Léon Cordes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Léon Cordes

Autres noms Leon Còrdas
Activités vigneron, écrivain, poète occitan
Naissance 30 mars 1913
Siran (Hérault)
Décès 9 octobre 1987 (à 74 ans)
Montpellier
Langue d'écriture occitan

Léon Cordes, né à Siran (Hérault) le 30 mars 1913 et mort à Montpellier le 9 octobre 1987, est un écrivain du Minervois, poète et scénariste en langue d'oc.

Il est le père de l'acteur et sculpteur français Michel Cordes.

Enfance[modifier | modifier le code]

Léon est le fils de François-Louis Cordes qui a fait la guerre de 1914-1918. Après la mort de François-Louis au Chemin des Dames, la famille Cordes s'installe à Minerve, dans l’Hérault[1]. À six ans, il déménage pour la seconde fois. La famille retourne à Siran où elle retrouve la maison et les vignes. Sa mère l’inscrit à l’institut Agricole Saint Joseph de Limoux. Les contraintes de l’internat lui sont insupportables et il abandonne ses études. En 1929, il prend en main la propriété et sera vigneron jusqu’en 1952.

Dès l’âge de 15 ans, Léon Cordes commence à écrire en occitan et en français. Il déclame des poèmes en occitan. Tout en travaillant la terre, il s’inscrit au collège occitan et suit des cours par correspondance. La poésie s’impose à lui. Il lit Alfred de Musset, Edmond Rostand et découvre Paul Verlaine. L’occitan lui fait connaître les premiers essais de Max Rouquette. À 18 ans, il achète une anthologie des troubadours qui ne le quittera jamais. L’année suivante il se lie d’amitié à Narbonne avec Ernest Vieu, l’homme du théâtre occitan entre les deux guerres et sillonne avec la troupe le Bas Languedoc. En 1934, au cours de son service militaire, il rencontre la jeune garde occitane : Max Rouquette et Pierre Azéma, directeur de la revue Calendau. À Narbonne, un groupe d’amis crée le journal Occitania et le parti occitan, auquel Cordes adhère immédiatement. Il en sera « délégué à la propaganda païsana ».

Profession et vie privée[modifier | modifier le code]

Viticulteur et poète pendant la guerre, Léon dirige deux troupes de théâtre : l’une à Argeliers où le goût des tréteaux date de Marcelin Albert, l’autre dans l’Hérault à Montoulieu où il rencontre Germaine Clerc, elle aussi fille de vigneron. Ces troupes de villages joueront au profit des prisonniers de guerre. Germaine Clerc devient son épouse.

En 1946, il publie son premier recueil de poèmes. En 1949, il écrit un premier roman au style néo-réaliste en vogue à l’époque: il s'agit de Sèt pans, écrit en 1949 à Siran, repris en 1960 à Lattes (l'Ortalana) puis édité en 1977. C’est alors qu’arrive une série de catastrophes naturelles qui succèdent aux privations de la guerre : 10 années de sécheresse consécutives dévastent le vignoble minervois. La population du village diminue de moitié. C’est l’impuissance et le désespoir. On lui propose alors de tenir une laverie automatique, rue de l’Aiguillerie. Il le fera pendant deux ans. Il vend la propriété viticole de Siran et achète un jardin de 63 ares à Lattes avec un cabanon. Il y construira l’Ortolana, sa maison, où il sera horticulteur jusqu’en 1969, à l'âge de 56 ans. Malgré les crues du Lez, c’est la terre aimée et retrouvée. Léon Cordes ne dispose que de peu de temps pour écrire car son métier l’absorbe. Il s’engage dans le militantisme agricole. En 1955, il remporte le prix Théodore Aubanel avec la pièce la Font e Bonas Gracias, un grand succès, repris à la Radio Montpellier en 1957. En 1969, il vend l’Ortolana et s’installe à Montpellier. Il peut alors pleinement se consacrer à l’occitan et à son œuvre.

En 1975, il publie une traduction en occitan moderne des poèmes troubadour du Moyen Âge Trobadors al segle XX, un ouvrage faisant toujours référence. En 1982, le réalisateur Jean Flechet l’engage pour le film l’Orsalher dont il écrit la version occitane. Depuis 1968, aux côtés de son fils le comédien Michel Cordes, il participe au festival de Minerve les Enfestolidas. Il rêve d’un grand spectacle dans le site incomparable de Minerve. Un site incomparable de beauté, symbole du drame occitan. Ce sera Menerba 1210, écrit en 1984 et monté l’année suivante.

Malgré le succès rencontré, la maladie l'emporte les derniers jours d’octobre 1987. Il meurt à Montpellier et est inhumé à Minerve[2].

Poésies[modifier | modifier le code]

  • Aquarela : 1946 ;
  • Branca tòrta : 1964 ;
  • Dire son si : 1975 ;
  • Respelida de Centelhas- totes agotats ;
  • Se conti que conte ;
  • Fial de Fum.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • La Nòvia : 1935 ;
  • Tres per un : 1938 ;
  • Lo Miralh : 1948 ;
  • La banda negra : 1962 ;
  • La font de bona gràcia - prèmi Teodore Aubanèl : 1955 ;
  • Menèrba 1210.

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Sèt pans - (roman 1977) ;
  • La batalha dels teules (roman 1979) ;
  • Los macarèls 1e 2 (novèlas 1974 ;
  • Amics novèls (contes per dròlles 1973)

Notes et références[modifier | modifier le code]