Léon Betoulle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Léon Betoulle
Léon Betoulle en 1914
Léon Betoulle en 1914
Fonctions
Parlementaire français
Député 1906-1924
Sénateur 1924-1940
Gouvernement IIIe République
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Haute-Vienne

Léonard (Léon) Betoulle est un homme politique français, né le à Limoges où il est mort le . Il détient le record de longévité à la tête de la mairie de Limoges, soit 38 années cumulées.

Il est membre de la SFIO. En 1905, il participe au lancement du journal Le Populaire du Centre.

Conseiller municipal puis adjoint au maire de Limoges, Émile Labussière, il démissionne en 1906, conduit une liste composée de nombreux élus démissionnaires de la majorité sortante, mais il est battu par le conservateur François Chénieux. Il conquiert finalement la mairie en 1912 en battant le Docteur Adrien Desbrières[1]. Il est réélu en 1919, 1925, 1929 et 1935.

Il est député de la Haute-Vienne du au . Il est ensuite sénateur de la Haute-Vienne du au , et président du conseil général de la Haute-Vienne de 1929 à 1940.

Durant ses premiers mandats de maire, il modifie considérablement le visage de la ville, en décidant notamment la destruction et le remplacement de plusieurs vieux quartiers insalubres comme le Viraclaud et le Verdurier, permettant la réalisation de la rue Jean-Jaurès, notamment. Figure du socialisme municipal, il engage également de nombreux programmes de construction de logements, en créant l'Office public des habitations bon marché en 1919, dont les réalisations les plus emblématiques sont la cité-jardin de Beaublanc, la cité Casimir-Ranson ou la cité des Coutures[1].

En 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, mais il est révoqué de la mairie avec son conseil municipal en 1941. Critiqué par la Résistance, notamment communiste, mais pas seulement, il reste à l'écart de la vie publique après la Libération. Il parvient toutefois à reconquérir son poste en 1947 et le conserve jusqu'à sa mort en 1956, après avoir été réélu une dernière fois en 1953. Il avait également été exclu de la SFIO et avait rejoint le Parti socialiste démocratique, structure d'accueil des socialistes compromis sous le régime de Vichy.

Il affirmera en 1956, peu de temps avant sa mort : « J'ai peut-être commis des erreurs, mais jamais une mauvaise action. J'ai travaillé inlassablement pour ma ville. »[2]

La place de la mairie de Limoges porte son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Meraud, Un aspect de la carrière politique de Léon Betoulle. L'accession d'un socialiste à la mairie de Limoges (1900-1912), Université de Limoges, 1987.
  • Laurent Bourdelas, Histoire de Limoges, Geste Editions, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laurent Bourdelas, Histoire de Limoges, Geste, La Crèche, 2014.
  2. François Adeline, Haute-Vienne, la guerre secrète, 2006.