Léa Pool

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Léa Pool (née le 8 septembre 1950 à Genève) est une réalisatrice, scénariste, monteuse et productrice québécoise d'origine suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son arrivée au Québec (1975-1983)[modifier | modifier le code]

Léa Pool est née en Suisse. Elle émigre au Québec en 1975.

En 1978, elle obtient un baccalauréat spécialisé en communications à l'Université du Québec à Montréal. Depuis, elle a réalisé de nombreux documentaires, films de court et long métrage, ainsi que des émissions de télévision.

Depuis le début de sa carrière, Léa Pool poursuit une démarche cinématographique originale En 1978, elle coréalise et monte Laurent Lamerre, portier puis elle scénarise, réalise et produit Strass Café, un moyen métrage en 16mm, primé dans quatre festivals, dont celui de Sceaux en France en 1981.

De 1980 à 1983, elle réalise pour Radio-Québec (aujourd'hui Télé-Québec) 10 émissions de la série Planète sur les minorités culturelles puis, l'année suivante, Éva en transit, émission sur la chanteuse française Éva.

De 1978 à 1983, elle donne des cours sur le cinéma et la vidéo à l'Université du Québec à Montréal.

Débuts en longs métrages (1984-1993)[modifier | modifier le code]

En 1984, elle scénarise et réalise son premier long métrage de fiction, La Femme de l'hôtel, qui est accueilli avec enthousiasme par la critique et le public. Puis, elle scénarise et réalise Anne Trister en 1986, dernier volet du triptyque sur la difficile quête de l'identité féminine, un film invité à une quinzaine de festivals internationaux.

À corps perdu en 1988, l'adaptation du roman Kurwenal de Yves Navarre, vient confirmer la place importante qu'occupe Léa Pool dans la cinématographie québécoise et canadienne. Il reçoit le Premier prix de la revue Première au Festival de francophonie de Namur et le Prix de l'excellence de l'Atlantic film Festival de Halifax. En 1990, Léa Pool tourne son premier long métrage documentaire, Hotel Chronicles, dans le cadre de la série « Parler d'Amérique » de l'Office national du film. En 1991, elle réalise son quatrième long métrage de fiction, La demoiselle sauvage, coscénarisé avec Michel Langlois et Laurent Gagliardi, d'après la nouvelle de Corinna Bille.

En 1992, elle signe Rispondetemi, un segment du film Montréal vu par... un collectif regroupant les cinéastes Patricia Rozema, Denys Arcand, Michel Brault, Atom Egoyan et Jacques Leduc. En 1992-1993, elle scénarise et réalise son cinquième long métrage de fiction Mouvements du désir, qui est mis en nomination dans huit catégories au Génie Award dont les catégories de la meilleure réalisation et la meilleure scénarisation et qui est présenté au Sundance film Festival au Utah.

Renommée internationale (1994-...)[modifier | modifier le code]

En octobre 1994, le Festival de Blois (France) présente une rétrospective de son œuvre cinématographique et le ministère de la Culture de France lui décerne le titre de chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres de France.

En 1994-1995, elle réalise deux documentaires d’une heure pour la télévision dans le cadre d'une série de six émissions bilingues intitulée Femmes : Une histoire inédite, portant sur l'émancipation des femmes. En 1996, elle réalise un court métrage intitulé Lettre à ma fille, pour le Musée de la civilisation (Québec). En 1997-1998, elle coscénarise et réalise un documentaire sur la vie et l’œuvre d’une des plus grandes auteures canadiennes, Gabrielle Roy.

En 1998-1999, elle scénarise, en collaboration avec Nancy Huston et réalise son sixième long métrage intitulé Emporte-moi. Ce long métrage de fiction est sélectionné pour l’ouverture des Rendez-vous du cinéma québécois et remporte le Prix Spécial du Jury œcuménique en compétition officielle au 49e Festival International de Berlin.

Depuis 1989, elle reçoit plusieurs hommages à travers le monde. La qualité de son travail est soulignée en Suisse, en France, au Japon (à Tokyo), en Belgique, en Suède, en Italie, au Canada (à Toronto) et aux États-Unis, à Denver, Berkeley, Princeton, Chicago, Boston, New York (au musée d'Art Moderne) et à Seattle, entre autres.

En 1993, elle reçoit le Prix d'excellence Emergence de l'Université du Québec à Montréal.

En 2000, elle réalise le long métrage Lost and Delirious, mettant en vedette Piper Perabo, Jessica Paré, Mischa Barton et Graham Greene, une coproduction Québec-Ontario, écrit par Judith Thompson et basé sur le roman The Wives of Bath de Susan Swan.

En 2002, elle réalise le long métrage The Blue Butterfly, mettant en vedette William Hurt et Pascale Bussières, une coproduction Québec-Angleterre, écrit par Peter McCormack et basé sur la vie de Georges Brossard.

En 2004-2005, elle anime pour l’Union des artistes des ateliers d’interprétation devant la caméra et de 2004 à 2006 elle enseigne la mise en scène au cinéma à l’UQAM.

En 2006, elle reçoit trois prix pour l'ensemble de son œuvre. D'abord le Prix Reconnaissance de l'université du Québec à Montréal, puis le Prix des Femmes de mérite de la Fondation Y des femmes et enfin le prix Albert-Tessier, soit la plus haute distinction décernée chaque année par le gouvernement du Québec en reconnaissance de son talent exceptionnel et de son apport remarquable dans le domaine cinématographique.

En 2007, elle scénarise et réalise un des documentaires de la série Hidden Lives produit par la CBC (Canadian Broadcasting Company) visant à faire découvrir la vie insoupçonnée d’individus de son quartier. Elle réalise également le long métrage de fiction Maman est chez le coiffeur, scénarisé par Isabelle Hébert. En 2008-2009, elle réalise La Dernière Fugue, adapté du roman Une belle mort(2005) de Gil Courtemanche, une coproduction Québec/Luxembourg.

Tout au long de sa carrière, elle a participé en tant que membre du jury aux festivals internationaux de Chicago, Locarno (Suisse) et Taormina (Italie).

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme Réalisatrice[modifier | modifier le code]

comme Scénariste[modifier | modifier le code]

comme Monteuse[modifier | modifier le code]

comme Productrice[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix L.-E.-Ouimet-Molson en 1984 pour La Femme de l'hôtel.
  • Meilleur film canadien pour "La Femme de l'hôtel".
  • Prix Oecuménique, Festival de Berlin pour "Anne Trister"
  • Prix Jutra du film s'étant le plus illustré hors Québec en 2000 pour Emporte-moi.
  • Prix Jutra du film s'étant le plus illustré hors Québec en 2002 pour Lost and Delirious.
  • Prix Jutra du film s'étant le plus illustré hors Québec en 2008 pour "Maman est chez le coiffeur"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]