Léon Tornikios

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Léon Tornikios est un noble général byzantin d'origine arménienne, devenu un prétendant au trône impérial en 1047.

Biographie[modifier | modifier le code]

Assaut de Léon Tornikios contre Constantinople, Chronique de Jean Skylitzès

Il est issu d'une famille arménienne[1] dont les territoires deviennent des territoires de l'Empire byzantin. Associé à la famille impériale pendant le règne de Constantin IX, il a été placé comme général de Mélitène ou de l'Ibérie. Patrice et vestiarios, il est mal vu du basileus, dont une sœur, Euprepia, avait au contraire pour lui une véritable inclination.

En 1047, une révolte des armées des thèmes d'Occident, centrée sur Andrinople rassemble plusieurs généraux en disgrâce. Les conjurés menés par Jean Vatatzès font appel à Tornikios. Se sentant menacé (Constantin a tenté de l'enfermer dans un monastère), et écoutant les prophéties lui promettant le trône, il quitte Constantinople le 14 septembre 1047 avec plusieurs chefs de l’armée et arrive le lendemain à Andrinople, à 240 km[2].

Proclamé empereur par ses soldats, il s'avance à leur tête sur Constantinople qu'il atteint le 25 septembre, et installe son camp en face du faubourg des Blachernes. L'empereur Constantin IX malgré son mauvais état de santé (il a la goutte) mène la défense de la ville impériale en attendant l'armée des thèmes d'Orient. Il rassemble les troupes dont il dispose et arme les citoyens. Léon Tornikios, après deux assauts infructueux, se replie le 28 septembre 1047[2] à Arcadiopolis. Il assiège Rhodosto, dernière ville d'Occident fidèle à Constantin, mais doit retourner à Arcadiopolis quand il apprend l'arrivée de l'armée des thèmes d'Orient, qui lui inflige une défaite en décembre. Abandonné par ses troupes qui rejoignent Constantin, il est aveuglé avec Jean Vatatzès le 24 décembre de la même année[3].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Tornikioi sont issus du Bagratide Apoganem, fils cadet de Tornik et frère de Grigor Ier, prince de Taron ; Christian Settipani, Continuité des élites à Byzance durant les siècles obscurs. Les princes caucasiens et l'Empire du VIe au IXe siècle, Paris, de Boccard,‎ 2006, 634 p. (ISBN 978-2-7018-0226-8), p. 367-369.
  2. a et b Bréhier, p. 245
  3. Eduard von Muralt Essai de chronographie byzantine Eggers, 1855