L'Élégie d'Osaka

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L'Élégie d'Osaka

Titre original Naniwa erejî
Réalisation Kenji Mizoguchi
Scénario Saburo Okada (nouvelle)
Yoshikata Yoda
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Sortie 1936
Durée 71 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Élégie d'Osaka (titre original : Naniwa erejî) est un film japonais réalisé par Kenji Mizoguchi et sorti en 1936.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Pour aider sa famille, une jeune téléphoniste devient la maîtresse de son patron. Abandonnée par le garçon qu'elle aime, elle sera également délaissée par son protecteur. De retour dans sa famille, elle est rejetée par celle-ci et finit par se prostituer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : Naniwa erejî
  • Titre français : L'Élégie d'Osaka (titre alternatif : L'Élégie de Naniwa)
  • Réalisation : Kenji Mizoguchi
  • Scénario : K. Mizoguchi, Yoshikata Yoda, Tadashi Fujiwara (dialogues), d'après la nouvelle de Saburo Okada : Mieko.
  • Photographie : Minoru Miki, noir et blanc
  • Musique : Kôichi Takagi
  • Son : Hisashi Kase, Yasumi Mizoguchi
  • Montage : Tatsuko Sakane
  • Production : Masaichi Nagata pour Daiichi Eiga, Kyoto
  • Pays d'origine : Drapeau du Japon Japon
  • Langue : japonais
  • Genre : Film dramatique
  • Durée : 71 min
  • Date de sortie :

Distribution artistique[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

L'Élégie d'Osaka marque les débuts de scénariste de Yoshikata Yoda et l'origine d'une collaboration assidue avec Kenji Mizoguchi. Yoda nous donne son opinion : « Naniwa erejî était un chef-d'œuvre empreint d'une certaine maladresse, mais jamais je n'avais vu un film dont l'image ait été aussi forte, aussi pleine de tension. On peut dire que ce film marque l'avènement du réalisme dans le cinéma japonais. » (Y. Yoda : Souvenirs de Kenji Mizoguchi, Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma). « La même année, il y eut un coup d'État fasciste. (...) On exaltait le patriotisme impérialiste, on se méfiait du libéralisme. Ce qui explique que ce film qui mettait en relief, de façon implacable et réaliste, un aspect essentiel de la société, ne passa pas inaperçu de la censure », nous dit encore Yoshikata Yoda. Effectivement, le film fut interdit après 1940 pour "tendances décadentes".

« Le film attaque l'image du père et la lâcheté des hommes. L'héroïne (incarnée par la grande actrice Isuzu Yamada, dont Mizoguchi apprécia « la passion et l'assiduité ») y est autant exploitée par ses amants que par sa famille. Pour eux, elle n'est qu'une valeur marchande. Ici, le sexe et l'argent sont les vecteurs d'une déchéance sans rémission », note Noël Simsolo. (in : Kenji Mizoguchi, Collection Grands cinéastes-Cahiers du cinéma/Le Monde).

C'est, vraisemblablement, en pensant à ce film que Mizoguchi estima, à la fin de sa vie : « C'est vers quarante ans seulement que j'ai trouvé ma voie ». « Gion no Kyodai (Les Sœurs de Gion) (le deuxième volet du diptyque) fut classé premier des meilleurs films de 1936 par la revue "Kinema Jumpo", et Naniwa erejî, troisième. Gion no Kyodai était en effet mieux construit que Naniwa erejî, mais je persiste à préférer ce dernier, qui me semble plus fort, et plus aigu dans sa critique de la société », conclut, pour sa part, Yoshikata Yoda.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) L'Élégie d'Osaka sur l’Internet Movie Database