Léogeats

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Léogeats
La mairie (sept. 2010)
La mairie (sept. 2010)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton de Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Cédric Pujol
2014-2020
Code postal 33210
Code commune 33237
Démographie
Gentilé Léogeatais
Population
municipale
739 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 46″ N 0° 21′ 56″ O / 44.5127777778, -0.365555555556 ()44° 30′ 46″ Nord 0° 21′ 56″ Ouest / 44.5127777778, -0.365555555556 ()  
Altitude Min. 15 m – Max. 102 m
Superficie 19,61 km2
Localisation

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Liens
Site web www.leogeats.fr/

Léogeats (Leujats en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Léogeatais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

À l’extrémité sud-ouest du canton de Langon, arrosé par le ruisseau du Moulin et le Loujat et situé sur la rive droite du Ciron, le village de Léogeats est composé de divers gros hameaux, Le Bourg, Brouquet, La Bernède, Cameillac, La Citadelle, La Herrade, Laulan, Les Levrauts.

La commune se trouve, par la route, à 46 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 12 km au sud-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et de canton[2].

Les communes limitrophes en sont Sauternes au nord, Fargues au nord-est sur à peine plus d'un kilomètre, Roaillan à l'est, Noaillan au sud, Balizac à l'ouest également sur à peine plus d'un kilomètre et Budos au nord-ouest.

Communes limitrophes de Léogeats
Budos Sauternes Fargues
Balizac Léogeats Roaillan
Noaillan


Le territoire communal est traversé par la route départementale D8 qui mène à Langon via Fargues vers le nord et à Villandraut via Noaillan vers le sud. La petite route départementale D8e5 qui prend naissance sur cette D8 mène vers l'ouest au bourg et continue vers le nord et les vignobles du Sauternais.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est celui de sortie 3 Langon distante de 12 km vers le nord-est.
L'accès sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 17 km vers le sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 13 km vers le nord-est, de Langon sur la Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve, selon les périodes et les documents écrits, différentes graphies : Leujatz au XIIIe siècle, puis Leujats, Laugeat au XVIIe siècle, et enfin Léogeats depuis le XIXe siècle.

L'absence de formes anciennes suffisamment caractérisées ne permet pas de définir avec certitude l'origine de ce toponyme.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[3] l'expliquent par le suffixe -at(s) en tant que variante du suffixe -ac, issu du gallo-roman -acum, précédé du nom de personne germanique Liudo. Ils comparent avec Léojac, village de Tarn-et-Garonne.

Ernest Nègre[4] y voit l'occitan leuge 'chêne liège', suivi du suffixe augmentatif -at.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les Archives Départementales de la Gironde relatives aux Comptes de l'Archevêché de Bordeaux [5], on trouve trace au XIIIe siècle de deux paroisses : Sanctus Laurencius de Camelhac (Saint Laurent de Cameillac) et Sanctus Christoforus de Leujatz (Saint Christophe de Léogeats).

Cameillac (graphie occitane Camelhac), lieu-dit situé à 1 km au sud du bourg, était un domaine d’époque gallo-romaine (IIIe siècle environ), nom provenant sans doute d'un résident gallo-romain en Novempopulanie, « Camilius ». Ce bourg fut détruit soit au cours des incursions des Wisigoths au Ve siècle, des Francs au VIe, des Vascons au VIIe, des Maures au VIIIe, des Vikings au IXe, ou des Plantagenêt au XIIe.

Tribus celtes et vasconnes

On trouve mention de Léogeats, paroisse Saint Christophe, en 1314, à propos de biens relevant de la famille d’Albret. Léogeats a pu, à l’origine, être une seigneurie à part, mais au XVIe siècle, les archives du Château de Suduiraut à Preignac (Georges Guillot de Suduiraut était propriétaire du château de Noaillan au début du XXe siècle ) donnent quelques indications : elle dépend de la seigneurie de Noaillan (Jean de La Motte) ; au XVIIIe siècle, elle y est complètement intégrée.

À la Révolution, la paroisse Saint-Christophe de Léogeats forme la commune de Léogeats[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 René Lalanne    
1965 1983 André Dubernet    
1983 1995 André Lavie    
1995 2001 Alain Dulou    
mars 2001 en cours Cédric Pujol[7]    

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la Communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Léogeats s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 739 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 948 931 991 987 1 034 1 001 1 042 1 033
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
995 955 938 874 850 796 785 736 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
677 664 627 576 546 506 507 451 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
445 390 358 401 454 547 652 683 739
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le coteau du Tucau produit un excellent vin d’appellation Graves, rouge et blanc. Le dernier domaine viticole des graves se trouve sur la commune « Le domaine de la Chouette » produit des vins rouge, rosé et moelleux de qualité égale à son voisin Sauternes

À la fin du XIXe siècle de nombreux métiers, artisans et commerces existaient encore au village : berger, boucher, boulanger, cafetier, charbonnier, charcutier, charpentier, charron, coiffeur, épicier, horloger, laboureur, laitier, marchand de bestiaux, maréchal-ferrant, menuisier, meunier (Ruisseau du Moulin), muletier, résinier, sabotier.

On dénombrait ainsi à Léogeats en 1898 pas moins de huit sabotiers, sept bistrots, cinq épiciers, cinq laitiers, trois boulangers, deux bureaux de tabac, un boucher et un charcutier. Aujourd’hui les seuls commerces originels subsistants sont une boulangerie, une épicerie et l'auberge de Brouquet.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Entourée de son petit cimetière et située à l’extrémité d'un éperon rocheux dominant la vallée du Ciron, l’église Saint-Christophe, d'architecture romane, a été initialement construite au XIIe siècle puis transformée au XVIe siècle. La présence d'un hourd surmontant le portail ouest permet de supposer qu'elle a pu servir d’ouvrage de défense. Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1925[10], ainsi qu'une partie de son mobilier et a servi de décor, dans les années 1960, pour le tournage du film Thérèse Desqueyroux, tiré du roman de François Mauriac ainsi qu'en 1980, à l'adaptation télévisée du roman de Mauriac Le Baiser au lépreux.
  • À trois cent mètres à l’ouest de l'église, se trouve une fortification en ruine, la Tourasse qui fut étudiée par Léo Drouyn au XIXe siècle. Constituée d’une tour rectangulaire de 20 mètres sur 13 à trois étages et aux murailles d’un mètre d’épaisseur, il s’agissait vraisemblablement d’une maison forte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Mauriac (1885-1970) a eu l'occasion d'apprécier le charme bucolique du village et y fait référence dans plusieurs de ses ouvrages.
  • Joël Dumé, arbitre international de rugby, réside à Léogeats.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 4 juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 40,4 km pour Bordeaux et 10,3 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 4 juillet 2011.
  3. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Lib. Guénégaud 1978. p. 396.
  4. Toponymie générale de la France, vol 2, Lib. Droz 1991. p. 1251.
  5. Liève des quartières de l'Archevêché, et Pouillé des Bénéfices de la France (registre administratif des biens et bénéfices ecclésiastiques) de 1420, 1546, et 1648 (manuscrits Monteil rédigé en latin).
  6. Historique des communes, p. 29, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 7 avril 2013.
  7. Commune de Léogeats sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 4 juillet 2011.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. « Inscription de l'église Saint-Christophe », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 1er novembre 2010.