Légalisme

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Le légalisme désigne, au sens large, le souci de respecter la loi. Il est parfois utilisé dans un sens plus appuyé afin de désigner ceux qui prônent l'obéissance à la loi et au droit en vigueur quel qu'il soit, c'est-à-dire hors de toute considération morale et politique. Il s'oppose en ce sens à toute justification d'une désobéissance civile qui s'appuie sur le caractère injuste de la loi pour légitimer son non-respect. Un certain courant du positivisme juridique a pu ainsi être accusé de légalisme, bien que la plupart des auteurs se revendiquant comme positivistes rejettent cette accusation et distinguent leur posture méthodologique de toute considération politico-morale quant à la légitimité de la loi.

En un autre sens, le légalisme peut désigner la doctrine qui impose le respect littéral des textes de loi au détriment de son esprit.

Religion[modifier | modifier le code]

Plusieurs religions ont adopté des systèmes de lois souvent complexes, qui ont été taxés de légalistes par leurs dissidents ou leurs adversaires. La loi juive ou halakha contient 613 commandements systématisés par l'école de Yabneh. Le Talmud expose une grande quantité d'études de cas qui constitue un corpus de jurisprudence. Dans le Nouveau Testament, les rédacteurs des évangiles présentent un Jésus qui dénonce le légalisme des pharisiens. Jésus ne prétend pas abolir la loi juive mais à l'accomplir, la parfaire, avec le commandement de l'amour. Au début de la Réforme protestante, Martin Luther a critiqué l'Église catholique en la présentant comme une institution légaliste, pharisienne, dogmatique, anti-biblique et antichrétienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]