Léon Hourlier

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Léon Hourlier
Image illustrative de l'article Léon Hourlier
1913
Informations
Nom Hourlier
Prénom Léon
Date de naissance 16 septembre 1885
Date de décès 16 octobre 1915 (à 30 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipe amateur
Bicycle Club Rémois
Équipe professionnelle
Principales victoires
Championnats du monde de cyclisme sur piste 1911
Championnat d'Europe1913
Championnat de France de vitesse1908, 1911 et 1914
Grand Prix de Paris
Grand Prix de Reims

Léon Hourlier, né à Reims [1], 1, rue Tronsson-Ducoudray, le 16 septembre 1885, mort pour la France le 16 octobre 1915 est un coureur cycliste français. Il fut trois fois champion de France de vitesse, vainqueur du Grand prix de Paris en 1912 et 1914, et triompha, dans la course de six jours à Paris en 1914, où il formait équipe avec son beau-frère Léon Comès.

Léon Hourlier, fils de Jean Baptiste Hourlier, gendarme à cheval, et de Marie Clémentine Fromage. Il épousa à Paris le 14 mars 1907 Alice Anna Joséphine Comès, artiste lyrique.

Hourlier, mobilisé, avait été versé dans l'automobilisme militaire, mais estimant qu'il pouvait rendre de plus grands services à son pays, il demanda à passer dans l'aviation, et le 1er février 1915, il fut affecté comme élève pilote à l'école d'aviation du camp d'Avor. Deux mois plus tard, il faisait partie de l'escadrille V97 [2] du camp retranché de Paris. En juillet, il était envoyé au front. Il participa aux bombardements de Sarrebruck, Dillingen, Trèves [3]. Il était maréchal des logis, pilote à l'escadrille VB 103[4] et décoré de la Croix de guerre.

Léon Hourlier et son beau-frère Léon Comès, lui aussi coureur cycliste, moururent à Saint-Étienne-au-Temple[5] en Champagne, dans le même avion le 16 octobre 1915[6], en allant rendre visite au champion de boxe Georges Carpentier lui-même aviateur, durant la Première Guerre mondiale. Son beau-frère pilotait l'appareil qui venait à peine de quitter le sol lorsqu'on le vit brutalement piquer du nez.

Début[modifier | modifier le code]

Bon régional à Reims, en 1905, il vint à Paris à la Galerie des Machines, à l'époque où Poulain jouait avec tous les adversaires qu'on lui opposait. Hourlier y connut toutes les amertumes des débuts obscurs dans un milieu hostile et fermé. Son père, employé dans la police de Reims, venait même à Paris pour décider son fils à laisser là un métier aussi décevant. Rien n'y fit ; il fut de toutes les courses de primes, scratchs, épreuves alors encombrées de tous les étrangers attirés à cette époque au seul Vélodrome d'Hiver du monde entier.Il ne connut la gloire qu'en 1908. où il enlevait enfin son premier Championnat de France.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Léon Hourlier et Léon Comès aux Six jours de Paris 1914

Il a gagné trois fois le Championnat de France de vitesse en 1908, 1911 et 1914 et le Championnat d'Europe en 1913. Il a gagné le Grand Prix de Paris en 1912 et 1914, et remporté les six jours de Paris en 1914, associé à Léon Comès, ils couvrirent 4 278,950 km (voir photo).

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

1911
Silver medal with cup.svg Médaillé d'argent de la vitesse

Championnats d'Europe[modifier | modifier le code]

1913
Silver medal with cup.svg Médaillé d'argent de la vitesse

Championnats nationaux[modifier | modifier le code]

Grand Prix[modifier | modifier le code]

Témoignage[modifier | modifier le code]

Hourlier laisse en moi un souvenir d'homme correct, de concurrent loyal, de coureur énergique. D'un calme imperturbable, il cachait sous son masque d'impassibilité le courage le plus formidable. Sans posséder la pointe merveilleuse de vitesse de Friol, il avait néanmoins une vitesse égale à celle de ce dernier sur les 300 derniers mètres et pouvait — chose rare — se permettre des efforts soutenus allant jusqu'à 6 ou 700 mètres. Il dut beaucoup de ses succès à ces sprints longs, enragés, après un démarrage violent, surprenant ses adversaires. Il n'employait cette tactique, qui lui était chère, que dans les épreuves où il se sentait réellement en possession de tous ses moyens. André Perchicot[9]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Croix de Guerre 1914-1918 ribbon.svg

Hommage[modifier | modifier le code]

Rue Hourlier à Reims

Sponsors[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Léon Hourlier, Le Vélo:comment je m'entraîne, le chiqué, conseils aux jeunes, etc., Paris, éditions Nilsson,‎ 1913, 64 p. (lien OCLC?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Images externes
Photographies de presse sur le site de la Bibliothèque nationale de France BnF