L'Équipée sauvage
L'Équipée sauvage
Marlon Brando dans son rôle de Johnny Strabler
| Titre original | The Wild One |
|---|---|
| Réalisation | László Benedek |
| Scénario | John Paxton et Ben Maddow, d'après une histoire de Frank Rooney The Cyclist |
| Acteurs principaux | Marlon Brando Lee Marvin Mary Murphy |
| Sociétés de production | Stanley Kramer Productions |
| Pays d’origine | |
| Genre | Drame |
| Sortie | 1953 |
| Durée | 79 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
L'Equipée sauvage (The Wild One) est un film américain réalisé par László Benedek, sorti le 30 décembre 1953. Le film est célèbre pour la prestation de Marlon Brando en chef d'une bande de motards devenant l'icône du rebelle.
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[modifier] Synopsis
Les rebelles noirs, mené par Johnny Strabler (Marlon Brando), une quarantaine de jeunes gens vêtus de blousons de cuirs marqués d'une tête de mort, arrivent en moto à une course de motos. Ils envahissent la piste, sèment la pagaille, se voient finalement intimer l'ordre de quitter les lieux, non sans avoir volé un prix. Ils disparaissent jusqu'à la petite ville voisine, dans laquelle leur arrivée pétaradante fait grande impression. Parmi les badauds, une serveuse de bar, à la fois gracieuse et candide que le chef de bande, Marlon Brando remarque. La suivant dans son café-bar, il commande un bière, ne respectant aucune convention, après un accident ayant failli provoquer le premier incident avec le policier du comté. Brando éblouit l'innocente avec le trophée volé un peu plus tôt. Une autre bande, mené par Chino (Lee Marvin) débarque en ville, reprend le trophée trônant sur la moto de Johnny et la bagarre inévitable éclate; l'autorité de Brando s'affirme par sa victoire dans la rixe entre les deux meneurs. Les vaincus pactisent alors, pour le pire car dès lors la petite ville tranquille va subir exactions après détériorations, alcool aidant. Marlon Brando sauve ainsi l'innocente serveuse, Kathie des mains de la bande rivale, s'échappant avec elle en moto pour une balade nocturne qui tournera pour elle à la découverte de la liberté de la route autant que sentimentale. Mais lui comme tous les autres méprise l'autorité policière. Un incident plus grave se produit où le shériff, quelque peu dépassé, n'ose pas intervenir. Il y aura un mort. "Johnny" étant le chef incontestable et ayant été vu par un pur hasard à proximité, c'est lui qui est arrêté. La fin heureuse consiste en l'aveu de témoignage incomplet de la part d'un des témoins à charge, la sortie de cellule de "johnny" que vient tenter d'aider la jolie serveuse, la froideur apparente du héros et le départ de la ville de tous les fauteurs de trouble, avec interdiction de remettre les pieds dans le comté. Le dernier retour de Marlon Brando, seul, toujours aussi froid, mais laissant finalement le trophée à la serveuse qui, réjouie, voit enfin le héros esquisser un sourire, clôt le film.
[modifier] Fiche technique
- Titre : L'Equipée sauvage
- Titre original : The Wild One
- Réalisation : László Benedek
- Scénario : John Paxton et Ben Maddow, d'après une histoire de Frank Rooney The Cyclist
- Musique : Leith Stevens
- Photographie : Hal Mohr
- Décors : Walter Holscher
- Montage : Al Clark
- Pays d'origine : États-Unis
- Producteur : Stanley Kramer
- Société de production : Stanley Kramer Productions
- Distributeur : Columbia Pictures
- Format : Noir et blanc - 1.33:1 - Son monophonique - 35 mm
- Genre : Drame
- Durée : 79 minutes
- Date de sortie :
- 30 décembre 1953 aux États-Unis
- 14 avril 1954 en France
- 14 janvier 1955 en Allemagne
[modifier] Distribution
- Marlon Brando ( VF : Hubert Noël) : Johnny Strabler
- Mary Murphy ( VF : Sophie Leclair) : Kathie Bleeker
- Robert Keith ( VF : Roger Tréville) : Harry Bleeker
- Lee Marvin ( VF : Marcel Bozzuffi) : Chino
- Jay C. Flippen ( VF : Pierre Morin) : Le shérif Singer
- William Vedder ( VF : Paul Villé) : Jimmy
- Hugh Sanders ( VF : Jean Violette) : Charlie Thomas
- Will Wright ( VF : ? ) : Art Kleiner
- Peggy Maley ( VF : Paule Emanuele) : Mildred
- Ray Teal ( VF : André Bervil) : Oncle Frank Bleeker
- Yvonne Doughty ( VF : Jacqueline Ferrière) : Britches
- Keith Clarke ( VF : Serge Sauvion) : Gringo
- Darren Dublin ( VF : Alain Bouvette) : Dinky
- John Tarengelo ( VF : Robert Le Béal) : Red
- Robert Osterloh ( VF : Michel Roux) : Ben
- Jerry Paris ( VF : Jacques Thébault) : Dextro
- Harry Lander ( VF : René Arrieu) : Gogo
- Eve March ( VF : Lita Recio) : Dorothy
- John Brown ( VF : Jean Claudio) : Bill Hamegan
- Timothy Carey (non-crédité) : Premier homme de main de Chino
[modifier] Genése du film
Le scénario est inspiré d'affrontements entre motard (dont certains faisaient partie d'anciens équipages de bombardiers américains durant la guerre et cherchant à retrouver des émotions fortes) s'étant déroulés à Hollister en 1947 où 4000 motards "hors la loi" vont déferler sur la petite ville californienne[1].
[modifier] Réception
À sa sortie aux Etats-Unis, le film fera scandale. La censure américaine fera remonter le film en lui enlevant vingt minutes pour que le film soit distribué. En Europe, certains pays censureront le film pendant des années[1]. Ce film contribua à donner aux motards une image de voyou. De plus, la marque Triumph voit d'un très mauvais œil l'image que renvoie le film sur elle.
[modifier] Brando : icône du rebelle
Avec ce film il rendra célèbres le jeans et le blouson de cuir Perfecto. Dans ce film, il exprime toute la révolte d'une génération en devenant Johnny, un motard rebelle sur sa propre moto Triumph Thunderbird 6T qui prend d'assaut une petite ville avec sa bande de jeunes bruyants. Encore une fois, son interprétation va avoir un grand retentissement. Le film et le jeu d'acteur de Brando ne sont pas aussi extraordinaires que dans Un tramway nommé Désir mais c'est le personnage qu'il joue à l'écran (celui de Johnny) qui va lancer une mode et avoir un impact considérable sur la « culture rock ». En effet, James Dean voudra la même moto que celle du film, et on se souvient de la photo d'Elvis Presley mimant à la perfection la posture de Brando sur sa Triumph. En effet, les images de Brando posant avec sa moto deviendront emblématiques et seront la base du mannequin de cire au Musée de Madame Tussauds à Londres.
[modifier] Autour du film
- Ce film a inspiré à Jean Dréjac le texte de la célèbre chanson L'Homme à la moto destinée à Édith Piaf. Adaptation française par Jean Dréjac du rock américain Black Denim Trousers and Motorcycle Boots de Jerry Leiber & Mike Stoller (1956).
- Notons également que le groupe de rock américain Black Rebel Motorcycle Club tire son nom du gang de motards mené par le personnage de Marlon Brando dans le film.
- Il y a une scène où on entend la phrase "Tu as manqué aux Beetles". Pendant de nombreuses années on y trouvera une explication selon laquelle cette phrase aurait inspiré John Lennon pour trouver un nom à son groupe de musique. Tout d'abord : The Silver Beetles, puis il aurait enlevé le "Silver" et remplacé "Beetles" par "Beatles" pour The Beatles. Cependant la sortie retardée du film en Angleterre ne coïncide pas avec la date de création du groupe.
[modifier] Répliques célèbres
Son personnage Johnny, chef d'un gang de motards, dans le film, prononce cette réplique devenue célèbre :
- — Une fille : Hey Johnny, what are you rebeling against? (Hé Johnny, tu te rebelles contre quoi ?)
- — Johnny : What have you got? (Qu'est-ce que tu m’proposes ?)