Léon Barzin

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Léon Barzin (né à Bruxelles, le 27 novembre 1900, décédé à Naples, Floride le 19 avril 1999) est un chef d'orchestre américain, né belge. Il est le fondateur du National Orchestral Association (NOA)[1], le plus ancien orchestre pour la formation des jeunes aux États-Unis. Barzin a également été le directeur musical fondateur du New York City Ballet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bruxelles, en Belgique en 1900, Léon Barzin a été amené aux États-Unis à l' âge de deux ans. Il a étudié le violon avec son père (alto solo au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, puis de l' Orchestre du Metropolitan Opera), et plus tard avec Édouard Deru, Pierre Henrotte et Eugène Ysaÿe. Il est entré à l'Orchestre philharmonique de New York en 1919 en tant que violoniste et a été nommé premier alto en 1925, poste qu'il a conservé jusqu'en 1929, en collaborant pendant ces années avec Willem Mengelberg, Wilhelm Furtwängler et Arturo Toscanini[2]. Il a reçu les encouragements de Toscanini lorsqu'il a commencé sa carrière de chef. En 1930, il a été nommé chef d'orchestre principal et directeur musical du National Orchestral Association, le premier terrain d'essai en l'Amérique pour les jeunes professionnels et un tremplin pour des générations de jeunes instrumentistes américains. En cette qualité, il a eu un succès notable pendant trois décennies. Dans les concerts publics et aux répétitions hebdomadaires, atteignant un large public grâce à la station de radio municipale de New York, il a encouragé ses instrumentistes abordant un répertoire classique.

L'influence de Léon Barzin sur la qualité des exécutions symphoniques aux États-Unis a été énorme et de longue durée, alors que des milliers de jeunes instrumentistes professionnels sont sortis du NOA pour rejoindre les rangs des grands ensembles symphoniques américains, des orchestres de ballet et d'opéra. En 1958, il a démissionné de l'association et s'est installé à Paris, où il a fondé l'Orchestre philharmonique de Paris - en donnant des concerts hebdomadaires au Théâtre des Champs-Élysées - et a enseigné la direction d'orchestre à la Schola Cantorum de Paris. Il est retourné à New York en tant que directeur musical du National Orchestral Association en 1970. En 1973, il a amené le NOA en Italie, pour être orchestre en résidence au Festival dei due mondi de Spolète, en participant à la production légendaire de Luchino Visconti de Manon Lescaut de Giacomo Puccini. Léon Barzin a démissionné en 1976.

Le grand violoncelliste Emanuel Feuermann considérait Barzin comme l'un des meilleurs chefs d'orchestre du XXe siècle et en effet il était un collaborateur très apprécié des solistes de son temps. Ses années avec l'NOA ont été remarquables pour la pléiade d'artistes qui ont joué sous sa direction : Artur Schnabel, Claudio Arrau, Bronisław Huberman, Nathan Milstein, Ernst von Dohnányi, Emanuel Feuermann, William Primrose, Lillian Kallir (en), Joseph Szigeti, Felix Salmond (en), Myra Hess, Rudolf Serkin, Yehudi Menuhin, Ossip Gabrilowitsch, Lili Kraus, Mischa Elman, Elisabeth Schumann, Joseph Fuchs (en), Lillian Fuchs (en), Philippe Entremont, Leonard Rose, Zino Francescatti, Oscar Shumsky, William Kapell, Michael Rabin, David Nadien, Jacques Voois et Rosalyn Tureck.

Léon Barzin a été l'un des fondateurs du New York City Ballet et de son prédécesseur, le Ballet Society, avec Lincoln Kirstein (en) et George Balanchine. Il est y resté comme directeur musical pendant dix ans. Chef invité avec des orchestres tels que le New York Philharmonic et l'Orchestre symphonique de Minneapolis, il a été directeur du Tanglewood Music Center (en) et responsable de l'enseignement au New England Conservatory of Music.

Grand maître de la baguette, Barzin était un professeur très recherché pour la direction d'orchestre à New York et plus tard en France - à son domicile de la rue Monceau, Paris et au Pavillon d'Artois, Vaux-sur-Seine - et à Fribourg, en Suisse. Sa technique particulière a été enseignée comme une norme à la Royal Academy of Music de Londres. Il est resté un éducateur dynamique et énergique jusqu'à sa mort le 19 avril 1999 à Naples, en Floride.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Barzin a reçu le Prix Ditson de l'Université de Columbia, la Médaille d'Or du Liban, le Prix Theodore Thomas de la Guilde des Chefs. Il a également reçu la Légion d'honneur.

Vidéo/Discographie[modifier | modifier le code]

  • DVD Vidéo - Leon Barzin and The National Orchestral Association copyright 2004 The National Orchestral Association 110 minutes
  • Leon Barzin conducting the National Orchestral Association in a 1971 video recording
  • Bizet: Roma (Ballet), Chabrier: Bourée fantasque (Ballet) - New York City Ballet Orchestra - Vox PL9320 (LP: 33 1/3 Record)
  • Mozart: Haffner Symphony (No. 35 in D major), Berlioz: Waverley Overture and three excerpts from The Damnation of Faust - Orchestra drawn from the alumni of the National Orchestral Association - Columbia Masterworks ML5176 (LP: 33 1/3 Record)
  • Nathan Milstein: Mendelssohn Concerto in E minor, Bruch Concerto No. 1 in G Minor - Philharmonia Orchestra conducted by Leon Barzin - Capitol Records P8518 ((LP: 33 1/3 Record)
  • Beethoven: Piano Concerto No. 3 in C, Op. 37, Movements 2 (largo) and 3 (rondo): National Orchestra Association (1937) - William Kapell, soloist (age 14 - his earliest surviving recording) - Arbiter 108 (CD)
  • G. Kleinsinger-P.Tripp, Victory Jory Symphony Orchestra: Tubby The Tuba - Cosmopolitan DMR 101 (78 RPM)
  • Kay-Balanchine: Western Symphony/Thomson-Christensen: Filling Station - New York City Ballet Orchestra conducted by Leon Barzin - Vox Records PL 9050 ((LP: 33 1/3 Record)

Références[modifier | modifier le code]

  1. National Orchestral Association
  2. Dissertation abstracts international - Page 1528 University Microfilms, 1986 "After a decade as an American-trained symphonic musician, Leon Eugene Barzin had, by 1929, already spent four seasons as principal violist of the New York Philharmonic, playing under such celebrated conductors as Willem Mengelberg."

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky), Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionnary of Musicians »], t. 1 : A-G, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 1995 (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1978), 8e éd. (1re éd. 1900), 4728 p. (ISBN 2-221-06510-7), p. 268
  • Alain Pâris (préf. Alain Pâris), Dictionnaire des interprètes et de l’interprétation musicale au XXe siècle, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ juin 1995 (réimpr. 1985, 1989, 1995), 4e éd. (1re éd. 1982), 1278 p. (ISBN 2-221-08064-5), p. 209

Liens externes[modifier | modifier le code]