Kwal

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Kwal

Nom de naissance Vincent Loiseau
Naissance 1978
Activité principale Chanteur
Années actives 1994 à aujourd'hui
Labels Naïve Records

Kwal est le nom de scène de Vincent Loiseau, artiste musicien, né à Angers (France) en 1978.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vincent Loiseau a suivi au cours de son enfance des études de solfège, puis de violon, au conservatoire à rayonnement régional d'Angers.

Auteur de textes depuis 15 ans. Passionné par la langue française, il explore différents aspects de la création artistique.

Voyageur, son inspiration est le monde, qu’il parcourt inlassablement (Mali, Palestine, Algérie, Maroc, Égypte, Québec, Cuba, Tunisie, Turquie, Inde, Japon, Australie…), y récoltant carnets de voyages et anecdotes.

Musicien, chanteur, auteur-compositeur, Kwal a fait son entrée sur la scène musicale en 2002 et réalise quatre albums en français, deux albums en bambara et un en arabe classique, des créations acoustiques avec des musiciens d’ici et d’ailleurs, plus de 300 concerts en France (Les Francofolies, Les vieilles charrues, Printemps de Bourges, Bataclan, La Maroquinerie…) et à l’international. Il produit d’autres artistes, comme Guerebou Kounkan ou Lassy King Massassy, musiciens maliens. Entre slam, scène rap dite « du monde » et chanson parlée, il est en connexion avec des artistes du monde entier et partage souvent la scène avec des artistes africains, brésiliens ou palestiniens.

Comédien, Kwal élargi son registre au travail au travers de bon nombre d’histoires traditionnelles et contemporaines, dans différents spectacles, où il incarne des personnages. Il crée son premier spectacle théâtral « Chroniques de Là où j’habite » en 2010 : de pétillantes histoires de voisinage mêlées à des souvenirs intimes, qu’il conte, slame et chante, seul en scène. En 2014, il porte sa seconde création « Chroniques des Bouts du monde », galerie de personnages pour présenter une série de problématiques liées à la mondialisation.

Co-auteur du spectacle « P.P. les petits cailloux », de la conteuse Annabelle Sergent-Cie LOBA, nominé aux Molières 2011.

Auteur d’un album jeunesse « le Grand Dédé et sa petite auto » paru aux éditions Sarbacane, illustré par Christophe Merlin.

Durant ces dix dernières années, Kwal a eu l’occasion de travailler sur de nombreux projets d’action culturelle (ateliers autour de l’écriture, de la musique) avec des publics variés et de créer des projets insolites, comme des visites guidées-décalées aux musées des Beaux-arts d’Angers et Nantes.

Kwal a mené des projets de coopération internationale avec le Mali (vingtaine de voyages, accompagnement d’un projet musical avec des enfants des rues de Bamako, lancement du projet Cinémaquis) et la Palestine (trois séjours, ateliers d’écriture)[1].

Musique[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

En 2002, sous son nom de scène Kwal, il signe Règlements de contes, un album solo autour du thème de l'enfance : détournant les contes de fées et autres histoires pour enfants, il dénonce tous les travers de nos sociétés d'adultes. Dans la continuité de Carc[H]arias, il crée des sonorités ethniques, trip hop et indus et quelques drum'n'bass ou toasts ragga, avec la présence de sitars, de tablas indiens et de chants kabyles, avec quelques participations discrètes (joueur de sitar et tablas indien, chant kabyle, section rythmique de L.T.No).

Le deuxième album de Kwal Mogo Ya est autour du thème de la confrontation des cultures, avec la collaboration d'artistes étrangers rencontrés au fil de ses voyages (Festival au désert au Mali, Jaipur en Inde), il sort au début de l'année 2005. « Mogo Ya » (l’âme humaine) réussit la prouesse de réunir 12 langues et 28 musiciens de l'Inde à l'Andalousie.

Son troisième album Là où j'habite est l'occasion de confirmer la révolution amorcée par Kwal dans Mogo Ya. Les morceaux varient en effet entre le funk, la chanson, des tonalités africaines (Mali) ou orientales. Mais la grande nouveauté se situe au niveau du chant. Alors que depuis le début de sa carrière avec Carc[H]arias, Vincent Loiseau ne s'était jamais servi de sa "vraie" voix, et la modifiait toujours, il ose enfin sur cet album se servir de son timbre de voix. Comme il le dit lui-même, "j'ai mis 20 ans à accepter ma voix telle qu'elle est". Du coup, le style de chant est entièrement rénové par rapport aux albums précédents, moins axé sur le flow hip-hop, et beaucoup plus parlé ; certains morceaux s'approchent même du slam.

Les arrangements, œuvre de son complice Nicolas Houssin, sont épurés, ce qui fait que "Là où j'habite" est quasiment acoustique. Au niveau des instruments, les cordes occupent une place importante (guitares, violons, violoncelles...). On retrouve aussi une variété impressionnante de percussions (tablas, derbuka, djembé...), ainsi que des instruments traditionnels de diverses régions du monde. Les machines ne sont présentes que sur quelques morceaux, ce qui rend compte du trajet parcouru depuis "Règlement de contes", son premier album.

La nouveauté est qu'il aborde davantage les thèmes de son quotidien, presque absents de ses productions précédentes. Le morceau éponyme « Là où j'habite », qui ouvre l'album, en est le symbole : avec ce texte, il raconte son quartier, ses voisins, ce qui ne l'empêche pas de dénoncer en filigrane la politique migratoire française. Et, à l'instar de cette chanson, l'écriture n'abandonne pas le terrain de l'engagement et aborde les thèmes de l'immigration, l'intégration, l'oppression palestinienne, ou encore le devoir d'engagement des artistes en général. Le morceau « Tapage nocturne » résume la profession de foi de Kwal : « Créer c'est résister ». De plus, il n'hésite pas à s'aventurer du côté de l'humour (ce qui était loin d'être le cas dans ces albums précédents), avec des textes comme "Reviens !" ou "Les Pénibles".

Enfin, l'album est encore une fois émaillé de featurings avec d'autres artistes. On retrouve les habitués comme Lassy King Massassy et Guerebou Kounkan, mais aussi de nouvelles rencontres comme le chanteur français Matthieu Bouchet sur le morceau « Les Pénibles ». Finalement, Là où j'habite pourrait être qualifié d'album « de la maturité » : dans un style épuré, qui va droit à l'essentiel, Kwal assume enfin sa voix et un univers dans lequel il invite l'auditeur, lequel accroche du coup très rapidement.

Comme à chaque fois, Kwal a mis au point un concert correspondant à l'atmosphère générale de son dernier album en date. Pour "Là où j'habite", le spectacle se veut à l'image de l'album : convivial, voyageur et épuré. le public est invité à rentrer entièrement dans l'univers de l'artiste et de ses histoires, comme l'annonce "Bienvenue dans mon univers", premier morceau du concert.

Discographie complète[modifier | modifier le code]

En écoute sur http://kwal.bandcamp.com

  • Saisir l'instant, Vincent Loiseau (Naive), 2012
  • Gne ni Gne, Kwal (Autoprod, inédite en France) K7 sortie au Mali, rap en bambara, 2008
  • Là où j'habite, Kwal (Naive), 2007
  • Mogo Ya, Kwal, 2005
  • Adama den ko (Autoprod, inédite en France), Kwal (en collaboration avec des rappeurs maliens), K7 sortie au Mali, 2003
  • Compilation Festival au désert, sortie internationale, septembre 2003
  • Règlements de Contes, Kwal (Autoprod, distrib:Tripsichord/Musique Caméléon), 2002
  • Totuko, Carc[H]arias (Autoprod), 2000
  • Carc(h)arias, Carc(h)arias (Autoprod), 1998

Créations[modifier | modifier le code]

  • Création en cours

Avril & Automne 2014 / 5 musiciens / Coproduction Chabada (Angers) / En partenariat avec l’ARC Scène conventionnée de Rezé / Avec le soutien de la DRAC Pays de la Loire Dossier à télécharger: KWAL en concert 2014 / Plus d’infos sur la page "Musique"

  • Création "Saisir l’instant", spéciale Le Quai

Mars 2011 – Musique / 14 musiciens / Coproduction Le Quai Angers

  • Création "Là où j’habite"

Mai & Septembre 2007 – Musique / 6 musiciens / Coproduction Chabada (Angers), L’Astrolabe (Orléans), Pyrprod (Dijon) / Avec le soutien du CNV, de la Ville d’Angers

  • Création acoustique "Mogo Ya"

Août 2005 – Musique et danse / 15 musiciens et danseurs / Coproduction VIP – Les Escales de St Nazaire / Avec le soutien du Conseil Régional des Pays de la Loire

  • Création "Réglement de contes"

2002 – 8 musiciens et danseurs / Coproduction Le Florida (Agen), Chabada & le Trois-Mâts (Angers)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur, slameur-musicien devenu comédien, Kwal élargit son registre en présentant des contes contemporains, dans une trilogie mêlant théâtre, conte et slam.

Chroniques des Bouts du Monde[modifier | modifier le code]

[création 2014] Cet homme ordinaire à qui il n’était jamais rien arrivé se retrouve là, dans cet endroit étrange et en même temps tellement banal. Extirpé de sa routine, cet antihéros a quitté son confort, son mode de pensée construit de préjugés et de certitudes, il est arraché à son petit monde. Mais il découvre le "grand" monde!, celui où il existe d’autres façons de faire, de penser.

Et pourtant, au-delà des différences culturelles, l’être humain est le même, il est universel. Chaque histoire pourrait aisément être transportée à d’autres bouts du monde. Partir d’un endroit pour aller vers un autre, faire des liens. À l’instar d’un Fellag contant avec humour et tendresse l’Algérie, Kwal raconte le monde avec son regard humaniste. Relever d’étrangers similitudes et par-dessus tout, au-delà des différences, une commune humanité.

Le retour chez soi est inévitable mais l’antihéros a changé. Il n’est pas devenu un héros pour autant, pourtant il est changé: il est enfin libre d’être celui qui veut être.

Le spectacle alterne carnets de voyages (vision intime du monde) et récits de personnages. Une galerie de personnages pour présenter une série de problématiques liées à la mondialisation. Des histoires tour à tout drôles, tragiques, émouvantes, parfois les trois à la fois, le spectacle nourrit une vision complexe du monde, toujours portée par un profond humanisme.

Les personnages des "Chroniques des Bouts du Monde" sont resitués dans le contexte culturel où ils ont grandi (Australie, Moyen-Orient, villages d’Afrique de l’Ouest, France rurale). Ils sont pimentés, sincères, touchants, vrais.

Au travers de quelques personnages, le spectacle traite de thématiques contemporaines et liées entre elles: la mutation du monde, villes et campagnes, et son impact sur les identités: la famille traditionnelle et son évolution dans le monde actuel; les rêves d’Eldorado à travers la tragédie des migrations subsahariennes vers l’Europe; le poids de la mémoire et les rêves d’avenir dans les pays marqués par la guerre ou le génocide; la géopolitique de la faim; les révolutions actuelles.

Avec le soutien du Conseil Régional des Pays de la Loire, du Conseil Général de Maine-et-Loire, de la Ville d’Angers, de la Spedidam[2].

Chroniques de Là où j’habite[modifier | modifier le code]

[création 2010] Premier volet d’une trilogie, les "Chroniques de Là où j’habite", c’est une mosaïque de petites histoires du Grand Quotidien.

Du côté de chez Kwal, on se côtoie, on s’aime mais on se déteste, on cohabite, on se rencontre, on se sépare. Mondialisation, sens de la vie, du cœur, il y a tout ça, dans ces chroniques de voisinage atypiques, contées, slamées, chantées.

Kwal voyage partout dans le monde grâce à la musique. Il croque le monde, il capture des images, des histoires d’ici et d’ailleurs, des émotions universelles. Son amour de la rencontre, des autres, de l’humain sous toutes ses latitudes, le pousse à explorer la voie du conte, de l’histoire. Pour raconter l’Humain. Pour finalement se raconter.

Toutes ces chroniques proches ou lointaines prennent vie dans "Chroniques de Là où j’habite". Un spectacle, où la profondeur et l’humour se croisent en permanence, sans jamais se nuire.[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]