L'Éguille

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'Éguille
Le port ostréicole de L'Éguille
Le port ostréicole de L'Éguille
Blason de L'Éguille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Royan-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération Royan Atlantique
Maire
Mandat
Roger Guillaud
2014-2020
Code postal 17600
Code commune 17151
Démographie
Gentilé Éguillais
Population
municipale
889 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 28″ N 0° 58′ 34″ O / 45.7077777778, -0.976111111111 ()45° 42′ 28″ Nord 0° 58′ 34″ Ouest / 45.7077777778, -0.976111111111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 11 m
Superficie 5,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de Charente-Maritime
City locator 14.svg
L'Éguille

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de Charente-Maritime
City locator 14.svg
L'Éguille

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
L'Éguille

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
L'Éguille
Liens
Site web www.leguille.fr

L'Éguille — couramment désigné sous le nom de L'Éguille-sur-Seudre — est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Éguillais et les Éguillaises[1].

Située au confluent de la Seudre et du Liman, sur l'axe routier menant de Royan à Rochefort, l'Éguille est une commune semi-rurale et conchylicole de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Royan-Ouest. L'Éguille est le point de confluence entre la Seudre et le Liman. Le village est construit sur un petit plateau calcaire crétacé. L'altitude de la commune varie de 0 m à 11 m. Les rives de la Seudre sont occupée par les marais et le plateau calcaire à vocation agricole. L'Éguille forme une petite presqu'île séparée au nord par la Seudre et au sud par le Liman.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de L'Éguille est traversée par la D733 qui lui donne un accès direct à Royan et à Rochefort. L'Éguille est séparée du Gua par la Seudre. En 1909, un pont tournant fut construit pour remplacer le bac qui effectuait la liaison entre Le Gua et L'Éguille. Le pont tournant fut détruit et remplacé en 1964 par un pont construit plus en amont et une route contournant le bourg.

Carte de la commune de L'Éguille au sein de la Charente-Maritime
Position de L'Éguille en Charente-Maritime

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est séparée du Gua par la Seudre et de Mornac-sur-Seudre par le Liman.

Communes limitrophes de L'Éguille
Le Gua
Mornac-sur-Seudre L'Éguille Saujon
Saint-Sulpice-de-Royan

Histoire[modifier | modifier le code]

Des restes de fortifications datant de la civilisation de Peu-Richard[2] ont été découverts au lieu-dit les Flottes sur le point culminant de la commune[3]. L'Éguille fut mentionnée pour la première fois en 1219, à cette époque, l'économie était basée sur l'exploitation du sel. L’Éguille, Acus et Agulhe dans les textes du Moyen Âge puis l’Aiguille, doit son nom à la pointe de calcaire crétacé sur laquelle elle est construite. Au XVIIe siècle, un château avec une façade encadrée de deux tours carrées, une cour et des communs furent construits. En 1710, L'Éguille est vendue au navigateur Michel Froger (1668-1728), père de Michel Joseph Froger de l'Éguille. Au XIXe siècle, les habitants abandonnent l'exploitation du sel au profit de l'ostréiculture. Avec le développement du tourisme à Royan au XXe siècle, on bâtit un pont tournant métallique sur la Seudre pour relié Rochefort à Royan.

L'ancien pont tournant métallique sur la Seudre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux merlettes affrontées de sable et en pointe de trois bisses ondoyante de sinople posées en pal et mal ordonnées.
Commentaires : Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune viendrait du mot latin « Acus » qui signifie pointe, aiguille.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Jean Russo    
2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Roger Guillaud SE Retraité de France Télécom Orange

Canton[modifier | modifier le code]

L'Éguille est une des sept communes formant le canton de Royan-Ouest, dont le conseiller général est actuellement Michel Servit. Le canton de Royan-Ouest compte sept communes dont : Breuillet, L'Éguille, Mornac-sur-Seudre, Royan, Saint-Palais-sur-Mer, Saint-Sulpice-de-Royan et Vaux-sur-Mer.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'Éguille fait partie, comme 30 autres communes de la région royannaise, de la communauté d'agglomération Royan Atlantique.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

De par ses contraintes géographiques (marais, axe routier...), le développement démographique de la commune reste modéré comparé aux communes voisines de l'aire royannaise[4].

En 2011, la commune comptait 889 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
408 485 446 585 685 717 771 805 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828 834 788 787 792 803 748 719 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
681 649 640 584 584 611 651 628 681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
755 767 660 670 722 758 870 889 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (29 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 11,5 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 28,9 %).
Pyramide des âges à L'Éguille en 2008 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,7 
6,9 
75 à 89 ans
11,5 
15,9 
60 à 74 ans
16,7 
21,4 
45 à 59 ans
22,0 
20,7 
30 à 44 ans
20,0 
16,8 
15 à 29 ans
11,5 
18,2 
0 à 14 ans
17,7 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2008 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,8 
75 à 89 ans
12,2 
16,8 
60 à 74 ans
17,4 
21,1 
45 à 59 ans
21,0 
18,9 
30 à 44 ans
18,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,5 
17,2 
0 à 14 ans
15,1 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de L'Éguille.

Les travaux de l'église Saint-Martin, conduits par l'architecte Pierre-Adolphe Viaud, débutent en 1845, après la démolition de l'ancienne église romane, jugée vétuste. Le nouvel édifice est de plan simple, comprenant une nef avec voûte de plâtre, terminée par une abside semi-circulaire un peu plus étroite. Les vitraux qui éclairent l'église sont l'œuvre d'un maître-verrier auvergnat nommé Baratte. La façade est couronnée par un fronton triangulaire, où est insérée une horloge. Le clocher, surmonté d'une flèche en ardoise, surmonte l'ensemble. Après s'être effondré au cours de la tempête de 1999, il a finalement été restauré quelques mois plus tard.

Le temple protestant[modifier | modifier le code]

Le temple de L’Éguille a été construit en 1820. Son Porche est daté de 1819, il est inscrit "Temple de Dieu fait en 1819 à l'usage du culte réformé".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. La civilisation de Peu-Richard (IIIe millénaire) est caractérisée par une céramique décorée de cannelures horizontales et ocelées et par des « camps » entourés de doubles fossés. Elle doit son nom au hameau de Peu-Richard, situé à Thénac, commune voisine de Barzan
  3. Archeologia, mars/av. 1970, p 86, 87.
  4. Scot Royan Atlantique, État initial de l'environnement, p 110
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à L'Éguille en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).
  8. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 janvier 2011).


Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :