Légion du Danube

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Soldats de la Légion du Danube. Illustration de Richard Knötel.

La Légion du Danube (Legia Naddunajska en polonais) fut une unité militaire au sein des légions polonaises de l'armée napoléonienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

La légion du Danube fut constituée le 8 septembre 1799[1]. Composé de volontaires et de prisonniers de guerre polonais de l'armée autrichienne, l'effectif théorique du corps est alors de quatre bataillons d'infanterie (soit 1 230 hommes), un régiment de uhlans (soit 928 hommes) et une compagnie d'artillerie[1]. L'état-major comprend quant à lui 15 personnes[2]. Cette troupe est placé sous le commandement du général Karol Kniaziewicz[3]. En mai 1800, la légion totalise 2 769 officiers et soldats[3].

Campagnes militaires[modifier | modifier le code]

Des soldats à l'assaut d'une colline défendue par des Noirs.
L'expédition de Saint-Domingue causa des pertes énormes dans les rangs des contingents polonais, aussi bien au combat qu'à cause des maladies. Ici, des soldats polonais affrontent les révoltés haïtiens. Peinture de Janvier Suchodolski.

Dès 1800, la légion du Danube fut envoyée au général Moreau, commandant en chef de l'armée du Rhin[3]. Après avoir participé à quelques petits affrontements, le corps polonais fut intégré à la division Decaen au sein de laquelle il prit part à la bataille de Hohenlinden[3]. Elle combattit également sur divers fronts militaires et notamment en Italie, loin de la terre polonaise. Les Polonais demandèrent par ailleurs à la France que la légion du Danube puisse combattre les forces favorables à la partition de la Pologne (le futur Hymne national, Mazurek Dąbrowskiego, créé par Józef Wybicki, rappelle « le retour de l'armée polonaise de l'Italie à la Pologne »).

En mai 1801, la légion du Danube passa sous le commandement du général de brigade Wladyslaw Jablonowski[3]. En décembre 1801, elle devint la 3e demi-brigade polonaise puis, en septembre 1802, la 113e demi-brigade[4]. En 1802, elle fut envoyée à Saint-Domingue et en Guadeloupe pour écraser la Révolution haïtienne dans les Antilles françaises[4]. Néanmoins, la fièvre jaune et les combats décimèrent les troupes de la légion du Danube, et les rescapés furent finalement amalgamés à la 114e demi-brigade[4]. En 1803, plus de 4 000 Polonais étaient morts au combat ou de maladie. Ils ne furent que quelques centaines seulement à revenir des Caraïbes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pigeard 1999, p. 11
  2. Pigeard 1999, p. 11 et 12
  3. a, b, c, d et e Pigeard 1999, p. 12
  4. a, b et c Pigeard 1999, p. 14

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Pigeard, « Les légions polonaises d'Italie et du Danube », Tradition Magazine, no 8 (hors-série) « Napoléon et les troupes polonaises 1797-1815 : De l'Armée d'Italie à la Grande Armée »,‎ 1er janvier 1999. Document utilisé pour la rédaction de l’article