestin devint si florissant qu'ils durent se lancer dans l'importation massive. Des sociétés de « faux tabatiers » se structurent, impliquant toutes les couches de la société îlienne pour réguler le trafic. Les bateaux, par flottilles s'en vont vers le Nord pour ramener du « bon » tabac stocké alors dans des entrepôts.

Lors de la guerre de Vendée pendant la Révolution française, les insurgés conduits par Charette attendirent en vain le secours des Britanniques, qui avaient installé leur base à l'Île d'Yeu. À la fin de l'an 1795, le comte d'Artois (futur Charles X), représentant les royalistes alliés aux Anglais, veut débarquer en France pour aider Charette, mais les six mille soldats anglais restèrent cantonnés sur l'île d'Yeu où ils avaient débarqué, puis firent demi-tour. Les républicains écrasèrent la chouannerie.

Dès la fin du XVIIIe siècle, les islais développent la pêche hauturière au thon germon, et feront de Port-Joinville le premier port thonier de la côte atlantique.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

La citadelle ou fort de Pierre-Levée, pouvant héberger une garnison de 400 hommes, fut bâtie, sous le Second Empire, à la place de deux moulins du XIXe siècle, eux-mêmes construits sur un site mégalithique où se trouvait un menhir de plus de sept mètres de haut.

Le gouverneur militaire durant la Première Guerre mondiale fut Joseph Écomard, de Sainte-Pazanne. En son hommage[réf. nécessaire], le dernier gouverneur militaire de l'île fut Charles-Henri Écomard au début des années 1980.

Cette citadelle dominant Port-Joinville, prévue pour servir de défense littorale, accueillit à plusieurs reprises des prisonniers d'État dont le plus célèbre fut Philippe Pétain, chef du gouvernement de Vichy lors de la Seconde Guerre mondiale, décédé et enterré à l'Île d'Yeu en 1951.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la fasce ondée d'azur.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de L'Île-d'Yeu : In Altum Lumen Et Perfugium. Lumière et refuge en haute mer.

Économie[modifier | modifier le code]

Elle vit principalement du tourisme et de la pêche. Bien que celle-ci ait particulièrement souffert de l'interdiction totale des filets maillants dérivants, les pêcheurs tentent de se reconvertir dans de nouvelles techniques ciblant toujours les espèces « nobles » comme le thon germon et, depuis 2002, le thon rouge avec des nouvelles unités de thonier senneurs.
Les principaux bateaux de pêche de l'île sont des petits bateaux côtiers, naviguant pendant la journée, les plus gros navires, une vingtaine de bateaux en 2005, sont principalement armés au filet pour le merlu, la sole ou la lotte. On peut aussi apercevoir quelques palangriers. Il est à signaler également que l'île se distingue également comme étant le dernier lieu en Europe où existe une pêcherie spécifique aux requins taupes (lamna nasus) (commercialisation sous le nom de « veau de mer » ou « veau marin » sur l'étal, en poissonnerie). En 2008, cette pêche arme encore cinq bateaux. Depuis 2011, elle est désormais interdite.

Le projet des « deux îles » est un parc d'une centaine d'éoliennes, entre l'Île-d'Yeu et celle de Noirmoutier. Depuis 2008, il se heurtait au veto du président du conseil général, Philippe de Villiers. Celui-ci ayant abandonné la présidence au profit de Bruno Retailleau (en septembre 2010), le projet a fait l'objet d'un premier appel d'offre en 2012 suivi d'un deuxième en février 2013. Son objectif est de « Fournir 70 % de l'électricité consommée par les foyers vendéens », selon Jean Charuau, président de l'association Héliopole, destinée à promouvoir les énergies renouvelables.

Commerces[modifier | modifier le code]

L'île compte deux supermarchés (Super U et Casino), situés à Port-Joinville.

Codes[modifier | modifier le code]

L'île d'Yeu a pour codes :

Administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
8 janvier 1888 16 juillet 1893 Charles Cadou   décédé le 16 juillet 1893, Auguste Lacroix assure l’intérim jusqu’au 13 janvier 1894
14 janvier 1894 mai 1900 Alexis Maingourd    
20 mai 1900 mai 1929 Paul Michaud    
19 mai 1929 octobre 1942 Louis Penaud    
12 octobre 1942 mai 1945 Alfred Taraud    
18 mai 1945 30 avril 1950 Joseph Martin   démissionnaire pour raison de santé
1 mai 1950 avril 1953 Alfred Taraud   démissionnaire le 15 mai 1952, mais accepte de conserver son poste jusqu’à fin avril 1953
8 mai 1953 septembre 1974 Louis Michaud    
14 octobre 1974 mars 1980 Raymond Crouzette   Jean-Claude Bernard assure l’intérim de septembre 1979 à mars 1980
28 mars 1980 18 mars 1983 Jean-Claude Bernard    
18 mars 1983 10 juin 1995 Pierre Crochet[Note 1]    
18 juin 1995 12 juin 1996 Jean-Claude Bernard   démissionnaire avec le conseil municipal
18 août 1996 10 mars 2001 Jean-Claude Orsonneau    
11 mars 2001 15 mars 2008 Maurice Coustillères    
16 mars 2008 en cours Bruno Noury[Note 2],[5] Divers droite cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 562 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 243 2 181 1 953 2 185 2 160 2 409 2 426 2 640 2 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 636 3 062 2 929 2 959 3 275 3 132 3 279 3 426 3 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 809 3 985 4 181 3 801 3 883 3 845 3 905 4 249 4 386
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 739 4 786 4 766 4 880 4 941 4 788 4 807 4 880 4 591
2011 - - - - - - - -
4 562 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 21,7 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 21,2 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 29,3 %).
Pyramide des âges à L'Île-d'Yeu en 2007 en pourcentage[8]« Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 21 mai 2011)</ref>
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,3 
5,3 
75 à 89 ans
10,8 
15,7 
60 à 74 ans
17,2 
20,5 
45 à 59 ans
19,8 
21,7 
30 à 44 ans
20,7 
17,1 
15 à 29 ans
12,6 
19,5 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Accès et transports insulaires[modifier | modifier le code]

L'île étant à une vingtaine de kilomètres de la côte, il n'y a donc pas de pont.

voies maritimes[modifier | modifier le code]

À destination de la gare maritime de Port-Joinville, on peut rejoindre l'île avec les bateaux de la compagnie Yeu Continent (Régie Départementale des Passages d'Eau de la Vendée) depuis Fromentine (navires Insula Oya 2 depuis 1982, les catamarans Fjellstrand FlyingCat 45 Pont d'Yeu et Le Châtelet[10] ) depuis 2006 ou ceux de la Compagnie vendéenne depuis Fromentine ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie en saison. Précédemment, la liaison Fromentine-Île d'Yeu a été effectuée par les navires:

  • La Vendée (1870-1886)
  • Rover (1887-1900)
  • Bellilois (1901)
  • Ville d'Auray (1902-1913)
  • La Grive (1913-1929)
  • France (1929-1934)
  • Insula Oya (1935-1969)
  • Amiral de Joinville (1955-1962)
  • Président Auguste Durand (1961-1982)
  • La Vendée (1969-2006), transformé en restaurant à Bordeaux[11]
  • Cap Suroit (1990-1991)
  • Amporelle (1992-2006)[10].

voies aériennes[modifier | modifier le code]

On peut s'envoler vers l'île d'Yeu avec les hélicoptères de la compagnie Oya Vendée Hélicoptères[12], ou par avion, l'île possédant un aérodrome (Île d'Yeu Grand Phare) situé au sud-ouest, ouvert à la CAP (circulation aérienne publique), bien qu'il n'y ait aucune ligne régulière.

Sur place, afin de faciliter les déplacements sur l'île, la municipalité propose un service de bus baptisé ID Bus qui dispose à la basse saison de deux lignes desservant une trentaine d'arrêts. À la haute saison, le réseau s'étoffe avec quatre lignes et une soixantaine d'arrêts.

On trouve aussi sur place plusieurs loueurs de vélos, scooters et voitures à essence et électriques.

Vie sociale[modifier | modifier le code]

Des concerts ont lieu dans la salle municipale du Casino, sous le chapiteau de la Citadelle et en saison au bar L'escadrille.
Le cinéma municipal Ciné Islais est ouvert toute l'année.
[réf. souhaitée]

Médias[modifier | modifier le code]

L'île possède sa radio locale, Neptune FM, créée depuis 1983 et qui diffuse sur le 91.9[13].

Le journal d'information locale La Gazette Annonces[14] contient des articles d'actualités.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

ADSL et téléphone fixe[modifier | modifier le code]

Le premier câble téléphonique sous marin reliant l'île d'Yeu au continent a été posé en 1911[15]. Le seul NRA de l'Île d'Yeu est situé rue du Coin du Chat à Port-Joinville. Desservant en 2013 environ 4500 lignes, c'est le 3e plus gros NRA non dégroupé de France[16].

Radiocommunication[modifier | modifier le code]

On trouve sur l'île un pylône (15 m) rue du Coin du Chat pour la téléphonie (Orange).

Le château d'eau (61 m) près de la Citadelle est utilisé pour la téléphonie (Bouygues, Orange, SFR), la radio Neptune FM et comme relais de télévision.

Le Grand Phare es utilisé par le CETMEF, de même que le phare des Corbeaux (30m).

Le sémaphore militaire est utilisé par Altitude Wireless et les opérateurs téléphoniques Bouygues, Orange, SFR[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Carte de l’île d’Yeu
Chapelle de la Meule.
  • L'église de Saint Sauveur. Lors des invasions des IXe et Xe siècles, la population îlaise était à la merci des envahisseurs et n’avait pas d’autre refuge que l’église. La première représentation du clocher de l’église Saint Sauveur est le célèbre dessin de Pierre Garcie Ferrande dans son « Grand Routier et Pilotage de la mer » au XVe siècle. Pendant des siècles, ce clocher servit de sémaphore. Naturellement, subissant l'influence continuelle des vents, il menaça un jour de s'écrouler. Le roi de France considérant l’importance stratégique de ce sémaphore décida de le reconstruire à ses frais en 1774. On opta pour une forte charpente pyramidale surmonté d’un lucarnon et pour mieux l’assoir, on décida de rehausser le clocher de 1,24 m. La date figure toujours sur le clocher.Sous l’empire, un balcon a été construit tout autour du clocher pour guetter les dangers et prévenir la population, dès qu’un bateau étranger était aperçu. Des personnes désignées par le conseil municipal montaient la garde. Jusqu’en 1804, l'île vécut ainsi dans l'insécurité. En 1953, cette église qui connut les joies et les angoisses de toute une population de plus de dix siècles, a été frappé par la foudre pendant un orage.Pour des raisons budgétaires, on décida de la reconstruction du clocher sous une forme primitive romane avec le beau toit à quatre pentes que nous lui connaissons actuellement.
  • La citadelle, ou fort de Pierre-Levée : c'est un fort de plan carré, avec en son centre une vaste cour. La construction a duré 8 ans. La citadelle a été déclassée en 1889, et a servi a plusieurs reprises de prison (le prisonnier le plus célèbre est le Maréchal Pétain, qui a séjourné dans le fort de novembre 1945 jusqu'au 29 juin 1951, peu de temps avant sa mort). Aujourd'hui, la citadelle sert de lieu de loisirs aux associations de l'île et y abrite notamment la radio locale Neptune FM et un chapiteau servant momentanément de salle des fêtes, en attendant la réfection de la salle des Cytises.
  • Le Vieux-château : c'est un château-fort datant vraisemblablement du XIIe siècle. Sa construction serait imputable au connétable Olivier V de Clisson. Il est construit sur un éperon rocheux de la côte sud de l'île. Il aurait inspiré à Hergé le château de Ben More, dans L'Île Noire.
  • Le port de La Meule : c'est un petit port de pêche, situé dans une crique au sud de l'île, dominé par la chapelle Notre-Dame de la Bonne Nouvelle, toute blanche. C'est l'un des lieux les plus visités de l'île. Plus haut se trouve le village de La Meule. Ce port servait aussi de base pour les contrebandiers : son accès en forme de L est invisible depuis la mer.
  • La pointe du But : elle est située à l'ouest de l'île. On y trouve une corne de brume (reliée au phare de l'île d'Yeu) qui, avec la tourelle-balise située sur l'écueil des Chiens Perrins, assure la sécurité des navires dans cette zone dangereuse.
  • L'île comporte de nombreux menhirs, dolmens et pierres à cupules (notamment la Roche aux Fras située dans le village de La Meule) ou bien la roche à sel de la plage des sapins. Le dolmen des Petits Fradets (ou de la Gournaise) et le dolmen de la Planche à Puare sont deux jolies tombes mégalithiques datant probablement du IVe millénaire. Celle des Petits Fradets n'a conservé qu'une partie de sa structure, alors que celle de la Planche à Puare est intacte (elle fait partie des tombes transeptées de Pornic).
  • Le Phare de l'île d'Yeu ou grand phare : il est situé à Petite-Foule, sur un des points les plus hauts de l'île. Sa tour est carrée, blanche et haute de 29 mètres. Son feu porte à 29 milles marins. C'est l'un des principaux phares d'atterrissage de la côte atlantique. À l'origine, il mesurait 22 mètres et avait été construit par l'ingénieur des Ponts-et-Chaussées Plantier en 1830. Il fut ensuite détruit en août 1944, avant d'être reconstruit tel qu'on le connaît aujourd'hui en 1950 par l'architecte Maurice Durant et l'ingénieur Conte.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

  • La tarte aux pruneaux
  • Les patagos
  • Le préfou
  • Thon fumé
  • Le "fion", sorte de flan

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Martin de Vertou qui aurait évangélisé l'île au VIe siècle ;
  • Philippe Pétain, mort le 23 juillet 1951 à Port-Joinville durant son internement sur l’île d'Yeu. Il y est également inhumé ;
  • Joseph Ecomard, gouverneur militaire de l'île, durant la Première Guerre mondiale ;
  • Marc-Adolphe Guégan, poète ;
  • Amin Maalouf, écrivain franco-libanais ;
  • José Miguel Beñarán Ordeñana « Argala », théoricien marxiste-léniniste d'ETA, déporté sur l'île en 1976.
  • Le roi Philippe de Belgique, son épouse la reine Mathilde et leurs quatre enfants sont des habitués de l'île d'Yeu où ils ont passé leurs vacances en 2010, 2011 et 2012. Le 23 juillet 2013, deux jours après son accession au trône de Belgique, le roi Philippe se rend sur l'île avec sa famille pour y séjourner à nouveau.
  • Michel Sapin actuel ministre du travail y passe régulièrement ses vacances.

Les peintres de l’île d'Yeu[modifier | modifier le code]

L'île d'Yeu a inspiré de nombreux artistes et en particulier Jean Rigaud, 1912-1999, peintre officiel de la Marine, Monique Corsi et Jacques Brachet, qui ont une maison sur l'île en plein centre de Port-Joinville, et leur collègue et ami Maurice Boitel l'aquarelliste Louis Bergeret reconnu pour ses représentations de bateaux de pêches. Le peintre et maître verrier Guy Breniaux lui a également consacré une partie de son œuvre à l'occasion de ses multiples et réguliers voyages sur l'île.

Attirée par la lumière de l'île, la peintre Denise Esteban, avec son mari le poète Claude Esteban, eut longtemps une maison dans l'île, mais elle y eut un accident fatal en 1986. En lien avec cet événement, le thème de l'île revient souvent dans l'œuvre poétique de Claude Esteban.

Jean Dufy (1888-1964) a peint une vingtaine de tableaux durant plusieurs séjours estivaux à l'Ile d'Yeu entre 1926 et 1930.

L'île d'Yeu, vue de Saint-Jean-de-Monts.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1989.
  2. Réélu en 2014.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Petite histoire de l'Île d'Yeu, Maurice Esseul, Geste (2012)
  • Histoire de l'Ile d'Yeu, Maurice Esseul, Siloe (2006)
  • Instants d'Yeu, textes et photographies de Claude Burneau, Éd. Pays d'herbes (2006)
  • Sur les chemins de l'Île d'Yeu, Maurice Esseul et Eric Kasper, Siloe (2005)
  • L'Île d'Yeu : Vendée hardie, lumineuse et rude, texte de Jean-François Henry et photographies de Jeanlin Henry, Siloe (2005)
  • Île d'Yeu, mémoire d'Islais, par Gertrude Dordor, photographies de Bruno Mazodier, Editions Gisserot (2003)
  • L'Ile d'Yeu, Maurice Esseul, Etrave (1998)
  • L'Île d'Yeu : images du passee, Maurice Esseul, Etrave (1996)
  • En route pour la France - L'Ile d'Yeu et le continent, trois siècle de liaisons maritimes, Maurice Esseul, Etrave (1994)
  • L'Île d'Yeu (insula OYA): ses origines, son histoire - Découverte de l'Île, Maurice Esseul, Éditions Du Vieux-Chouan (1989)
  • Le Château de l'Île d'Yeu, Maurice Esseul, Gallimard (1980)
  • Oya-Insula ou l'Enfant à la Conque, Marc-Adolphe Guégan

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]