Léonard de Noblac

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Saint Léonard de Noblac (appelé aussi Léonard de Limoges, Léonard le Noblet ou Léonard de Noblat[1]) était un noble Franc légendaire qui aurait vécu à la cour de Clovis. Sa vie n'est connue que par la tradition orale, relayée par une biographie postérieure à sa mort[2].

Statue en bois de Saint Léonard de Noblac. Église Mère de Serradifalco

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Selon sa biographie qui a été écrite au XIe siècle, Léonard fut converti au christianisme par saint Rémi, en 496, en même temps que Clovis. Léonard demanda à Clovis de lui octroyer personnellement le droit de visiter et éventuellement de libérer les prisonniers qu'il jugerait dignes de l'être et, ceci, à tout moment.

C'est ainsi que Léonard libéra un grand nombre de prisonniers et en devint leur saint patron.

Déclinant l'offre de nomination à la tête d'un évêché, prérogative des rois mérovingiens, il entra à l'abbaye Saint-Mesmin de Micy près d'Orléans, sous la direction de Saint Mesmin.

Selon la légende, il devint ensuite ermite dans les forêts du Limousin, où il fut suivi par un grand nombre de disciples. Il pria pour que l'épouse du roi des Francs mette au monde un enfant mâle, ce qui advint, En récompense, il lui fut donné des terres à Noblac où il fonda une abbaye. Un village s'installa autour, qui fut nommé en son honneur Saint-Léonard-de-Noblat.

Les prisonniers qui l'invoquaient du fond de leurs geôles voyaient leurs chaînes se briser devant leurs yeux. Ils le rejoignaient alors, apportant les fers rompus, et les lui offraient en hommage. Beaucoup restaient alors avec lui, travaillant dans les bois et les champs, retrouvant une vie honnête.

Vénération et culte[modifier | modifier le code]

Le tombeau de Saint Léonard
Blason de Saint Léonard de Noblat
Article détaillé : Saint-Léonard-de-Noblat.

Il n'y eut aucune mention de ce personnage avant le XIe siècle, mais à partir de là sa renommée s'étendit, à partir de la libération miraculeuse de Bohémond de Tarente, en 1103. À son retour, Bohémond vint visiter l'abbaye de Noblac où il fit d'importantes offrandes.

Dans le même temps, l'abbaye de Noblac devint une étape importante sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et le culte de saint Léonard de Noblac se répandit dans tout l'ouest de l'Europe, en Angleterre, en Espagne, en Suisse, en Italie et jusqu'en Pologne. Les fidèles demandaient son intercession pour la libération des prisonniers, les femmes en couches et les maladies du bétail.

Les armoiries de la ville de Saint-Léonard-de-Noblat dans le Limousin portent les fers des prisonniers libérés par les prières de saint Léonard.

Interprétation[modifier | modifier le code]

Selon Patrice Lajoye, les premiers saints chrétiens portant le nom de Léonard et représentés portant des chaînes ne font que poursuivre, sous une forme christianisée, le culte voué à la divinité celtique Lug[3].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Tout ou partie de cet article est issu d'une traduction d'un article de la Catholic Encyclopedia, encyclopédie catholique dont le contenu est dans le domaine public.

Représentations de Saint Léonard de Noblac[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Saint Léonard (de Noblat). Michel Fougerat.
  2. et par les travaux de l'historien Louis Guibert en 1890 (réédités en 1992)
  3. Lugus aux liens. A propos d'un article de Daniel Gricourt et Dominique Hollard, Patrice Lajoye, Bulletin de la Société de Mythologie Française, n°220, 2005, p. 58-59