L'Épée

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L'Épée

Description de l'image  L'EPEE_CLOCK.jpg.
Création 1839
Fondateurs Auguste l'Epée
Slogan When Know-How becomes Art
Siège social Drapeau de Suisse Delémont (Suisse)
Activité Horlogerie
Société mère Swiza S.A.
Site web http://www.lepee-clock.ch/

L'Épée était une manufacture horlogère installée en 1839 à Sainte-Suzanne (Doubs). Elle fait aujourd’hui partie de Swiza SA.

Historique[modifier | modifier le code]

Auguste L'Epée

Le 1er Août 1839, Auguste l'Epée a acquis les bâtiments de "La ferme du Prince" à Sainte-Suzanne, près de Besançon / France et a fondé ses propres ateliers de pendulettes et boites à musique. Toutes les pièces étaient entièrement fabriquées à la main, ce qui explique pourquoi l'entreprise s'est fait connaître dans la région comme la "Manufacture l'Epée".

Le leader du Porte-Echappement :

Auguste L'Epée a lancé en 1850 la production des "échappements plate-forme" qui représentait une étape majeure dans le développement et le prestige de l'entreprise. L'Epée fournit alors son «porte-échappement» pour la gamme prestigieuse des pendulettes. Son atelier se développe rapidement à partir de 1855. L'Epée commença à faire toutes sortes de types d’échappements destinés à équiper les réveils, horloges de table et montres musicales. Le succès est tel qu'en 1877, la production atteint 24'000 porte-échappements.

Ceux-ci remplaçaient l'échappement à balancier qui obligeait le voyageur à arrêter le mécanisme durant le voyage.


Pour les connaisseurs, les porte-échappements fabriqués par la manufacture employaient deux roues d'échappement liées par un engrenage, agissant alternativement sur le même axe de balancier: l'une tournant à droite, l'autre à gauche.

Le développement et la production de ce composant vital exige un personnel hautement qualifié. La fabrication passa de l'artisanat à la production mécanisée. Les premiers échappements produits à une échelle industrielle, étaient des échappements à cylindre. Lorsque l’échappement à ancre fut demandé par les clients, l'Epée créa l’échappement à ancre "de côté" pour des raisons d'interchangeabilité avec le cylindre.


Cette percée technologique donna à l'Epée une grande réputation et des horlogers célèbres lui demandèrent des échappements spéciaux. Certains d'entre eux sont décrits ci-dessous:

“Anti-rebattement” Cet échappement plate-forme peut modifier la fréquence du balancier. Son battement signifie une forte accélération de la fréquence du balancier. Pour cela, les chevilles qui limitent les angles parcourus par les palettes, ont été remplacées par des ressorts spéciaux. Les cornes des palettes ont été modifiés selon le schéma suivant :


“Auto-démarrant” Cet échappement plate-forme a été inventé pour répondre à une exigence spécifique qui consiste à offrir une fiabilité complète lorsque le couple moteur diminue rapidement. Comme le montre le croquis (point 7), un aimant est placé entre deux tiges en fer numérotées 8 et 9. Les extrémités sont positionnées en face de la roue dentée d'échappement. Par leur action magnétique, les dents de la roue au repos sont arrêtées afin qu’aucune dent ne puisse toucher la palette 4 lorsque le couple moteur s'arrête brusquement. Ainsi, le balancier en oscillant quelques secondes provoque la commutation alternative des palettes qui ont été chassées par la cheville 6.


“Force constante” L'échappement à force constante a été développé pour faire face aux importantes variations du couple moteur et pour assurer une amplitude d'oscillation qualitative au balancier. Son principe est basé sur l'absorption de la puissance excessive par la force d'inertie à surmonter. L'impulsion motrice est fournie par un petit ressort qui fournit une force auxiliaire à la roue d'échappement montée sur le pignon. Une broche fixée à la roue dentée et au volant d'inertie active les bras de la roue d'échappement pour limiter l'arc d'enroulement du ressort auxiliaire.

« Le Régulateur Géant »






L’Epée, une histoire prestigieuse Au cours d'une histoire mouvementée de près de 200 ans, L'Epée a été et continue d'être à la pointe de réalisations techniques horlogères.Beaucoup de pendulettes spectaculaires ont été commercialisées et des gens célèbres ont choisi une horloge L'Epée pour sa grande réputation.La Manufacture l’Epée a reçu des médailles d'or à de nombreuses expositions internationales: Paris en 1889 et 1900, Vienne en 1892, Hanoi en 1902 et également en Amérique et en Grande-Bretagne. En 1976, L'Epée a été sélectionné pour équiper la flotte des supersoniques Concorde.

En 1994, L'Epée construit une horloge géante baptisée « Le Régulateur Géant » : C’est la plus grande du monde (mentionnée dans le Livre Guiness des records). L'Epée est la seule société qui ait pu entreprendre de réaliser le projet de cette horloge géante. Cette pièce unique mesure 2,20 mètres de haut et pèse 1,2 tonnes. Son mouvement mécanique seul pèse 120 kilos. Ce chef-d'œuvre a nécessité 2800 heures de travail. L'horloge a été dévoilée au Louvre à Paris. L'horloge a par la suite effectué une tournée en Europe, au Moyen-Orient et aux États-Unis.


En 2010, L'Epée devient la seule Manufacture de Pendulettes au monde avec un mouvement 40 Jours et 46 Rubis, une Double Seconde Rétrograde et un logo animé qui correspond à la signature de la marque. La Manufacture l’Epée est plus que jamais active dans les mouvements mécaniques de haute horlogerie qui sont la synthèse de méthodes de production artisanales et de techniques de fabrication les plus avancées.


Le Duel Perpetuel


En 2012, L’Epée est le premier à sortir un Tourbillon Carrousel avec une double seconde rétrograde sur un mouvement et en plus un mouvement 40J.


Le Duel Perpétuel Tourbillon

Bibliographie[modifier | modifier le code]