L'Humanité Dimanche

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L'Humanité Dimanche HD
Image illustrative de l'article L'Humanité Dimanche

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Prix au numéro 2 € 90
Diffusion 152 000 ex.
Fondateur Marcel Cachin, directeur en 1948
Date de fondation 3 octobre 1948
Ville d’édition l'Humanité, 164, rue Ambroise-Croizat, 93528 Saint-Denis cedex

Propriétaire Société nouvelle du journal l'Humanité
Directeur de publication Patrick Le Hyaric. Codirecteur : Lin Guillou, secrétaire générale
Directeur de la rédaction Patrick Apel-Muller
Rédacteur en chef André Ciccodicola. Adjoint : Stéphane Sahuc.
ISSN 1771-1908

L'Humanité Dimanche est un magazine politique hebdomadaire français, créé en 1948. Son directeur est le même que celui de L'Humanité quotidienne, mais sa rédaction est différente.

Histoire[modifier | modifier le code]

(...)du journal que l'on vend le matin d'un dimanche, à l'affiche qu'on colle aux murs du lendemain, je n'en finirai pas d'écrire ta chanson... ma France(...)

Quand le chanteur français Jean Ferrat mélodie en un vers d'une de ses compositions un journal du dimanche, une partie du public reconnait dans les vers de l'auteur-interprète de quel journal il chante.
Le titre L'Humanité Dimanche abrégé en HD est pourtant victime de la notoriété du quotidien dont son titre a longtemps prolongé la diffusion des idées communistes le septième jour de la semaine. Toujours "oublié" des revues de presse audiovisuelles, mis à l'écart de la presse politique hebdomadaire par la plupart des distributeurs de presse, sabordé un temps par des responsables politiques du Parti communiste français qui le débaptisèrent en L'Humanité Hebdo, il demeure aujourd'hui encore un des rares titres de la presse politique à faire l'objet d'une diffusion militante.
L'Humanité Dimanche n'a pas d'histoire. Les recueils des Unes historiques, publiés par une section du PCF et dont la diffusion se faisait à la fête de l'Humanité, ignorent la petite consoeur de la presse communiste. L'ouvrage ""officiel" paru en 2004 à l'occasion du centenaire[1]du titre L'Humanité ignore le titre L'Humanité Dimanche et le volume publié pareillement en 2004 par un aréopage d'historiens réputés[2] ne produit pas un seul article sur l'hebdomadaire.
Il y a cependant un témoin historique de cet hebdomadaire, en la personne d'André Carrel qui en a été le rédacteur en chef entre 1957 et 1981. Ses notes concernant L'Humanité Dimanche[3] permettent d'utiles éclairages sur "son" journal.

La vente de l'Humanité le dimanche[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble de la presse, lorsque L'Humanité est créé en 1904, le journal paraît sept jours sur sept. Il ne semble pas que des points de vente militante aient cours avant la 1914. Le réseau de diffusion des journaux est dense et de plus nombres de travailleurs trouvent dans la vente à la criée des journaux un travail. La situation perdure dans les années vingt, mais en 1929, dans le cadre de poursuites judiciaires liées à la faillite de la Banque ouvrière et paysanne et dans un contexte de durcissement politique contre le Parti communiste, l'existence du journal est menacée. Se créent alors les CDH (Comités de défense de "l'Humanité"). Leur rôle est d'abord financier[4]. Certains comité locaux de défense de l'Humanité entreprennent de vendre le journal à la criée le dimanche matin, comme moyen de propager les idées communistes. Cette activité, qui fait apparaître au grand jour les militants d'un parti accusé de menées subversives et qui leur fait nouer avec la population des rapports fructueux en termes de reconnaissance, n'est toutefois pas légale. La vente ambulante de la presse est soumise à la possession d'une carte "professionnelle". La non possession de la carte vaut aux militants l'attention des services de police, en période de tension politique. Le Parti communiste, qui se débarrasse à partir de 1933 de sa gangue politique sectaire lance à partir de novembre 1933 des journées de diffusion de masse de son journal. C'est André Marty, qui supervise l'Humanité, sans la diriger officiellement, qui impulse alors cette forme de militantisme[5] La vente massive du 25 novembre 1934 semble marquer un départ : 202 540 exemplaires d'un numéro spécial (de 2 pages) de L'Humanité sont commandés, et 124 198 Humanité en plus qu'un dimanche habituel seraient diffusés. 742 organisations (CDH local, cellules) auraient participé à cette journée[6]
Désormais, rendue plus visible et massive avec la montée du Front populaire, la présence dans les rues des vendeurs de "l'Huma" devient une des formes du militantisme politique[7]

En février 1935, dimanche normal sans moyen extraordinaire, 151 CDH (Comité de défense de l'Humanité) locaux et 151 cellules diffusent plus de 62 000 journaux. En mai de la même année, pour le second tour des élections municipales[8] 57 970 journaux supplémentaires sont diffusés à la criée, sur un tirage total de 240 000 journaux, dont environ 120 000 sont vendus par le réseau traditionnel[9]
Durablement instaurée la vente militante du dimanche se heurte en 1948 à un obstacle de taille.

3 octobre 1948, premier numéro de L'Humanité Dimanche[modifier | modifier le code]

Le gouvernement décida arbitrairement en 1948, sous prétexte que le papier manquait encore, de supprimer la vente des quotidiens le dimanche. Or c'était le dimanche que les militants vendaient l'Humanité ".
Pour contourner l'obstacle L'Humanité Dimanche est créé. Telle est selon André Carrel[10] la circonstance qui fait naître le journal. Rédacteur en chef durant 34 ans, André Carrel ajoute : Le premier numéro bénéficiait déjà d'une ligne éditoriale originale, avec des rubriques de détente et de jeux.

Existait-il en 1948 une volonté gouvernementale (il s'agit du gouvernement Queuille, comprenant des socialistes) visant particulièrement l'Humanité, dont la vente bénévole du dimanche assurait le meilleur tirage de la semaine ? Dans le contexte de la guerre froide, alors qu'une grève des mineurs, durement menée et sévèrement réprimée commence la semaine suivante[11] c'est possible. Mais la mesure correspondait aussi à une revendication des ouvriers du Livre avancée lors de la grève de la Presse parisienne de février-mars 1947[12].

Le numéro 1 est un journal de 4 pages[13] grand format. Il se distingue de l'Humanité, par l'ajout du mot...Dimanche, imprimé en rouge. Le directeur du journal, Marcel Cachin signe en une le billet, où il émet l'opinion d'être :
certain que les 13 000 CDH (Comité de défense de l'Humanité) vont, à leur habitude, fournir un effort nouveau et décisif.
Le numéro 7, du 14 novembre 1948 est diffusé à plus d'un million d'exemplaires, et il passe à 6 pages.

le CDH, comité de défense de l'Humanité[modifier | modifier le code]

En effet, la grande originalité de l'Humanité Dimanche (et avant 1948, de l'Humanité du dimanche) réside dans sa diffusion militante, sous diverses formes. Pour la clientèle fidélisée, les militants organisent des tournées de portage à domicile, musettes remplies de journaux[14] à l'épaule, notant sur des carnets spéciaux les sommes encaissées, les exemplaires non payés en cas d'absence, les nouveaux lecteurs, les périodes de vacances pendant lesquelles il est inutile de sonner à la porte le dimanche matin. Plus voyants, souvent munis de présentoirs voire de table, sont les "points fixes" tenus dimanche après dimanche par un ou plusieurs vendeurs. Enfin, régulièrement, selon une fréquence qui varie en fonction de l'intensité du débat politique, des luttes sociales, ou des échéances électorales, il y a les "ventes de masse" mobilisant le maximum de militants en ventes à la criée ou au porte à porte. Dès 1936 un système d'émulation entre CDH est mis en place et une carte spécifique est attribuée aux diffuseurs. Dans les années 60 la carte de CDH est tombée en désuétude, mais un timbre-vignette annuel est apposée sur la carte d'adhérent.
En 2011, cette vente militante, réduite au seul titre l'Humanité Dimanche, demeure. Relancé en 2006, l'hebdomadaire a fait appel à ses lecteurs, et ses diffuseurs bénévoles en créant une structure dite Cofondatrices & cofondateurs de l'Humanité Dimanche[15]. Dans une circulaire adressée à chacun des "cofondateurs", datée de janvier 2008, Patrick Le Hyaric livrait un chiffre de diffusion de 80 000 exemplaires chaque semaine, ajoutant que (contrairement au quotidien l'Humanité) "chaque numéro de l'HD dégage 20 000 € de bénéfice".

Les multiples vies de L'Humanité Dimanche[modifier | modifier le code]

De nombreuses formules éditoriales jalonnent l'existence du titre, dont il est curieux de constater que depuis 1971 chaque nouvelle formule redémarre au numéro 1...ce qui rend assez difficile un recensement total des numéros parus. On relève également de subtiles nuances dans l'intitulé même du journal.

l'Humanité Dimanche[modifier | modifier le code]

  • 3 octobre 1948 - mars 1965 : numéros 1 à 862, grand format. La formule tient près de 17 ans. Mais une évolution dans la fabrication du journal intervient le premier octobre 1961[16] : la première page est imprimée en couleurs, par procédé de l'héliogravure. L'imprimerie commune aux deux titres est alors située à Paris dans le bâtiment qui fait l'angle de la rue du faubourg Poissonnière avec le boulevard Poissonnière. L'entreprise d'héliogravure, l'imprimerie Crété, se trouve à Corbeil-Essonnes. Des éditions spéciales du journal incluent des pages posters en couleur au milieu du journal pour marquer l'événement : la foule aux obsèques des victimes du massacre au métro Charonne en 1962, le cortège et la foule rassemblée lors de l'enterrement de Maurice Thorez en 1964.
  • mars 1965 - avril 1971 : numéros 1 à 319 nouvelle série (1181) demi format 30 × 41,5 cm). Le titre en "une" est accompagné de la mention : Magazine du Parti communiste français. Cette formule adopte les techniques utilisées précédemment. Des cahiers centraux réalisés en couleur améliorent la qualité. Ainsi le numéro 33 présente-t-il[17], un cahier couleur sur les chefs-d'œuvre français des musées de Leningrad et de Moscou, dont plusieurs toiles de Pablo Picasso. Un supplément en couleur accompagne en 1967 le cinquantième anniversaire de la Révolution d'Octobre.

Humanité Dimanche[modifier | modifier le code]

  • 14 avril 1971 - janvier 1976 : numéros 1 à 249, paraissant le jeudi format 27 × 34,3 cm, avec édition d'un supplément de couleur vert le dimanche. Le numéro 1 donne le ton de cette nouvelle formule. En "une", sur fond d'une photo pleine page, le titre accroche : La jeunesse veut-elle tout casser ?, tandis qu'un bandeau dans le coin droit interpelle le lecteur : Concorde : pour ou contre. Techniquement la nouveauté réside dans les diverses variétés de l'impression Offset. Toujours "magazine du Parti communiste français", cette mention n'apparaît plus en première page.
  • 4 février 1976 - janvier 1980 : numéros 1 à 208, format 28,5 × 33 cm.
  • janvier 1980 - avril 1985 : numéros 1 à 274, grand format 40 × 58 cm, 2 éditions (vendredi, dimanche). La mention Hebdomadaire central du Parti communiste français est imprimée sous le titre du journal et elle semble correspondre à une ligne politique de repli plus que d'ouverture.
  • mai 1985 - mars 1990 : numéros 1 à 356, demi format 29 × 37 cm, tirés en deux éditions, complétés une fois par mois d'un supplément magazine.

Humanité dimanche, le parti-pris des gens[modifier | modifier le code]

  • mars 1990 - novembre 1997 : numéros 1 à 400, format 22 × 29,5 cm. La formulation le parti-pris des gens correspond sans doute à une vision ouverte sur la société, mais elle est relative : magazine du Parti communiste français est aussi à la "une".

L'Humanité Hebdo[modifier | modifier le code]

  • novembre 1997 - mars 1999 : le titre L'Humanité Dimanche cède la place à celui de L'Humanité Hebdo, au même format que la formule de L'Humanité Dimanche précédente. 69 numéros de cette formule paraissent jusqu'au 11 mars 1999. Le changement du nom du journal est censé correspondre aux attentes des lecteurs. Rien n'est moins sûr. Les semaines qui précèdent sont marquées par un intense pilonnage de la rédaction qui invite les célébrités de la mouvance communiste à exprimer leur ardent désir de mutation du journal[18]. Dans le désir de montrer la mutation d'un Parti dont la perte d'audience est momentanément stoppée, avec l'arrivée de la "gauche plurielle" au gouvernement de la France, ses responsables pensent qu'un nouveau costume sied au magazine[19] : "Non pas que la formule de l' "HD" ait démérité, mais trois exigences s'imposent (...), un décryptage plus pertinent de l'actualité, (...) de nouveaux rapports des citoyens à l'info, un lieu d'engagement de de confrontations d'idées."
    Un "concepteur" professionnel aurait travaillé un an sur le projet. même le publicitaire des campagnes électorales mitterrandiennes formule son avis. Nonobstant, le résultat n'est pas à la hauteur des attentes de la Direction. Un an plus tard, le 17 décembre 1998, lors de la réunion d'un comité central du PCF consacrée à l'avenir de l'Humanité, le même intervenant convient à mots couverts que toute démarche de changement nécessite d'abord l'implication des acteurs essentiels que sont les militants, la motivation "des CDH" [20].

Disparition du magazine : 1999 - 2006[modifier | modifier le code]

  • de mars 1999 à mars 2006, suppression de la formule magazine et du format 22 × 29,5 cm et parution à partir du 20 mars 1999 de l'Humanité hebdo, comme étant l'Humanité du "samedi-dimanche", au même format que le quotidien, 39 x 29 cm à ce moment-là. Toute numérotation spécifique disparaît et les éditions de L'Humanité hebdo sont incluses dans la continuité numérique du quotidien. Sous la houlette du directeur politique de l'Humanité, Pierre Zarka puis Patrick Le Hyaric, les directeurs successifs de la rédaction Claude Cabanes et Pierre Laurent, avec Jean-Emmanuel Ducoin comme rédacteur en chef exécutif, sont communs aux deux éditions[21] De fait la formule de l'hebdomadaire avec une rédaction autonome, lancée en 1948 est abandonnée, bien que l'Humanité hebdo paraissant le samedi ait gardé des rubriques spécifiques, telle celle des programmes télévisuels.

Le même comité central du 17 décembre 1998, confronté aux baisses du lectorat des deux titres, l'Humanité et L'Humanité hebdo prend alors une mesure surprenante. Deux phénomènes sont constatés[22] :
- le gouffre financier de la parution du quotidien, et avec 56 000 exemplaires diffusés en moyenne en 1997, une baisse de diffusion de - 3 % par rapport à 1996.
-la dimunution de rentabilité de L'Humanité Hebdo du fait de la baisse de sa diffusion, 90 000 exemplaires chaque semaine en 1997, contre 110 000 en 1996.
Le titre rentable, diffusé à 70 % par les militants bénévoles des CDH (Comités de défense de l'Humanité) est sabordé, tandis que l'autre doit être maintenu en "respiration artificielle" par le recours à un énième changement et une énième souscription. Certains observateurs[23] et de nombreux diffuseurs-lecteurs lisent cette mesure au rebours de tout sens économique et de toute politique d'ouverture, selon un grille de conflit interne[24].

L'Humanité Dimanche, HD[modifier | modifier le code]

  • depuis le 9 mars 2006 : HD L'Humanité Dimanche, format 22 × 29 cm, reprend vie. La relance du magazine s'effectue grâce à l'investissement des lecteurs et diffuseurs, sollicités pour devenir "cofondateurs et cofondatrices" du nouveau journal[25]. Depuis le 10 novembre 2011, l'HD s'affiche en une comme numéro spécial de L'Humanité du jeudi, dont il adopte la numérotation. Mais en page intérieure il conserve sa propre chronologie. Au 15 mars 2012, 303 numéros ont paru. Systématiquement ignoré des revues de presse des médias[26], peu aidée par un marketing obsolète, qui "oublie" de relancer les abonnés d'accueil (de 3 mois, voire de 6 mois) par une proposition d'abonnement sur le long terme[27], L'Humanité Dimanche tranche de plus d'avec les autres titres de la presse politique magazine hebdomadaire, par une absence de volume publicitaire au sein de ses numéros. Le journal fondé en 1948 par Marcel Cachin, et l'ancien instituteur languedocien Étienne Fajon peut-il survivre ?

Les rédactions de L'Humanité Dimanche[modifier | modifier le code]

"Curieusement, l'Humanité Dimanche reste un service de la quotidienne... mais sans rédacteur en chef en titre, comme si la direction craignait de voir s'échapper l'hebdomadaire par je ne sais trop quel trou de serrure."

Tel est le témoignage qu'André Carrel[28] livre en 1989. Entré à l'Humanité Dimanche, pour en devenir rédacteur en chef en février 1957[29] ou en 1958 après l'éviction d'André Stil[30], il est difficile de cerner la vie du journal avant sa nomination.

1948 - 1958[modifier | modifier le code]

  • Le premier rédacteur en chef, de fonction sinon de titre[31] est un journaliste résistant, formé aux "Jeunesses communistes" avant 1939, Maurice Choury. Parmi la rédaction figure en bonne place Jean-Pierre Chabrol[32], avant qu'il ne se lance en littérature.
  • Lui succède[33] un autre résistant François Lescure, ancien dirigeant de l'Union des étudiants communistes en 1940.
  • Avec semble-t-il le titre de rédacteur en chef adjoint, Jean Récanati[34] est responsable de l'hebdomadaire au début des années 1950.
  • Vers 1953-1954[35] jusqu'en mars 1957 Marcel Verfeuil[36] est de fait rédacteur en chef de l'Humanité Dimanche. Il semble que ce soit lui, démis de ses fonctions pour des raisons politiques[37] que André Carrel soit appelé à remplacer.

1957-1981, la "passion" d'André Carrel[modifier | modifier le code]

Peu cité par les historiens du communisme français, André Carrel est le responsable de L'Humanité Dimanche durant vingt-quatre ans. Une longévité exceptionnelle, à l'égal de son collègue de l'Humanité René Andrieu. Né en 1917 à Paris, André Hoschiller (il prend le pseudonyme "André Carrel" durant la clandestinité de la Seconde Guerre mondiale) fait des études de philosophie avant de s'orienter en 1936 vers le journalisme. Lycéen puis étudiant communiste, il milite au Parti communiste français, clandestin, et devient en 1944, aux côtés d'André Tollet un des dirigeants du Comité parisien de Libération. Élu en 1945 conseiller municipal de Paris, il abrège une possible carrière politique pour revenir au journalisme. Entré à l'Humanité en 1946, rédacteur en chef adjoint de 1947 à 1949, il est "mis à l'écart" du journal jusqu'en 1956... durant les années les plus staliniennes du PCF. En 1981, il quitte la rédaction en chef de l'hebdomadaire, mais reste dans le paysage du journal en étant l'un des membres du conseil de la société éditrice de l'Humanité et le représentant légal de la direction devant la justice.

En un quart de siècle de présence, la rédaction en chef d'André Carrel a vu entrer ou partir de nombreux journalistes. Les premières années ne sont pas renseignées[38]. Mais le 14 avril 1971, le premier numéro de la "nouvelle formule" du journal livre la composition de la rédaction[39]

  • Directeur : Étienne Fajon
  • rédacteur en chef : André Carrel
  • rédacteurs en chef adjoints : Robert Lechêne, Raymond Lavigne
  • secrétaire générale : Marie-Rose Pineau
  • éditorialistes : Laurent Salini, Yves Moreau
  • chef de service "Le temps présent" : Martine Monod; adjoints : Pierre Calmette, Claude Kroes; chroniqueur : Madeleine Jacob
  • dessins : Jean Effel, Cardon, Georges Ghertman
  • chef de service "Le temps de connaître" : Jack Ralite
  • chef de rubrique spectacle : Samuel Lachize
  • chef de rubrique "télé-radio" : Jacqueline Beaulieu[40]; adjoints : Nicole Delamarre, André Légé.
  • chef de service "Le temps de vivre" : Jean Rabaté; adjointe : Marie-Hélène Camus

Le 4 février 1976, une "nouvelle formule" remplace la précédente. La page de Pif retrouve le noir-et-blanc d'avant 1971. Une rubrique apparaît, intitulée Une vie, réalisée par deux réalisateurs de télévision : Marcel Bluwal et Marcel Trillat. Et de nouveaux noms intègrent la rédaction.

  • Roland Leroy est directeur du journal
  • André Carrel, est "confirmé" rédacteur en chef.
  • Deux rédacteurs en chef adjoints sont nommés : Claude Lecomte et Claude Cabanes.
  • Les chefs de rubrique sont Martine Monod (politique), Robert Lechêne (entreprises), Jean Rabaté (société), Marie-Hélène Camus (culture), Jacqueline Baulieu (télévision), Bernard Barromes (iconographie).

Entré à L'Humanité Dimanche en 1974, chef de service en 1976, François Salvaing devient rédacteur en chef adjoint en juin 1977[41]. Il n'est alors pas connu comme écrivain. En 2000, il publie un "roman", Parti, où il livre son témoignage sur sa période de journaliste à "L'Huma Dimanche"[42] Prenant la suite de la séquence Une vie de Marcel Trillat et Marcel Bluwal, le réalisateur de l'audio-visuel Daniel Karlin dispose des mêmes trois pages hebdomadaires pour une rubrique C'est si court une enfance

Des départs, des promotions interviennent : à l'automne 1979, la rédaction est ainsi composée[43].

  • Roland Leroy, André Carrel ont les mêmes fonctions que précédemment.
  • Marie-Rose Pineau demeure administratrice.
  • Jean Rabaté est secrétaire général de la rédaction,
  • Jean-Pierre Jouffroy est directeur artistique,
  • Claude Lecomte, Françoise Colpin et Jack Dion ont rang de rédacteurs en chef adjoints
  • Martine Monod est grand reporter.
  • Pierre Olivieri (service politique), Robert Lechêne (entreprises) Paulette Pellenq (société), Marie-Hélène Camus (culture), Jacqueline Beaulieu (télévision), Amaury Dubos (maquette) sont chefs de rubrique.
  • Parmi les journalistes et collaborateurs[44], on relève : Jean-Marc Guégan, Pierre Ivora, Michèle Pache, Pierre Calmette, Françoise Germain-Robin, Henri Alleg, Samuel Lachize, Raymond Lavigne, Claude Pican, Roland Passevant, Daniel Peressini, Candida Foti (spectacles) Jean-Claude Morançais, François Salvaing (livres), Michel Boué (théâtre), Jean Rocchi, Maguy Roire, Pierre Durand, Jean Bruhat, André Moine, Jean-Jacques Valignat, Anne Calvet (télévision).
  • Pour les dessins dans les pas de Cardon, une floppée de jeunes participent entre 1971 et 1980 à L'HD : Schatzberg, Mesny, Brizemur, Lacroux, côtoyant le chevronné Deran, présent dans L'Humanité Dimanche depuis 1948[45]
  • On note encore les rubriques très spécialisées : échecs, philatélie, annonces, tricot, jardinage (le célèbre A. Rozoir), bricolage, cuisine, courses (pages vertes du dimanche)
  • Enfin chien célèbre et chat victime, Pif (et Hercule), dessinés et scénarisés par Roger Mas d'après C. Arnal[46], occupent une demie-page, pas uniquement lue par les enfants.

Mais il y a crise à L'Humanité Dimanche. Le directeur Roland Leroy intervient lors d'une réunion du Comité central le 11 décembre 1979[47] Son intervention ressemble à une démolition. Au bulldozer : Les qualités originales de notre magazine au moment de sa création se sont à la longue transformées en pesanteurs et même en défauts. Il faut une Humanité Dimanche plus populaire, plus politique, plus près de l'actualité. Il annonce donc l'abandon de la formule née en 1971, le retour au grand format, fournit le schéma des rubriques, et cingle la rédaction : Cela exige de notre rédaction un travail considérable pour bouleverser sa conception, son système de références et d'écriture. Patron de presse, il se réserve aussi l'éditorial de l'édition du dimanche.
Dans ses mémoires [48] André Carrel avoue trente années après : "L'Humanité Dimanche" a évolué vers une allure grand format qui le banalisait. Je n'étais pas d'accord (...) D'ailleurs, bien que le coût fut moindre, cela ne nous a pas premis d'augmenter les ventes.
André Carrel prend sa retraite de journaliste en décembre 1981. Il est remplacé à la rédaction en chef par François Hilsum.

1981-1988 François Hilsum[modifier | modifier le code]

Il n'est pas sûr que les lecteurs de L'Humanité Dimanche aient été informés du départ d'André Carrel. Le journaliste qu'il était cède la place à un non professionnel. François Hilsum[49] est membre, depuis 1967, du Comité central du PCF. Sa profession officiellement annoncée est « chaudronnier »[50] Sous sa gouvernance, la composition de la rédaction de l'Humanité Dimanche ne figure pas dans les pages du magazine. Peu de temps après son "parachutage" à l'HD se tient le 24e congrès du PCF (3 au 7 février 1982). Une discussion a lieu à propos du journal dont il rst responsable. Bien qu'aucun chiffres de diffusion ne soit publié[51], il est patent que les objectifs fixés en novembre 1981 (500000 lecteurs) ne sont pas atteints. François Hilsum quitte la rédaction de l'Humanité dimanche dans le courant de l'année 1988.

1988-1998 Martine Bulard[modifier | modifier le code]

Pour succéder à François Hilsum, il est fait appel à Martine Bulard, journaliste de profession, rédactrice en chef adjointe. Âgée de trente-cinq ans[52] elle est membre du Comité central du Parti communiste français depuis février 1985. Sa mission consiste à reprendre ce qui a été démonté dix ans auparavant et à reconstruire un magazine digne de ce nom.
Le 23 mars 1990, le numéro de la nouvelle formule parait, muni d'un viatique de premier ordre, un éditorial du secrétaire général du parti communiste, Georges Marchais. Le nouveau magazine est fort de cent pages[53]. Largement ouvert sur la société française, abordée par des reportages, il donne parole aux lecteurs avec une rubrique permanente "lettre ouverte". Le numéro 3[54] publie ainsi félicitations et critiques sur le journal lui-même. Paraissant le vendredi, pour sa diffusion en province et dans les entreprises, la magazine est accmpagné le dimanche par un supplément Humanité Dimanche actualité. Le lecteur y trouve l'actualité du samedi, les résultats sportifs, et la rubrique turfiste Tout sur les courses, tenue par Étienne Rosso.

La rédaction[modifier | modifier le code]

Aux côtés de Martine Bulard, un rédacteur en chef adjoint Jack Dion tient ce poste durant huit années. Un second rédacteur en chef figure dans l'organigrame en 1998 : Pierre Laurent, journaliste de la rubrique "Politique" en 1990 [55].
Jean Rabaté coordonne la rédaction en 1990, En 1997 ce travail est assuré par Jacqueline Sellem, qui tenait précédemment la rubrique "courrier" et Jacques Dimet.
Organisée en plusieurs services ("Politique", "Monde", "Société", "Culture", "Télévision"), la composition de cette rédaction est publiée chaque semaine, avec les postes téléphoniques des journalistes[56].

Le dessin[modifier | modifier le code]

Le dessin est tout d'abord sacrifié à ...un sixième de page[57] et passe inaperçu. Tignous dans le numéro 2 du 30 mars gagne la page 4. Brizemur est en page 20 sur 1/4 de page, sur une pagination totale de 100. La photo est privilégiée, presque outrancièrement : une Ferrari, certes rouge, occupe ainsi la moitié d'une double page dans ce même numéro 2, pour illustrer un article sur Enzo Ferrari, dont il est peu sûr que les lecteurs du journal soient acheteurs de la production, si ce n'est en rêve... Mais dès le numéro six, Siné, qui signe la "une", obtient de pleines pages et signe une rubrique L'œil de Siné, qui dure jusqu'au dernier numéro de cette formule de L'Humanité Dimanche le 13 novembre 1997. Tignous signe la "une" des numéros 9 et 14, Selçuk signe celle du numéro 13. En ce domaine la nouvelle Humanité Dimanche, poursuit une tradition de l'hebdomadaire, où même entre 1980 et 1990, le journal de fin de semaine a bénéficié de traits de Wolinski, (Georges Wolinski signe par exemple la première page de l'HD, la 10 avril 1981[58], ou la "une" du 28 mai 1982, appelant à une marche pour la paix), de Ghertman[59], et surtout de Pef. Le lecteur trouve ensuite deux pages de dessins politiques dans le premier numéro de L'Humanité Hebdo du 20 novembre 1997, sous une rubrique du nom de "Cactus", où Siné contribue pour 1/12e, aux côtés de Faujour, Bridenne, Dilem, Charb, Luz, Brito, Bellenger, Martin, liste non exhaustive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Chambaz, 1904-2004 l'Humanité, reproduit une une de l'hebdomadaire, page 260 mais ne mentionne pas sa naissance quand il survole l'année 1948...
  2. L'Humanité de Jaurès à nos jours, éditions nouveau monde, Paris, 2004
  3. L'ouvrage où il livre ses mémoires, paru en 2009 (Cf sources), dévoile peu de choses sur le journal dont il assumait la rédaction en chef, hormis ses méthodes de travail. Ainsi le lecteur reste sur sa faim concernant la diffusion, les chiffres de tirage et de vente. Il est plus disert sur L'Humanité Dimanche dans le livre consacré à ... "L'Huma", paru en 1989 : il passe en revue avec éloges ses collaborateurs et collaboratrices, en témoin passionné ("une passion nommée L'Humanité Dimanche " titre-t-il un de ses chapitres
  4. Article de Jean-Yves Mollier, "André Tardieu et la tentative d'interdiction de l'Humanité, dans l'ouvrage déjà cité,"L'Humanité de Jaurès à nos jours", pages 76-95.
  5. Article d'André Marty, dans l'Humanité du dimanche 25 novembre 1934 : "Magnifique départ", fait l'historique des ventes de masses récentes du journal. Les deux premières journées auxquelles il se réfère ne sont pas des dimanche. Le 11 novembre 1933, 82 500 exemplaires supplémentaires auraient été diffusés; le 2 janvier 1934 ce seraient 87 000 exemplaires ; le dimanche 22 avril 1934, pour le trentième anniversaire du journal le chiffre monterait à 90 951 (sic). Il est difficile de déterminer si effectivement les chiffres sont fiables mais ils indiquent l'existence de l'événement et éclairent des tendances probables ou possibles de diffusion.
  6. Une affiche tirée à 9 216 exemplaires appuyait l'initiative, selon l'Humanité du 26 novembre.
  7. D'autres journaux recourent à cette forme de militantisme, tels en 1936 L'Action française, diffusé par les "Camelots du roi", et Le Populaire, diffusé par les socialistes de la SFIO.
  8. Chiffres relevés dans l'Humanité du 15 mai 1935 pour la vente du dimanche 12 mai.
  9. Ce nombre est celui de la vente quotidienne de l'Humanité en septembre 1935. Voir Marcel Cachin, Carnets 1935-1947, Paris, CNRS éditions, 1997, page 322.
  10. André Carrel, Mes humanités, pages 159-160
  11. A l'appel de la CGT, l'ensemble des bassins miniers sont en grève du 5 octobre au 20 novembre
  12. Madeleine Rebérioux, les ouvriers du Livre et leur fédération, 1881-1981, éditions Temps actuel, Paris, 1981, page 178, transcription d'un avis d'un militant du groupe "Révolution prolétarienne".
  13. Ce paragraphe est renseigné par un article du journaliste de l'HD, Robert Lechène, paru dans le numéro 1000 de L'Humanité Dimanche N¨138 de la nouvelle série, du 27 octobre 1967, sous le titre : "Les 999 d'avant".
  14. La musette du "diffuseur" ne contient pas que L'Humanité Dimanche. En zone rurale il est fréquent que le journal La Terrey soit présent, dans les zones de forte implantation communiste, comme en banlieue parisienne, un hebdomadaire local y figure. Les journaux Vaillant puis Pif le chien, y sont également, et parfois encore d'autres titres de la presse communiste, tels Heures claires organe de l'Union des femmes françaises, ou France nouvelle, un autre hebdomadaire s'adressant aux "cadres" du PCF. Et chaque année jusqu'en 1997, dernière année de sa parution, à partir du mois d'octobre, la musette contient aussi l' Almanach ouvrier paysan ou Almanach de l'Humanité.
  15. Pilotée par le directeur du journal, cette société ne semble plus avoir d'activité depuis 2009.
  16. Article de Robert Lechène, Au matin des dimanches, dans le supplément de l'Humanité Dimanche du 27 avril 1984.
  17. avec le concours des éditions Cercle d'art.
  18. La liste de ceux-ci est récapitulée dans L'Humanité Dimanche numéro 399, du 6 novembre 1997, page 21.
  19. Article de Pierre Laurent, rédacteur en chef adjoint, l'Humanité Dimanche numéro 400, 13 novembre 1997.
  20. Compte-rendu du Comité central, l'Humanité, 19 décembre 1998, page 13, titre IV.
  21. C'est encore le cas en 2011 avec Patrick Apel-Muller.
  22. Les chiffres indiqués ici ne sont pas publiés dans l'Humanité du 19 décembre..., mais dans le quotidien Le Monde, le 26 septembre 1998, article de Yves-Marie Labé, Le sort de L'Humanité Hebdo en discussion.
  23. Le Monde, samedi 19 décembre 1998, page Communication, article de Ariane Chemin et Alain Salles.
  24. La rédactrice en chef de L'Humanité hebdo, mise à l'écart professionnellement par cette mesure, aurait manifesté un penchant pour les "refondateurs".
  25. Selon Patrick Le Hyaric, article dans L'Humanité Dimanche, numéro 2, du 16 mars 2006, page 7, 6 500 personnes souscrivent pour 1 200 000 € avant la parution du numéro 1
  26. Affirmation contrôlée par l'écoute des revues de presse télévisuelle (LCI, I télé, France 3, la Une) sur le mois d'octobre 2011. L'Humanité n'étant d'ailleurs pas mieux lotie.
  27. Constatation faite sur plusieurs de ces abonnements... en 2009 et 2010.
  28. André Carrel, L'Huma, éditions Messidor, 1989, page 59.
  29. Selon la notice biographique d'André Carrel, par Annie Burger-Roussenac dans Dictionnaire biographique Mouvement ouvrier, mouvement social, de 1940 à mai 1968, tome 3, 2007, Paris, éditions de l'atelier, page 121-123
  30. Selon la mémoire d'André Carrel, dans Mes humanités, 2009, pages 196-197
  31. La notice nécrologique de Maurice Choury, parue dans l'Humanité du 8 novembre 1969 lui attribue le titre de "rédacteur en chef de l'Humanité Dimanche", tout comme sa notice dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 22, pages 298-299. Né en 1912, rédacteur en chef de l'Avant-Garde de 1934 à 1939, beau-frère de Danielle Casanova, Maurice Choury se consacre à l'histoire après son passage à l'Humanité Dimanche.
  32. André Carrel, L'Huma, page 59
  33. date indéterminée, témoignage d'André Carrel, ibid, page 59, mais il faut noter que le courte biographie politique de François Lescure, (mort à l'âge de 72 ans) publié en 1992 dans L'Humanité Dimanche (Numéro 109 du 16 avril 1992) ne mentionne pas ce passage à L'Humanité Dimanche.
  34. Ibid. page 60. Jean Récanati (1925-1980), dont la famille a été décimée à Auschwitz, adhère aux "Jeunesses communistes en 1944 à l'âge de 19 ans, puis s' éloigne du PCFen 1956. Il est l'auteur d'un livre autobiographique, Un gentil stalinien, paru en 1980.
  35. date imprécise, témoignage d'André Carrel, ibid. page 60
  36. Notice rédigée par Catherine Grünblatt, Myriam Frajerman et Maurice Moissonnier sur "David Grünblatt", alias Marcel Verfeuil, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, tome 30, 1987, pages 337-340. Né à Lyon en 1920, mort en 1985 à Paris, issu d'une famille juive polonaise, militant des "Jeunesses communistes" dès 1934, résistant, journaliste puis administrateur de la banque spécialisée dans les relations commerciales avec les Pays de l'Est, Marcel Verfeuil est plus encore que Jean Récanati, ignoré des histoires officielles de l'Humanité. Seul André Carrel, dès 1989, lève un coin du voile d'une histoire moins lisse.
  37. Mais Marcel Verfeuil était resté, selon la notice du Maitron, vendeur régulier de l'Humanité Dimanche à Champigny-sur-Marne jusqu'en 1968.
  38. Faute de travaux historiques et du fait que la composition de la rédaction ne figurait pas dans les journaux parus avant 1971. A cette date, le numéro 1 de la "nouvelle formule" publie (14 avril 1971) la composition de l'équipe rédactionnelle
  39. Quarante noms figurent dans cet Ours pour la rédaction, auxquels s'ajoutent quatre noms pour la maquette.
  40. Jacqueline Beaulieu est morte en juin 2011
  41. François Salvaing, Parti, p. 179-1982
  42. . La vision est moins rose que celle que veut bien dire André Carrel
  43. Humanité Dimanche, numéro 196 de la semaine du 1er au 7 novembre 1979
  44. Liste dressée à partir de 2 numéros de l'HD : N°195, 196 et donc non exhaustive
  45. André Clergue, dit Deran est mort fin mai 2011 à l'âge de 91 ans. Cf L'Humanité, 1er juin 2011. Selon Solo, il a collaboré à L'Humanité de 1946 à 1982, et à L'Humanité Dimanche, de 1948 à 1983. Mais son record est à sa participation à La Vie ouvrière, pour laquelle il a réalisé plusieurs "Unes", où il a "officié" de 1946 à 1991. Cf Dico Solo, édition AEDIS, Vichy, 2004.
  46. Cf Philippe Guillen, José Cabrero Arnal (de la République espagnole aux pages de Vaillant, la vie du créateur de Pif le chien), Portet-sur-Garonne, éditions Loubatières, 2011.
  47. Compte-rendu dans l'Humanité, 12 décembre 1979, pages 6-7.
  48. Mes humanités, pages 236-237
  49. Certes fils d'un éditeur connu (René Hilsum), François Hilsum, né en 1929, avait été encore à l'âge de 40 ans secrétaire général du mouvement de la Jeunesse communiste de France (de 1966 à 1969)
  50. Cette profession figure en 1976 dans l'ouvrage de Jean Elleinstein, le P.C., éditions Bernard Grasset, pages 185-192, liste et profession des membres du Comité central.
  51. Cahiers du communisme, spécial 24e Congrès, page 296-400
  52. Elle est âgée de 32 ans en 1985, lors de son élection dans l'instance dirigeante du PCF. Cf Cahiers du communisme, 25e congrès du Parti communiste français, février 1985, pages 409-413, élection du comité central. Elle appartient à la fédération des Hauts-de-Seine, comme André Carrel
  53. le numéro compte 140 pages, mais les suivants sont de 100 pages.
  54. L'Humanité dimanche, N° 3, 4 avril 1990.
  55. Sont utilisés ici le Numéro 3, 6 avril 1990, page 72 et le numéro 400 du 13 novembre 1997, page 3
  56. La chose est commune en 2011, il n'est pas sûr qu'elle le fut en 1990.
  57. Siné dans le numèro 1 du 23 mars 1990, est en page 18
  58. "une campagne (présidentielle) pas comme les autres"
  59. En une du numéro 79, 31 juillet 1981 : Margaret Thatcher croque en guise de "puding royal" un cercueil irlandais, au moment du mariage de Charles et Diana

Sources[modifier | modifier le code]

  • Consultation de l'Humanité, période 1904-1944, sur le site de la BNF, Gallica.
  • Consultation de numéros de L'Humanité Dimanche, pour la période 1960 - 2011.
  • André Carrel : L'Huma, Editions l'Humanité & Messidor, Paris, 1989 (postface de Roland Leroy, avant-propos de Oscar Niemeyer.
  • André Carrel : Mes universités, itinéraire d'un homme engagé, éditions O|l'œil d'or, Paris 2009.
  • Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli & Serge Wolikow (sous la direction de), l'Humanité de Jaurès à nos jours, éditions nouveau monde, Paris, 2004.
  • Claude Estier : La gauche hebdomadaire 1914-1962, Paris, éditions Armand Colin, collection Kiosque, 1962.
  • François Salvaing : Parti, éditions Stock, Paris, 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]