Löllingite

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Löllingite
Catégorie II : sulfures et sulfosels[1]
Lollingite Sainte Marie-aux-Mines Haut-Rhin

Lollingite Sainte Marie-aux-Mines Haut-Rhin
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute As2FeFeAs2
Identification
Masse formulaire[2] 205,688 ± 0,002 uma
As 72,85 %, Fe 27,15 %,
Couleur blanc argenté et gris, ternissant vers le bronze pâle et gris-acier
Classe cristalline et groupe d'espace Dipyramidal - Pnnm
Système cristallin orthorhombique
Réseau de Bravais Primitif P
Macle Sur [001] et polysynthétique sur [101] ; extrêmement fréquents, les cristaux non maclés sont rares
Clivage distinct sur [001] et[101]
Cassure irrégulière
Habitus Massif, cristaux prismatiques
Échelle de Mohs de 5,00 à 5,50
Trait noir gris
Éclat Métallique
Propriétés optiques
Fluorescence ultraviolet aucune
Transparence opaque
Propriétés chimiques
Densité 7,43
Propriétés physiques
Magnétisme oui près chauffage
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La löllingite est une espèce minérale composée d'arséniure de fer de formule FeAS2 pouvant présenter des traces de Co;Ni;Bi;S. Elle fait partie du groupe de la marcassite et y forme un sous groupe portant son nom.


Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur étymologie[modifier | modifier le code]

Décrit par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1845. Le nom dérive de la localité type.

Topotype[modifier | modifier le code]

Mine de Wolfbauer, Lölling, Huttenberg en Carinthie, Autriche.

Synonymie [3][modifier | modifier le code]

  • arsenokrokit,
  • arsénosidérite
  • fer-arsenical (terme commun avec l'arsénopyrite)
  • hüttenbergite,
  • leucopurite,
  • loellingite,
  • pharmakopyrite,
  • saetersbergite,
  • sätersbergite.

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Variétés[modifier | modifier le code]

  • geyérite : (Synonyme : guerite, geièreite) variété contenant jusqu'à 6 % de soufre de formule Fe(As,S)2 [4].
  • glaucopyrite : variété contenant jusqu'à 7 % de cobalt de formule (Fe,Co)As2.

Critères de détermination[modifier | modifier le code]

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

  • Elle forme une série avec la safflorite.
  • Elle fait partie du groupe de la marcassite. Elle est elle-même le chef de file d'un sous groupe.

Sous groupe de la löllingite[modifier | modifier le code]

  • Costilbite (sulfo-antimoniure de cobalt)
  • Löllingite (sulfure de fer)
  • Nisbite (antimoniure de nickel)
  • Rammelsbergite (arséniure de nickel)
  • Safflorite (arséniure de cobalt)
  • Seinajokite (arséno-antimoniure de nickel)

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 5,25, b = 5,92, c = 2,85, Z = 2 ; V = 88,58
  • Densité calculée = 7.71

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie
  • La löllingite se trouve dans les dépôts hydrothermaux associés aux sulfures sur gangue de calcite et également dans les pegmatites.
Minéraux associés

Skuttérudite, bismuth, nickéline, Nickelskuttérudite, arsénopyrite, pyrrhotite, chalcopyrite, biotite, analcime, sodalite, vésuvianite, calcite et sidérite.

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

  • Autriche
Wolfbau, Revier Lölling, Hüttenberger Erzberg, Hüttenberg, Region Friesach - Hüttenberg, Carinthie (topotype)[5]
  • Canada
Carrière Poudrette (Demix quarry; Uni-Mix quarry; Desourdy quarry), Mont Saint-Hilaire, Rouville Co., Québec[6],
  • France
Mine Gabe Gottes Sainte Marie-aux-Mines Haut-Rhin[7]
Mine de Montbelleux, Luitré, Ille-et-Vilaine [8]
Bois du Roi, Les Chaillats (Chaillat), Servant, Puy-de-Dôme[9],
Mine Stari Trg, Trepča complex, Kosovska Mitrovica[10],

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  4. Cours de minéralogie Par Albert Auguste Cochon de Lapparent 1908
  5. G. Niedermayr, I. Praetzel: Mineralien Kärntens (1995)
  6. Horváth, L and Gault, R.A. (1990), The mineralogy of Mont Saint-Hilaire Quebec. Mineralogical Record: 21: 284-359
  7. Dana 6:A3:45; Dana 7:I:327.
  8. Pillard F., Chauris L., Laforêt C. (1985), Inventaire minéralogique de la France, Ed. BRGM, no 13, pp: 60-66
  9. G. Aubert : "Les coupoles granitiques de Montebras et d'Echassières (Massif Central Français) et la genèse de leur minéralisations (BRGM, 1969)
  10. Féraud J. (1979) - La mine " Stari-Trg " (Trepca, Yougoslavie) et ses richesses minéralogiques. Avec la collaboration de Mari D. et G. (1979) Minéraux et Fossiles, n° 59-60, p. 19-28