L'Épiphanie (Bosch)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Épiphanie et L'Adoration des mages.
L'Épiphanie
Image illustrative de l'article L'Épiphanie (Bosch)
Artiste Jérôme Bosch
Date v. 1495
Technique Huile sur panneau
Dimensions (H × L) 138 × 140 cm
Localisation Musée du Prado, Madrid (Espagne)

L’Épiphanie est un triptyque peint par Jérôme Bosch vers 1495. Il est également connu sous le nom de L'Adoration des Mages. Le panneau central mesure 138 × 72 cm, et les panneaux latéraux 138 × 34 cm.

Le triptyque original est exposé actuellement au Musée du Prado à Madrid alors qu'une autre version (copie) est exposée au Philadelphia Museum of Art, de Philadelphie. Elle ne doit pas être confondue avec le tableau de Bosch, également intitulé Épiphanie, mesurant 74 × 54 cm, qui est probablement un travail préparatoire en vue de la réalisation de ce triptyque.

BoschTheEpiphanyTriptychLeftPanel.jpg
BoschTheEpiphanyTriptychCenterPanel.jpg
BoschTheEpiphanyTriptychRightPanel.jpg
Hieronymus Bosch - Triptych of the Adoration of the Magi (closed) - WGA2607.jpg
Panneau gauche :
Saint Pierre
avec la donateur
Panneau central :
Adoration des Mages
Panneau droit :
Sainte Agnès
avec le donateur
Vue du triptyque refermé :
la Messe de Saint Grégoire

Description[modifier | modifier le code]

L’Épiphanie
Image illustrative de l'article L'Épiphanie (Bosch)
Artiste Jérôme Bosch
Date 1475-1480
Technique Huile sur panneau
Dimensions (H × L) 74 × 54 cm
Localisation Philadelphia Museum of Art, Philadelphie (États-Unis)

Le retable triptyque de L'Adoration des Mages, commandé par Peeter Scheyve et sa femme Agnes de Gramme en 1495-1499, comprend des éléments uniques dans l’œuvre de Bosch qui sont absents des autres triptyques néerlandais peints à la même époque. Le panneau central représente l'Enfant Jésus dans les bras de la Vierge Marie, en présence des trois Rois mages. La grange délabrée et les personnages inquiétants qui se trouvent à l'intérieur symbolisent l'imminence du danger. Deux paysans sont sur le toit et regardent la scène ; d'autres essayent de jeter un œil à travers les ouvertures situées dans les murs de la grange ou en montant au sommet des arbres environnants. Au deuxième plan, un scène de bataille ; des hommes montés à cheval s'élancent depuis la droite et la gauche, dans ce qui semble être le prélude d'un combat. Au loin, un troisième groupe de cavaliers se dirige vers la ville. À l'arrière plan, on distingue la ville de Jérusalem avec en son centre un moulin à vent, un symbole récurrent dans l’œuvre de Bosch.

Les panneaux latéraux représentent les donateurs accompagnés de leurs saints patrons : Peeter Scheyve et saint Pierre sur le panneau de gauche ; Agnes de Gramme et sainte Agnès sur le panneau de droite. Sur les premiers et seconds plans des panneaux latéraux, la continuité spatiale n'est pas respectée avec le panneau central, même si ils sont suffisamment semblable pour que le triptyque puisse se lire comme un panorama. .

Peeter Scheyve et saint Pierre, représentés sur le panneau de gauche, apparaissent à la droite du Christ, une place d'honneur. Derrière eux, Joseph fais sécher des vêtements près d'un feu[1]. Bien qu'il s'agisse du seul triptyque dans lequel il représente un donateur, Bosch continue à respecter les codes de la représentation des donateurs. Au second plan de ce panneau, au milieu d'un champ, d'étranges créatures dansent et jouent d'un instrument de musique semblable à une cornemuse. Finalement, le panneau de droite, la donatrice agenouillée avec sainte Agnès derrière elle, debout, tenant une Bible. Derrière les deux femmes, un écu avec une fleur-de-lys a été peint. Un agneau, l'emblème de sainte Agnès, allongé sur le sol, se trouve au-dessus de la femme à genoux. À l'arrière plan, une femme tente d'échapper à un loup, alors qu'un homme - plus près — n'a pas pu échapper à un second loup et est en train d'être dévoré.

Lorsque les panneaux articulés sont refermées (ce qui était probablement le cas la plupart du temps), une Messe de Saint Grégoire en grisaille apparaît sur leur revers, avec — à nouveau — un portrait des donateurs.

La tradition des triptyques aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

L'Adoration des Mages de Bosch diffère des autres triptyques de l'Adoration peints en Europe du Nord à cette époque dans la mesure où il représente les saints et les donateurs sur le même plan que le Christ, mais pas sur le même panneau. Comparé à ses contemporains, Bosch rompt avec la tradition qui consistait à envisager chaque panneau latéral comme servant à représenter une scène distincte et choisi — lui — de représenter une seule et même scène. Ce retable de Bosch a été peint environ dix ans avant celui d'van der Goes, inspirant peut-être le retable Portinari, dont les panneaux latéraux représentent eux aussi, le donateur en prière avec un saint. Le retable de saint Jean d'Hans Memling date également de la même époque, mais les scènes sur les panneaux latéraux sont déconnectés de la scène représentée sur le panneau central.

Détails[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) Suzanne Laemers, « Hieronymus Bosch and the Tradition of the Early Netherlandish Triptych », in Visual Culture: Images and Interpretations, éds. Norman Bryson, Michael Ann Holly, et Keith Moxey, Hanovre et Londres : Wesleyan University Press, 1994, p. 79

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]