L'Écho d'Alger

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L'Écho d'Alger
Pays Algérie
Langue Français
Périodicité Quotidien
Fondateur Étienne Bailac
Date de fondation 1912
Date du dernier numéro 1962
Ville d’édition Alger

L'Écho d'Alger est un quotidien français indépendant qui parut en Algérie entre 1912 et 1961.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Écho d'Alger a été fondé par Étienne Bailac en 1912. C'est vers la fin des années vingt que Jacques Duroux racheta le journal. C'est le premier journal qui a introduit la photographie de presse en Algérie. L'Écho d'Alger fut pendant longtemps le journal de la gauche radicale qui prônait le dialogue entre le patronat et la classe ouvrière. Plus tard, pendant la guerre d'Algérie, il devint le farouche défenseur de l'Algérie française. Cela peut paraître étonnant à première vue. Pourtant il n'y a pas de réelle contradiction : longtemps l'Algérie vota à gauche. Si la population européenne fut plus tard classée à droite sinon qualifiée de fasciste c'est parce que l'option "Algérie française" était en opposition avec les idées dominantes dans la gauche métropolitaine…

L'Écho d'Alger était le porte-parole des putchistes d'Alger en mai 1958. Ce quotidien qui a appuyé le retour du général de Gaulle au pouvoir en le présentant comme le sauveur de l'Algérie française finit rapidement par comprendre que l'Algérie était en fait une pierre dans la godasse du général. Il s'opposa alors à la politique gaullienne avant d'être censuré puis interdit de parution par le tribunal d'Alger en avril 1961. Alain de Sérigny, son directeur, fut poursuivi en justice puis relaxé quelques années plus tard.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1912 : L'Écho d'Alger, quotidien algérois, est créé par la famille Duroux, grands minotiers d'Alger.

À cette époque le journal ne comportait qu'une feuille de papier de piètre qualité et reproduit sur les deux faces, en recto-verso. À ses débuts, le tirage de ce journal n'est que de 15 000 exemplaires.

  • 1941 : le Comte Alain Le Moyne de Sérigny, pied-noir d'adoption, en prend la direction et en fera le quotidien le plus lu et le plus influent d’Algérie.
  • 1961 : L'Écho d'Alger fut interdit par le gouvernement français le 24 avril 1961, après le putsch des généraux.

Collaborateurs[modifier | modifier le code]

Roger Frison-Roche grand reporter français travaillera pendant plus de 15 ans à L’Écho d'Alger en assurant des reportages en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Idir Bouaboud, L’Écho d'Alger, cinquante ans de vie politique française en Algérie 1912-1961, Lille, Édition du Septentrion, 1999.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]