Légende (roman)

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Légende
Auteur David Gemmell
Genre Fantasy
Version originale
Titre original Legend
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale avril 1984
ISBN original 0712603875
Version française
Traducteur Alain Névant
Lieu de parution Paris
Éditeur Bragelonne
Date de parution novembre 2000
Nombre de pages 368
ISBN 2-914370-02-4
Série Cycle Drenaï
Chronologie
Précédent Loup blanc Le Roi sur le seuil Suivant

Légende (titre original : Legend), publié initialement en 1984, puis traduit en français en 2000, est le premier et plus célèbre roman de l'auteur britannique de fantasy David Gemmell. Il le propulsa comme auteur majeur du genre et présenta le personnage de fiction Druss la légende, qui revient dans des romans ultérieurs.

Gemmell eut l'idée du roman en 1976, date à laquelle on lui suspecta un cancer. Pour s'occuper l'esprit, il se mit à l'écriture d'un livre, qu'il titra Le Siège de Dros Delnoch. La forteresse et ses assaillants, les Nadir, étaient des métaphores de lui-même et de son cancer. Heureusement, il s'avéra qu'il n'avait pas de cancer, mais le livre tomba alors dans l'oubli. Toutefois, en 1980, un ami de David Gemmell lut le manuscrit et le prévint du haut potentiel de l'histoire. Sur ces encouragements, David Gemmell entreprit la réécriture du livre, qui devint connu sous le nom de Légende. Il fut accepté par Century Hutchinson en 1982.

Prélude[modifier | modifier le code]

L'empire Drenai est menacé. Les tribus Nadir ont été pour la première fois unifiées par le seigneur de la guerre Ulric, qui s'est ainsi forgé un énorme empire dans le Nord. Le chef Drenai, Abalayn, essaye de négocier de nouveaux traités avec Ulric, mais la guerre se prépare et, déjà, 500 000 guerriers Nadir marchent vers la forteresse de Dros Delnoch, porte d'entrée vers le cœur de l'empire Drenai.

Dros Delnoch est la plus grande forteresse au monde, un passage étroit entre les montagnes, protégé de six murs et d'une imposante citadelle. Mais sous le règne d'Abalayn, les défenseurs de la forteresse ont été réduit à moins de 10 000 hommes, sous le commandement d'un général, Orrin, neveu d'Abalayn, plus nommé pour ses liens de parenté que pour ses réelles aptitudes militaires.

Le sort des Drenai est lié à la défense de la Dros Delnoch. Si la forteresse peut bloquer les hordes Nadir pendant trois mois, les Drenai pourront reprendre l'avantage : le général Magnus l'Entailleur aura alors eut le temps de rassembler et entrainer une armée. Malheureusement, en les circonstances, personne ne croit vraiment que Delnoch peut tenir.

Le roman suit alors les aventures de deux hommes qui accomplissent leur destinée à Dros Delnoch. Regnak, d'abord, était un officier de l'armée, mais la guerre contre les Sathulis s'amplifia, et la peur pour sa vie et la crainte de voir ses nerfs lâcher le fit démissionner et devenir un vagabond. Ce que Rek (son surnom) ignorait, c'est qu'il était un Berserk, une sorte de berserker. Par ses voyages, il rencontra Virae, la fille du comte de Delnoch, et en tomba amoureux. Cet amour lui donna le courage de la rejoindre à Delnoch, où leur mort était quasi certaine.

L'autre homme est le plus grand héros qui soit parmi les Drenai, Druss, maintenant âgé de 60 ans et terrifié à l'idée de devenir sénile et faible. Il se rend à Delnoch pour combattre son plus vieil ennemi : la mort.

Regnak et Druss seront rejoints à Delnoch par la Légion (le dernier régiment d'élite des Drenai), les Trente (des prêtres guerriers avec d'étranges pouvoirs), un groupe d'archers hors-la-loi commandé par l'énigmatique Flécheur, et une garnison de fermiers ignorant tout de l'art de la guerre.

La guerre[modifier | modifier le code]

L'auteur relate alors l'entrainement de la garnison et la bataille de Delnoch. Druss prépare correctement les hommes et ils se battent vaillamment. Au cours de la bataille, les défenseurs se replieront de mur en mur, chacun nommé en fonction de l'état des troupes les défendant.

  1. Eldibar, le mur de l'exultation : on y affronte l'ennemi pour la première fois, et on s'aperçoit qu'il n'est qu'un homme.
  2. Musif, le mur de l'angoisse : si on n'a pas réussi à tenir le premier mur, pourquoi réussirait-on à tenir le second ?
  3. Kania, le mur du nouvel espoir : il est tenu par les survivants des deux premiers et est moins grand à défendre
  4. Sumitos, le mur du désespoir : on est fatigué, on se bat par instinct, mécaniquement
  5. Valteri, le mur de la sérénité : on y admet l'inévitabilité de sa mort, et on se serre les coudes pour faire face à l'ennemi
  6. Geddon, le mur de la mort.

Regnak prouva qu'il était un héros, et fut reconnu comme l'héritier d'un autre héros Drenai, Egel. Il devint ainsi le nouveau Comte de Bronze, titre porté précédemment par Egel. Druss, mortellement touché par une lame empoisonnée, défendit chèrement sa vie au portail du mur 4, pendant que les autres défenseurs se regroupaient, et trouva ainsi une mort glorieuse. Toutefois, les forces Nadir étaient trop importantes et les Drenai furent repoussés puis presque débordés, à seulement quelques jours de l'arrivée de Magnus l'Entailleur et son armée.

Trois facteurs sauvèrent les Drenai :

  • La venue juste à temps des Sathuli. D'habitude féroces adversaires des Drenai, Regnak avait épargné la vie de leur chef Joachim au cours d'un duel, celui-ci vint payer sa dette en aidant les assiégés, leur donnant un dernier jour de répit.
  • L'apparition, ensuite, des fantômes de Druss et des Trente aux portes du mur 6, effrayant temporairement les Nadir.
  • Et finalement, Ulric reçut une lettre lui signalant que son neveu Jehungir s'était rebellé et autoproclamé Khan. Juste quand les Nadir allaient briser le dernier mur de Delnoch, Ulric fut donc obligé de rappeler ses troupes et repartir vers le nord pour combattre son neveu. Les Drenai avaient gagné.

Épilogue[modifier | modifier le code]

L'épilogue nous raconte la victoire d'Ulric contre Jehungir, et sa mort dans une guerre contre Ventria, causant ainsi la fin de l'unité Nadir, et avec elle la fin de la menace sur l'empire Drenai. Regnak s'installa à Delnoch et fonda une famille avec Virae ; Magnus l'Entailleur fut élu pour diriger le conseil Drenai, après la retraite d'Abalayn. Flécheur resta un an à Dros Delnoch et partit en Ventria combattre à nouveau les nadirs. La bataille de Dros Delnoch et le dernier combat de Druss devinrent une Légende.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Source d'inspirations historiques : David Gemmell a toujours revendiqué son goût pour l'histoire et la littérature historique. Les liens entre son œuvre de fantasy et l'histoire sont évidents et récurrents.
  1. Dans Légende, l'auteur s'inspire directement et ouvertement du siège de Fort Alamo, évènement célèbre de l'histoire des États-Unis au XIXe siècle. La citadelle de Dros Delnoch peut être considérée comme une réplique "fantasy" du Fort Alamo. La différence essentielle entre Légende et la vraie histoire d'Alamo, est que la forteresse de Dros Delnoch résiste finalement à l'envahisseur. En effet, ayant étudié l'histoire de Fort Alamo, David Gemmell en conclut que sa perte fut la conséquence de mauvais choix et d'une accumulation d'inepties[1]. Ce qu'il souhaitait alors retranscrire dans Légende c'est « L'esprit d'Alamo - où ce qu'il aurait dû être »[1].
  2. Bien que l'auteur ne l'ait jamais évoqué dans ses interviews, il apparaît également fort probable que le personnage d'Ulric soit une synthèse des personnages historiques de Attila et de Gengis Khan. Pour appuyer cette hypothèse, nous pouvons rappeler qu'Ulric est considéré comme l'unificateur des tribus Nadirs, tout comme Gengis Khan qui dut unir les tribus mongoles. De même, Ulric mit fin à son attaque de Dros Delnoch à la suite d'une querelle interne : cela rappelle très clairement le recul d'Attila en Italie en l'an 452 à la suite d'une épidémie au sein de son armée et surtout à une attaque sur le front est de son empire.
  • Le personnage de Regnak, est basé sur la personnalité de l'auteur[2].
  • Le personnage de Druss est basé sur le beau-père de l'auteur[3]
  • Le personnage de Virae est inspirée de la première femme de l'auteur : Val Gemmell[3].

Référence[modifier | modifier le code]